Recomposition politique au Sénégal: Bassirou Diomaye Faye rompt avec le PASTEF et lance son propre parti, les « Patriotes Républicains »

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Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement créé, le 25 juillet 2026 à Dakar, sa propre formation politique baptisée « Les Patriotes Républicains », mettant ainsi un terme à plusieurs mois de tensions avec son ancien allié, Ousmane Sonko, leader du PASTEF. Cette initiative marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise et redessine les rapports de force au sommet de l’État.

Élu en mars 2024 sous la bannière du PASTEF – Les Patriotes, un parti fondé en janvier 2014 par Ousmane Sonko et plusieurs jeunes cadres sénégalais, Bassirou Diomaye Faye avait incarné, avec son mentor, l’alternance politique et la promesse d’une gouvernance de rupture. Toutefois, les divergences apparues ces derniers mois sur les orientations politiques, la conduite des réformes et la gestion de l’État ont progressivement fragilisé ce tandem qui avait suscité un immense espoir au Sénégal.

Le lancement des Patriotes Républicains consacre ainsi une séparation devenue inévitable. Dans les jours ayant précédé cette création, plusieurs responsables nationaux et régionaux du PASTEF, ainsi que des figures issues d’autres formations politiques, ont quitté leurs rangs pour rallier le camp présidentiel, témoignant d’une recomposition accélérée du paysage politique sénégalais.

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Sur le plan politique, cette nouvelle formation offre au chef de l’État une base partisane qui lui était jusque-là propre. Jusqu’à présent, le président gouvernait sans disposer de son propre appareil politique, tandis que le PASTEF demeurait sous l’autorité d’Ousmane Sonko. Désormais, Bassirou Diomaye Faye entend construire une majorité fidèle à sa vision et préparer les prochaines échéances électorales, notamment les élections locales de 2027 et, en perspective, la présidentielle de 2029.

Cette rupture ouvre une nouvelle phase d’incertitude pour le Sénégal. Si les deux hommes avaient bâti ensemble une victoire historique, leur affrontement politique pourrait désormais structurer la vie publique sénégalaise dans les années à venir. Au-delà des rivalités personnelles, c’est la capacité du pouvoir à préserver sa stabilité et à poursuivre les réformes économiques, institutionnelles et sociales qui sera désormais scrutée avec attention, dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et une dette publique élevée.

Joseph Sossou

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