Procès de l’affaire Dangnivo à Cotonou: 30 ans de réclusion requis contre Codjo Alofa et 5 ans de prison ferme contre Donatien Amoussou
Le dossier Pierre Urbain Dangnivo connaît un nouveau tournant judiciaire. À l’issue de ses réquisitions présentées ce mercredi 15 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance (Tpi) de première classe de Cotonou, le ministère public a sollicité une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Codjo Alofa, principal accusé dans cette affaire.

Seize ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, le procès devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou franchit une nouvelle étape. Selon les éléments exposés par le parquet, les faits reprochés à Codjo Alofa devraient être requalifiés en complicité de meurtre avec coauteurs. Le ministère public a également requis une amende de 150 millions de francs CFA à son encontre. Au-delà de la peine privative de liberté, le parquet a demandé que les restes de Pierre Urbain Dangnivo soient remis à sa famille afin qu’elle puisse lui offrir une sépulture. Le ministère public s’est aussi prononcé sur le cas du second prévenu, Donatien Amoussou, pour lequel il a requis cinq ans d’emprisonnement ferme après une requalification des faits en escroquerie.
Ces réquisitions ont lieu après plusieurs semaines d’audiences consacrées à l’examen des différents éléments du dossier. Témoignages, confrontations et débats autour des pièces de la procédure ont rythmé les échanges devant la juridiction.
Retour sur les faits
Disparu le 17 août 2010, Pierre Urbain Dangnivo, alors cadre au ministère de l’économie et des finances, est devenu une figure centrale d’un dossier judiciaire qui a marqué l’opinion publique béninoise. Les nombreuses années d’enquête et les interrogations autour des circonstances de sa disparition ont fait de cette affaire l’une des plus suivies du pays.
Les réquisitions du ministère public ne préjugent pas de la décision finale. Il revient désormais au tribunal d’examiner les arguments des différentes parties avant de se prononcer sur le fond de l’affaire. À suivre…