L’affaire du féticheur Hounnon Dosso, très suivi sur les réseaux sociaux, et originaire de Toviklin prend une tournure judiciaire à Lokossa. Le jeune féticheur Sossou Marcel, connu sous ce nom, a été conduit au commissariat de Toviklin après une dispute avec un client béninois vivant en Côte d’Ivoire qui lui réclamait le remboursement de 400.000 FCFA, montant versé pour la réalisation d’un fétiche.
Les faits remontent au 10 août 2026. TRAORÉ Issiaka Benoît, féticheur résidant à Abidjan, aurait sollicité les services de Hounnon Dosso pour la réalisation d’un fétiche censé, selon ses déclarations, favoriser la réalisation de certains souhaits. Les deux hommes auraient convenu d’un montant de 400.000 FCFA, intégralement payé.
Quelques jours plus tard, le fétiche aurait été remis au demandeur. De retour en Côte d’Ivoire, celui-ci affirme avoir constaté que l’objet ne produisait pas les effets attendus. Il contacte alors Hounnon Dosso, qui lui demande de ramener le fétiche au Bénin.
400.000 FCFA réclamés, le fétiche absent
Le mardi 29 Septembre 2026, TRAORÉ Issiaka se présente au domicile du féticheur. Mais il arrive sans le fameux objet. Il réclame néanmoins la restitution des 400.000 FCFA.
La discussion tourne à la dispute. Le ton monte, et l’affaire quitte finalement le terrain des pratiques traditionnelles pour celui de la police. Hounnon Dosso est conduit au commissariat de Toviklin pour être entendu.

Interrogé sur les faits, le mis en cause reconnaît avoir réalisé le fétiche demandé, en présence du plaignant, puis le lui avoir remis dans le délai convenu. Il conteste donc toute mauvaise exécution de sa prestation et affirme être victime d’une machination.
Le féticheur demande notamment que l’objet lui soit restitué afin qu’il puisse vérifier les griefs formulés contre lui. Une demande qui ajoute une petite complication à une affaire où le fameux fétiche est désormais… absent des débats.
Du litige commercial à la procédure pénale
L’affaire a franchi une nouvelle étape ce jeudi 1er octobre 2026, avec la présentation des deux parties au procureur de la République près le tribunal de première instance de Lokossa.
Après audition, le plaignant a, à son tour, été placé en garde à vue. Selon les éléments recueillis par le pool judiciaire du département enquête et investigation du groupe de presse le Potentiel, il lui est reproché des faits d’escroquerie à l’égard de ses propres clients. Quant à Hounnon Dosso, il est visé pour complicité d’escroquerie.Les deux parties doivent retourner devant le procureur lundi prochain.
A ce stade, les responsabilités de chacun restent à établir par la justice. Entre les 400.000 FCFA réclamés, un fétiche que le plaignant n’a pas ramené et des accusations qui se croisent désormais devant le parquet, cette affaire rappelle qu’au commissariat, même les histoires de fétiches finissent parfois par prendre une tournure très terre-à-terre.
























































