Colette Sénami Agossou Houeto n’est plus. Née le 6 mars 1939 à Porto-Novo, l’ancienne ministre des enseignements maternel et primaire est décédée le 29 septembre 2026, à l’âge de 87 ans. Son parcours a été marqué d’abord par l’éducation. Après une carrière d’enseignante, elle prend la direction de l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (Infre), qu’elle dirige de 1977 à 1981. Elle poursuit ensuite son parcours dans le domaine du développement et de l’éducation, plus précisément à la Banque africaine de développement ( Bad) puis à l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance).

De l’éducation à la vie publique

Son engagement la conduit également sur le terrain politique. Proche du Parti du Renouveau Démocratique (Prd), elle participe à la vie publique béninoise et accède aux fonctions gouvernementales en 2006. Elle est alors nommée ministre des enseignements primaire et secondaire dans le premier gouvernement de Boni Yayi. À Porto-Novo, elle poursuit son engagement local en devenant première adjointe au maire de la ville, fonction qu’elle occupe de 2008 à 2015, selon les éléments biographiques communiqués.
Colette Sénami Agossou Houeto était aussi connue pour son engagement intellectuel et littéraire. Poétesse et défenseure des droits des femmes, elle publie L’Aube sur les cactus en 1981 et bien d’autres après. Ses écrits abordent entre autres la libération du colonialisme et la condition des femmes. Son parcours lui vaut d’être faite commandeur de l’Ordre national du Bénin en octobre 2014. Avec sa disparition, le Bénin perd une personnalité dont le parcours aura traversé plusieurs décennies de son histoire éducative, administrative, politique et intellectuelle.
Laura LEKE
























































