Le Sultanat de Dosso a adopté, mercredi 30 septembre 2026, un nouveau barème pour les dépenses liées au mariage. La dot est désormais plafonnée selon le statut de la future épouse et son lieu de résidence, tandis que plusieurs pratiques coutumières jugées coûteuses sont supprimées.
À Dosso-ville, la dot d’une femme jamais mariée est fixée à 500 000 FCFA. Le montant descend à 350 000 FCFA dans les villages relevant du Sultanat. Pour une femme divorcée sans enfant, le plafond est établi à 200 000 FCFA, contre 150 000 FCFA lorsqu’elle a des enfants. Ces deux derniers montants s’appliquent en ville comme dans les villages. Le dispositif concerne aussi l’Al’ada, qui regroupe les contributions et obligations coutumières liées au mariage. Leur montant est désormais limité à 20 000 FCFA, avec une calebasse de cola prévue dans le nouveau barème. Plusieurs pratiques sont par ailleurs interdites. Il s’agit notamment des uniformes multiples, des rôties accompagnant la mariée, de certains frais de taxi et de carburant, de la valise destinée au marié ainsi que du folklore « Patin Kawyawa ».

La nouvelle grille a été arrêtée après trois cycles de concertation avec les chefs de secteurs et de quartiers, les leaders religieux et les notables. Le suivi de son application doit être assuré par les autorités locales, surtout dans les quartiers et les villages. Des sanctions sont prévues contre les personnes qui ne respecteraient pas les nouvelles dispositions. À travers ce nouveau cadre, le Sultanat de Dosso entend encadrer les dépenses liées aux cérémonies et limiter les charges imposées aux familles. La réforme maintient le principe de la dot et les pratiques traditionnelles, tout en fixant des limites aux dépenses qui les accompagnent.
























































