C’est dans une atmosphère empreinte à la fois de solennité et de ferveur républicaine que s’est déroulée, ce vendredi 4 septembre 2026, la cérémonie de passation de charges entre les secrétaires généraux entajt et sortant du département du Mono. Un rendez-vous incontournable de la vie administrative locale, marqué par le départ d’un cadre ayant œuvré sans relâche pour la chose publique et l’arrivée d’un nouveau gestionnaire déterminé à s’inscrire dans la continuité des réformes engagées.

Devant une assemblée dense et mobilisée, le préfet du département, Dêdêgnon Bienvenu Milohin, a d’emblée salué la forte participation des acteurs locaux, gage selon lui de l’attachement de tous aux destinées du Mono. Dans un discours sobre mais incisif, il a planté le décor de cette transition : « Les défis à relever pour le Mono sont très stratégiques. Monsieur le Secrétaire général entrant, le préfet et moi-même serons toujours à vos côtés. »
Mais au-delà de l’accueil réservé au nouveau venu, le préfet a tenu à dresser le portrait d’un département qui ne se contente plus de subir l’histoire, mais qui l’écrit. « Ici, dans le Mono, nous conjuguons le verbe servir dans chacune de nos actions, a-t-il martelé. La collégialité, la fraternité et la solidarité sont des valeurs partagées. Elles nous ont valu la confiance et se traduisent par la rigueur et la recherche constante de l’excellence. »
Un message clair adressé au nouveau secrétaire général : le Mono est un département « actif, porteur de nombreux projets de développement », où « la main-d’œuvre est capitale » et où « nous n’avons pas droit à l’erreur ». Le préfet a conclu sur une note d’exigence collective, rappelant que « sans image, sans résultats, nous ne pourrions répondre à ce qui nous réunit ici ».
C’est avec une émotion visible et une voix parfois chargée de gratitude que Sègla Arnaud Agon, secrétaire général sortant, a pris la parole. Arrivé à la tête de la préfecture en septembre 2016, il a retracé une décennie de services marquée par l’apprentissage, les réformes et une collaboration étroite avec les autorités préfectorales successives.
« Cette aventure a été l’une des plus belles de ma carrière professionnelle », a-t-il confié, avant de rendre un hommage particulier au préfet Milohin, qu’il qualifie de « maître stratégique dans la gestion politico-administrative ». Il a salué le leadership managérial de ce dernier, qui a su, par « une machine parfaitement huilée », impulser une dynamique nouvelle dans les six communes du département, faisant du Mono « une référence nationale en matière de gouvernance locale ».
Mais le cœur de son intervention est tourné vers ses collaborateurs dont le professionnalisme et le « sens élevé de responsabilité » ont été les piliers de son action. « Vos multiples sacrifices et surtout votre sens du devoir m’ont apporté la joie de vivre en famille professionnelle avec vous », a-t-il lancé, visiblement ému. « Je reste ouvert à accompagner vos premiers pas. Je serai toujours disponible. », a promis Agon à son successeur..
Les collaborateurs : une reconnaissance unanime et un engagement renouvelé
Porte-parole du personnel, Carine Hounsi a traduit la reconnaissance de toute une équipe envers le secrétaire général sortant. « Votre disponibilité, votre rigueur et votre sens de l’écoute ont été profondément appréciés. Au-delà de vos responsabilités, vous avez su entretenir avec nous d’excellentes relations humaines et professionnelles », a-t-elle déclaré, avant de lui souhaiter « pleine réussite et beaucoup de succès » dans ses nouvelles fonctions.
À l’adresse du nouveau secrétaire général entrant, elle a promis des « collaborateurs engagés et disponibles », tout en formulant le vœu que son impulsion « favorise un climat de dialogue et de respect mutuel ». Une promesse de loyauté professionnelle doublée d’un rappel de l’adage qui résonne comme un leitmotiv dans les couloirs de la préfecture : « Les hommes passent, mais l’administration demeure. »
Herman Raphaël Azanmasso-Pierre, le nouveau secrétaire général de la préfecture de Lokossa, a abordé son discours avec une « profonde émotion » et un « grand sens de responsabilité ». « Ma fonction première est de servir. Servir l’État, servir la République et surtout servir les citoyens avec tout le professionnalisme, le respect et l’équité », a-t-il martelé, posant d’emblée le ton d’une gouvernance fondée sur la probité et la proximité.
Dans une tirade qui a captivé l’assistance, il a détaillé ses engagements : promouvoir la « discipline, la ponctualité, la rigueur, la neutralité et le respect de la hiérarchie », mais aussi placer « la collaboration au cœur de son action ». « Je viens parmi vous avec la ferme volonté de travailler avec vous et non simplement de décider pour vous », a-t-il insisté, tout en prévenant : « L’esprit d’équipe ne saurait être confondu avec le relâchement. La convivialité administrative doit aller de pair avec l’exigence professionnelle. »
Il a conclu par un vibrant appel à l’unité : « derrière chaque dossier administratif se trouve souvent une personne, une famille, une entreprise ou une communauté qui attend de l’État une réponse juste et diligente. » Une promesse d’humanité et d’efficacité qui, associée à l’héritage laissé par son prédécesseur, dessine les contours d’une nouvelle ère pour le Mono.
Aristide Agbonagban




















































