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Concours national féminin d’art oratoire « Elles parlent » dans le Mono: le Réseau Wanignon fait de l’éloquence un levier d’émancipation féminine

Ce samedi 29 août 2026, la salle de conférence de la préfecture de Lokossa a vibré au rythme des mots et des convictions. La phase départementale de la 3ᵉ édition du concours national féminin d’art oratoire « Elles parlent » a consacré trois lauréates, des catégories poussins, minimes et juniors, confirmant la montée en puissance d’une dynamique citoyenne unique : celle du réseau Wanignon, qui, avec le soutien résolu du préfet Dêdêgnon Bienvenu Milohin, transforme l’éloquence en outil d’autonomisation et de cohésion sociale.

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Né de la volonté d’acteurs de la société civile béninoise, le réseau Wanignon, initiative citoyenne, œuvre pour la promotion du leadership féminin par la formation, le mentorat et la prise de parole en public. Avec le concours national féminin d’art oratoire « Elles parlent », il offre aux jeunes filles du Mono, meilleures aux examens du Cep, BEPC et Bac 2026, un cadre d’expression inédit, où les sujets sociétaux les plus brûlants: droits des femmes, accès à l’éducation, justice sociale, sont abordés avec une maturité qui force l’admiration.

Devant un public conquis, les candidates, âgées de 8 à 17 ans, ont plaidé avec une aisance déconcertante des causes souvent tues. Une performance qui doit beaucoup au travail de préparation mené par les équipes du réseau, alliant ateliers d’écriture, techniques oratoires et répétitions rigoureuses.

Au terme des joutes verbales, Céline Moussiliou (poussins), Miracle Kakaminamou Alexane Acolotché (minimes) et Ayaba Tanièlle Vidédannon (juniors) ont été sacrées championnes départementales de chaque catégorie. Mais pour le réseau Wanignon, chaque participante repart gagnante : « Toutes ont vaincu leur peur, toutes ont porté une voix qui compte », a souligné Lyne Tohouénou, superviseure du concours dans le Mono.

Un partenariat institutionnel exemplaire

Le succès retentissant de cette phase départementale doit beaucoup à l’implication personnelle du préfet Dêdêgnon Bienvenu Milohin. En ouvrant les portes de la préfecture et en suivant de près la préparation des jeunes filles, il a offert à l’initiative citoyenne du réseau Wanignon un cadre et une légitimité institutionnels rares.

Pour le préfet, ce soutien n’est pas un geste symbolique : « Le Mono doit être un terreau d’excellence et d’égalité des chances. En accompagnant ces filles, nous investissons dans les leaders de demain. » Une vision partagée par les familles, à l’image de Sandrine Gnanvi Fanou, porte-parole des parents, qui évoque une « métamorphose » visible : « Nos filles osent désormais prendre la parole en public, défendre des idées, porter des causes. C’est une fierté et un espoir pour toute la communauté. » Lyne Tohouénou, superviseure du concours, résume l’esprit de la démarche : « L’objectif n’est pas seulement de désigner des gagnantes, mais de former des citoyennes éclairées, capables de participer au débat public et de défendre leurs droits. »

Cap sur la phase nationale

Les trois lauréates représenteront désormais le département du Mono lors de la finale nationale. Accompagnées par le réseau Wanignon et soutenues par les autorités locales, elles comptent bien faire résonner leur voix avec la même force et la même détermination.

En attendant, Lokossa conserve l’écho de ces paroles vibrantes, témoignages d’une jeunesse féminine qui, grâce à une alliance entre société civile et État, s’affirme comme un acteur incontournable de la construction d’une société plus juste et plus équitable.

Aristide Agbonagban

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