Le nouveau code des forêts et de la faune en débat à l’assemblée nationale: Le député Paulin Akponna défend une loi tournée vers l’avenir des ressources naturelles

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Le Code des forêts et de la faune a franchi une nouvelle étape à l’Assemblée nationale. Lors des débats consacrés à l’examen du projet de loi, le député Paulin Akponna Kingnidé a livré une intervention axée sur les défis environnementaux, les enjeux économiques et la nécessité de doter le Bénin d’un cadre juridique adapté à la gestion durable des ressources forestières et fauniques.

Prenant la parole devant la représentation nationale, l’élu a d’abord salué la présence des membres du gouvernement, en adressant des félicitations au ministre du cadre de vie, du transport et du développement durable pour sa prise de fonctions.

Pour Paulin Akponna Kingnidé, le texte arrive dans un contexte où « le recul du couvert végétal et la menace d’extinction qui pèse sur plusieurs espèces animales » imposent une réponse législative adaptée. Il a rappelé que la déforestation, la pression démographique, la transhumance, la chasse illégale, le braconnage ainsi que les insuffisances du cadre juridique figurent parmi les principales causes de cette situation.

Au cours de son intervention, le député a rendu hommage au président Patrice Talon pour les réformes engagées dans le secteur. Il a également salué la continuité de l’action gouvernementale conduite par le président de la République, Romuald Wadagni, estimant que l’adoption récente de la loi-cadre sur l’environnement s’inscrit dans cette même dynamique.

Le parlementaire a aussi félicité le président de l’Assemblée nationale pour l’organisation des travaux législatifs, ainsi que le président de la Commission du Plan, de l’Équipement et de la Production pour la conduite de l’examen du dossier.

S’attardant sur le contenu du code des forêts et de la faune, Paulin Akponna Kingnidé a mis en avant plusieurs innovations. Il a cité « une vision moderne et intégrée de la conservation », « une gestion fondée sur la science et les données », le renforcement de la lutte contre la criminalité faunique, la mise en place de mécanismes de financement durable du secteur forestier et une implication renforcée des communautés locales.

L’élu a toutefois rappelé qu’il avait émis des réserves lors du séminaire de Grand-Popo consacré à l’avant-projet de loi. Ces observations portaient sur la nécessité d’arrimer le texte à la stratégie nationale de développement économique, notamment autour des six pôles de développement territorial. Il a également évoqué les impératifs liés à la diversification agricole, à l’industrialisation, à la sécurité des parcs et des sites culturels face aux menaces terroristes régionales, ainsi qu’au maintien d’un approvisionnement énergétique fiable.

Après les échanges intervenus en commission, Paulin Akponna Kingnidé a estimé que ses préoccupations avaient été prises en compte. « Mes réserves sont ainsi devenues caduques », a-t-il déclaré, saluant la mise en place d’un cadre de concertation intersectorielle destiné à renforcer la coordination entre les différents acteurs.

En conclusion, le député a lancé un appel à ses collègues parlementaires, « Il ne me reste qu’à nous inviter à voter, à l’unanimité, favorablement pour cette loi. » Une prise de position qui traduit son soutien au code des forêts et de la faune, désormais présenté comme un instrument au service de la gestion durable des ressources naturelles et du développement du Bénin.
Lisez le verbatim de son intervention

 

INTERVENTION DU DÉPUTÉ PAULIN AKPONNA KINGNIDÉ

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Je vous remercie de m’avoir donné la parole et je salue la présence parmi nous des Ministres du Gouvernement particulièrement le Ministre du Cadre de vie, du Transport et du Développement durable lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions.

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La loi soumise à notre étude ce jour en vue de son adoption s’intitule : « Loi portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin »

Il ne serait pas superflu de rappeler ici les défis relatifs à la gestion des forêts et de la faune que sont le recul du couvert végétal et la menace d’extinction qui pèse sur plusieurs espèces animales.

Ces défis, qui nous interpellent tous, ont pour causes : la déforestation, la démographie et la transhumance puis la chasse illégale et le braconnage ainsi que l’absence d’un cadre juridique et institutionnel adéquat.

C’est justement sur ce dernier point que je voudrais m’arrêter pour reconnaître ici publiquement le mérite de l’homme de vision, de méthode et de rigueur qui a révélé au monde entier que « le Bénin a véritablement et définitivement trouvé son chemin », je voudrais nommer très respectueusement le Président Patrice Athanase Guillaume TALON. Aussi voudrais-je reconnaître au Président de la République, Son Excellence Monsieur Romuald WADAGNI, la cohérence de son action gouvernementale, résolument inscrite dans la continuité, et dont la loi cadre sur l’environnement votée hier à l’unanimité, après de longs et riches débats, constitue une parfaite illustration.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, c’est aussi pour moi le lieu de saluer votre génie pour avoir fait passé la loi sur l’environnement avant celle-ci et féliciter le Président de la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production pour sa rigueur.

Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
Ces défis appellent des réponses courageuses, innovantes et durables. C’est pourquoi le Gouvernement, à travers cette loi, propose une série d’innovations pour une gestion plus efficace de nos forêts et de notre faune.
Je retiens entre autres innovations :
1. une vision moderne et intégrée de la conservation ;
2. ⁠une gestion fondée sur la science et les données ;
3. ⁠une lutte renforcée contre la criminalité faunique ;
4. la proposition des mécanismes de financement durable du secteur forestier ;
5. une meilleure implication des communautés locales.

Cependant, j’ai exprimé des réserves lors du séminaire de Grand-Popo sur l’avant Projet de loi. Elles visent essentiellement l’arrimage de ladite loi avec la stratégie de développement économique du pays, qui s’articule autour de six pôles de développement territorial, nouvel organe dans la structuration de la gouvernance du pays dont il conviendra désormais d’intégrer.

En effet, la problématique de la gestion des forêts et de la faune est aujourd’hui un enjeu majeur de développement durable. Elle consiste à concilier la préservation des ressources naturelles avec les besoins économiques et sociaux des populations par la prise en compte des autres défis liés à la compétitivité de l’économie nationale que sont :
1. la poursuite de la politique de diversification agricole afin de continuer par accroître la production nationale et réduire la dépendance vis-à-vis des importations ;
2. la poursuite de la politique d’industrialisation afin de continuer par augmenter la valeur ajoutée des exportations ;
3. ⁠l’amélioration de la sécurité de nos Parcs d’attractions, de nos sites culturels et historiques, face aux menaces terroristes régionales, afin de réduire le risque pays et de promouvoir davantage l’écotourisme ;
4. ⁠le maintien d’un bon mix énergétique pour garantir un approvisionnement fiable et continu de l’énergie.

À l’issue du séminaire ainsi que des travaux de Commission qui s’en sont suivis, j’ai pu noter que le Gouvernement propose par ailleurs une gouvernance plus participative basée sur la mise en place d’un cadre de concertation intersectorielle, ce qui augure d’une parfaite synergie d’actions entre l’ensemble des parties prenantes de l’économie nationale. Mes réserves sont ainsi devenues caduques.

Monsieur le Président, chers collègues Députés à l’Assemblée Nationale, il ne me reste qu’à nous inviter à voter, à l’unanimité, favorablement pour cette loi.

 

Je vous remercie !!!

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