La pénurie d’essence gagne Niamey, la capitale nigérienne, où de longues files d’attente se sont formées devant les stations-service le dimanche 18 octobre 2026. Certaines stations limiteraient la distribution à 10 litres par personne. Cette situation s’explique par une production locale insuffisante et la baisse des importations informelles de carburant en provenance du Nigeria.

Le Niger produit du pétrole, mais sa capacité de raffinage reste inférieure aux besoins du pays. Selon l’ancien directeur général de la Société nigérienne du pétrole (Sonidep), la raffinerie de Zinder, la seule en activité, fournit environ 1,6 million de litres de carburant par jour, contre une consommation nationale estimée à 3 millions de litres. Le marché était auparavant complété par de l’essence introduite clandestinement depuis le Nigeria. Mais la suppression des subventions nigérianes sur les carburants a rendu cette source d’approvisionnement trop coûteuse.
Pour répondre à la demande, la Sonidep doit désormais recourir aux importations. Cette solution soulève la question d’une éventuelle hausse des prix à la pompe. Le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, a toutefois écarté cette possibilité il y a une dizaine de jours, estimant qu’une augmentation aggraverait le coût de la vie.
Laura LEKE






























































