Kelsea Tafirenyika, belle-fille du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, doit comparaître ce mardi 1er septembre devant la justice. Interpellée une première fois pour des soupçons liés au trafic de produits stupéfiants, elle fait désormais face à des accusations de blanchiment d’argent portant précisément sur des véhicules et des biens immobiliers.

L’affaire mêlant la famille présidentielle zimbabwéenne et la justice connaît un nouveau développement. Kelsea Tafirenyika, âgée de 22 ans et seconde épouse de Collins Mnangagwa, doit être présentée devant la justice ce mardi à Harare. La jeune femme avait été arrêtée au début du mois d’août dans sa résidence de Greystone Park, un quartier huppé de la capitale. Selon les éléments rapportés par la police, elle aurait été retrouvée en possession de plusieurs produits soumis à un contrôle strict. Près de 200 ampoules de péthidine et de morphine auraient été découvertes dans sa chambre. Cinq joints de cannabis ont également été saisis dans son véhicule. Ces éléments ont conduit à son interpellation pour des soupçons de trafic de drogue.
Malgré les inquiétudes exprimées par les autorités concernant un éventuel risque de fuite, Kelsea Tafirenyika avait obtenu une libération sous caution. Elle a toutefois été arrêtée de nouveau, cette fois dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent. Les investigations portent sur plusieurs véhicules de luxe et un important patrimoine immobilier réparti entre le Zimbabwe, Dubaï et l’Afrique du Sud. La jeune femme affirme que ces biens lui ont été offerts par son mari, Collins Mnangagwa. La police zimbabwéenne travaille par ailleurs avec Interpol afin de tenter de localiser et de saisir certains biens situés à l’étranger.
L’affaire s’est étendue à plusieurs membres de l’entourage familial de Kelsea Tafirenyika. Sa mère, sa sœur et un autre proche ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le Zimbabwe. Les autorités indiquent qu’ils détenaient alors 53 000 dollars en espèces. Depuis sa détention, la belle-fille du chef de l’État a adressé une lettre à Emmerson Mnangagwa et à son épouse pour demander pardon. Cette affaire intervient alors que le président zimbabwéen affiche publiquement une position ferme contre le trafic de drogue. Lors d’un récent congrès de la Zanu-PF, Emmerson Mnangagwa avait notamment défendu une politique de « tolérance zéro » face à ce phénomène. Les audiences à venir devraient permettre de préciser les charges retenues contre Kelsea Tafirenyika et les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.
























































