Côte d’Ivoire : 12 personnes inculpées après la mort d’un gendarme lors des violences électorales de 2025
Près d’un an après la mort du sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina, douze personnes ont été inculpées et placées en détention provisoire en Côte d’Ivoire. Poursuivis pour meurtre, actes de terrorisme et participation à un mouvement insurrectionnel, les suspects sont désormais devant la chambre antiterroriste du tribunal d’Abidjan.
Selon le procureur Oumar Braman Koné, les douze mis en cause ont reconnu leur implication dans l’attaque. Le tireur présumé aurait également avoué avoir ouvert le feu sur les gendarmes. Les suspects sont poursuivis pour meurtre, actes de terrorisme et participation à un mouvement insurrectionnel. Le dossier relève désormais de la chambre antiterroriste du tribunal d’Abidjan. Les faits remontent au 20 octobre 2025. Ce jour-là, le sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina a été tué par des hommes armés alors qu’il effectuait une patrouille sur l’axe Grand Yapo-Agboville, dans le sud de la Côte d’Ivoire. Sa mort est intervenue dans un contexte de fortes tensions liées à la présidentielle d’octobre 2025. L’enquête judiciaire engagée après cette attaque a conduit à l’identification et à l’inculpation des douze suspects, selon les éléments communiqués par le procureur.
La procédure devra désormais permettre à la justice d’examiner les responsabilités individuelles et les circonstances précises de cette attaque.

Cette affaire s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par les contestations autour de la réélection d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat présidentiel. Les violences liées au scrutin d’octobre 2025 ont fait onze morts, selon le bilan officiel. Depuis cette période, plusieurs responsables de l’opposition font également l’objet de poursuites judiciaires, notamment des membres du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), la formation politique de l’ancien président Laurent Gbagbo.
Le PPA-CI dénonce des mesures qu’il considère comme antidémocratiques. De leur côté, les autorités ivoiriennes affirment que les procédures judiciaires sont indépendantes de l’appartenance politique des personnes concernées.
Médard Clobechi
































































