La Douane béninoise resserre l’étau autour des filières de trafic de produits illicites. En l’espace de deux jours, les services de lutte contre la fraude ont procédé à la saisie de 19.860 paquets de cigarettes dans les départements de l’Ouémé et de la Donga, ainsi que de plusieurs colis de produits pharmaceutiques.
La première opération a été menée le 5 août 2026 à Danvidokpo, dans l’Ouémé. Exploitant un renseignement, les éléments du Service régional de lutte contre la fraude Ouémé-Plateau (SRLCF-OP), sous la direction de l’Inspecteur de première classe Maurice Chaudieu AMOUSSOU, ont intercepté un camion-benne suspect.
La fouille du véhicule a permis de mettre la main sur 36 cartons de cigarettes, correspondant à 1.780 cartouches, soit 17.800 paquets. Les agents ont également découvert quatre colis de produits pharmaceutiques, pour un poids total de 496 kilogrammes.
Le camion et l’ensemble de son chargement ont été saisis. Les procédures prévues par la réglementation douanière ont été engagées.
Une deuxième saisie dans la Donga

Le lendemain, 6 août, une autre opération menée par le Service régional de lutte contre la fraude Atacora-Donga a permis de saisir 2.060 paquets de cigarettes.
Avec ces deux prises, le volume total atteint 19 860 paquets en seulement 48 heures. Une séquence qui témoigne du rôle du renseignement dans la détection des circuits de fraude et le ciblage des moyens de transport suspects.
Au-delà des chiffres, ces saisies mettent en évidence la pression exercée sur les circuits clandestins d’approvisionnement. Les produits pharmaceutiques interceptés ajoutent également une dimension sanitaire à ces opérations, dans un contexte où le trafic de marchandises prohibées constitue un enjeu à la fois économique, sécuritaire et de santé publique.
Après plusieurs saisies enregistrées récemment dans l’Alibori, l’Atacora et le Mono, les opérations menées dans l’Ouémé et la Donga montrent que les services douaniers maintiennent leur vigilance sur plusieurs axes du territoire national.
La lutte contre la fraude se poursuit donc sur le terrain, avec le renseignement comme l’un des principaux outils de ciblage des filières clandestines.




































