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Escroquerie présumée autour d’une nomination ministérielle : Gilbert Dakè Kpotokan II comparaît ce jour devant la CRIET

Déposé en prison après sa présentation au parquet spécial, le président de la FOPA comparaît dans une affaire portant sur plusieurs dizaines de millions de FCFA.

L’affaire de la présumée escroquerie liée à une promesse de nomination ministérielle connaît un nouveau développement judiciaire. Gilbert Dakè Abiakou Djokess Kpotokan II, président de la Fondation Œcuménique pour la Paix en Afrique (FOPA), est attendu ce jeudi 29 octobre 2026 à une audience publique devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il a été placé en détention après sa comparution devant le parquet spécial de cette juridiction.

Au cœur du dossier, une plainte faisant état de plusieurs dizaines de millions de FCFA qui auraient été remis à plusieurs personnes en échange d’une promesse de nomination à un poste de responsabilité dans l’administration publique, notamment au gouvernement.

Une promesse de poste ministériel au cœur du dossier

Selon les informations recueillies par le Département enquêtes et investigations (DEI) du Groupe de presse Le Potentiel, l’affaire remonte à plusieurs semaines. La victime présumée aurait versé d’importantes sommes d’argent à la suite d’engagements qui lui auraient été présentés comme susceptibles de favoriser sa nomination à un poste ministériel.

David Zoutougou, agent de l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP), aurait joué un rôle d’intermédiaire entre la victime et Gilbert Dakè Djokess Kpotokan II. Il aurait notamment mis en avant ses relations présumées avec des personnalités politiques pour convaincre son interlocuteur du sérieux de la démarche.

Mais la nomination annoncée ne se serait jamais concrétisée, malgré les assurances qui auraient été renouvelées au fil des évolutions politiques intervenues en 2026.

Des dizaines de millions de FCFA en jeu

Face à l’absence de résultat, la victime présumée aurait entrepris des démarches pour récupérer les fonds versés. Après plusieurs tentatives infructueuses, une plainte aurait été déposée entre fin juillet et début août 2026, conduisant à l’ouverture d’une enquête de la Brigade économique et financière (BEF).

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Le mardi 1er septembre 2026, les enquêteurs ont interpellé David Zoutougou dans son bureau à l’ANIP, avant de procéder à l’arrestation de Gilbert Dakè Djokess Kpotokan II à Sikècodji, à Cotonou.

À l’issue des investigations et de leur présentation au parquet spécial de la CRIET, Gilbert Dakè Kpotokan II a été déposé en prison. Sa comparution annoncée ce jeudi 29 octobre devant cette juridiction constitue une nouvelle étape dans le traitement judiciaire de cette affaire.

La CRIET appelée à examiner le dossier

L’audience publique devra permettre de connaître les faits retenus dans la procédure et les explications des personnes mises en cause. Les circonstances des remises de fonds, la nature des engagements évoqués et le rôle présumé de chaque protagoniste figurent parmi les questions susceptibles d’être examinées.

D’autres personnes seraient également recherchées dans le cadre de cette affaire, selon les informations recueillies par le DEI.

Président de la Fondation Œcuménique pour la Paix en Afrique, Gilbert Dakè Djokess Kpotokan II est une personnalité connue du milieu associatif. Son implication présumée dans ce dossier donne une résonance particulière à la procédure.

La comparution de ce jeudi devrait permettre d’en savoir davantage sur les suites judiciaires de cette affaire portant sur plusieurs dizaines de millions de FCFA.

Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence. Leur culpabilité ne peut être établie que par une décision de justice.

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