Le président russe, Vladimir Poutine a assuré que les recrutements irréguliers de ressortissants ghanéens par l’armée russe, ainsi que les engagements volontaires ne seraient plus admis. Cette déclaration a été faite le 30 octobre 2026, lors d’une rencontre avec son homologue ghanéen, John Dramani Mahama à Moscou en marge du troisième sommet Russie-Afrique. La question du recrutement de Ghanéens pour combattre en Ukraine figurait parmi les dossiers abordés par les deux dirigeants.

Au cours de cet échange, le gouvernement ghanéen a présenté six engagements prioritaires visant à renforcer la coopération bilatérale entre Accra et Moscou. Ces engagements concernent notamment les secteurs de l’énergie, de la défense, de l’agriculture et de l’enseignement supérieur. Le recrutement de citoyens ghanéens dans les rangs de l’armée russe a également été évoqué. En réalité, les inquiétudes deviennent croissantes par rapport à la participation de ressortissants africains à la guerre en Ukraine.
Le phénomène du recrutement de combattants africains pour le compte de la Russie suscite une préoccupation grandissante sur le continent. Plusieurs pays, dont le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et la Gambie, ont alerté sur des pratiques présumées consistant à attirer de jeunes Africains en Russie. Ceci sous de fausses promesses d’emploi, de postes dans le secteur de la sécurité ou d’opportunités d’études. Selon les informations rapportées, certains candidats seraient ensuite engagés dans des opérations militaires liées au conflit en Ukraine, sans avoir initialement mesuré les risques auxquels ils s’exposaient.
Des estimations font état d’environ 1 500 combattants africains impliqués dans la guerre en Ukraine. Ils seraient originaires du Kenya, de l’Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana et de la Tanzanie.
Médard Clobechi





































































