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Eau, électricité et internet : les réformes engagées sous le régime Talon passées au crible à l’occasion d’un Afterwork

Pour la 3e fois en deux semaines, le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a organisé hier lundi 18 novembre 2024, un Afterwork sur les réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon depuis bientôt 10 ans, pour un bon climat des affaires au Bénin. Cette fois, les échanges ont permis de faire un zoom sur les réformes à la Société Béninoise d’Energie Électrique (SBEE), a la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) et la Société Béninoise des Infrastructures Numériques (SBIN).

« Les réformes relatives aux services d’utilité publique : eau – électricité et internet ». C’est autour de ce thème que la Cellule Technique d’Appui à l’Amélioration du Climat des Affaires du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a organisé hier lundi 18 novembre 2024, un Afterwork à Novotel Orisha de Cotonou.
En effet, pour améliorer le climat des affaires, le gouvernement a pris en 2018, un décret portant création des groupes de travail technique dont celui « Utilité du service public » qui regroupe l’électricité, l’eau et l’internet.
Et comme l’indique si bien le thème, le 3e numéro de ce Afterwork a été consacré aux réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon pour l’amélioration de la qualité des services offerts par la Société Béninoise d’Energie Électrique (SBEE), la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) et la Société Béninoise des Infrastructures Numériques (SBIN). Et ceci à travers deux panels enrichissants.
On peut essentiellement retenir qu’à la SBEE et à la SONEB représentées à cette soirée respectivement par Achille Kpomalegni et Stéphane Akpémiakou, de nombreux efforts ont été déployés par le régime en place non seulement pour la dématérialisation de la demande de devis mais aussi la gratuité de raccordement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), des Petites et Moyennes Industries (PMI).
Pour ce qui est de l’internet, des efforts considérables sont aussi faits par le gouvernement et ils sont bien visibles. À en croire Kely Boviar, Directeur des Réseaux de la SBIN, la société accompagne l’Etat dans le développement d’activités au niveau des infrastructures. « Dans cette dynamique d’accélération, il faut noter que entre 2022 et 2023, la capacité du réseau national de fibre optique dépassait une capacité de 80 bytes/ seconde à presque 300 gigabytes/seconde », a-t-il fait savoir.

Mise en place d’un DATA Center National

Selon ses explications de Kely Boviar, aujourd’hui, la SBIN couvre plus de 3000 kilomètres de fibre optique sur l’ensemble du territoire béninois. L’ambition est de rendre accessible la connectivité des localités partout au Bénin. « De plus en plus, on se rend compte que l’accessibilité des données est quelque chose d’important. Dans ce sens, la SBIN a mis en place avec l’Etat béninois un DATA Center National bâti sur une superficie de 3, 5 hectares », révèle Kely Boviar.

Après les interventions des panélistes, les participants à ce Afterwork ont eu l’occasion de poser leurs préoccupations et des questions de compréhension.
Aux dires de Ilyass Sina, coordonnateur de la Cellule Technique d’Appui à l’Amélioration du Climat des Affaires du Ministère de l’Économie et des Finances, le Ministre d’Etat Romuald Wadagni a voulu dédier au6 secteur privé, cette période qui coïncide avec le moment où les structures gouvernementales passent devant la représentation nationale pour présenter le budget général de l’Etat gestion 2025. « Le Ministre a voulu qu’on mette le curseur sur ces 3 ressources histoire d’attirer votre attention sur ce que l’État fait dans ces 3 secteurs. Il compte sur le secteur privé pour le financement du budget général de l’État 2026. Pour cela son rôle est de veiller à ce que le business prospère au Bénin, que les entreprises se portent mieux et fassent beaucoup de chiffres », a-t-il poursuivi.

L.T.

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Actualité Politique

Visite de Travail des Douanes Chinoises au Bénin : Signature d’un accord historique et nouvelles opportunités pour les opérateurs économiques

Du 22 au 25 octobre 2024, une délégation des douanes chinoises effectue une visite de travail au Bénin. Cet événement clé marque la concrétisation des discussions entamées lors de la visite d’une délégation béninoise en Chine en novembre 2023, visant à établir une reconnaissance mutuelle entre les deux administrations douanières. Ce partenariat renforcera non seulement les relations bilatérales, mais aussi la coopération économique et commerciale entre les deux nations.

Le moment fort de cette visite sera l’occasion de la signature de l’Accord de Reconnaissance Mutuelle (ARM) des programmes d’Opérateurs Économiques Agréés (OEA) entre les douanes béninoises et chinoises. Le Bénin devient ainsi le premier pays d’Afrique de l’Ouest et le quatrième du continent à conclure un tel accord avec la Chine, après l’Afrique du Sud et l’Ouganda. En même temps , cet accord ouvre la voie à une coopération renforcée dans le domaine douanier et à un environnement commercial sécurisé entre les deux pays.

Aimé Yvan Karegive, Directeur Général Adjoint des Douanes béninoises, a souligné l’importance de cet accord pour le Bénin. Il a déclaré que « Cet accord international constitue une reconnaissance de notre programme d’Opérateur Économique Agréé. Il offre des opportunités précieuses à nos opérateurs économiques, notamment dans leurs relations avec la Chine. »

Le programme OEA, déployé au Bénin depuis mai 2019, est un outil moderne reconnu par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD). Hermann Takou, Directeur de Cabinet du ministère de l’Économie et des Finances, a précisé que cet accord vise à fluidifier les transactions des opérateurs économiques béninois en créant un environnement de confiance et de transparence. Ce partenariat s’inscrit dans un contexte de relations économiques en constante intensification entre la Chine et le Bénin. En témoigne ses propos quand il affirme : « L’accord de reconnaissance mutuelle entre nos administrations douanières permettra un commerce plus fluide, transparent et sécurisé pour les entreprises béninoises, particulièrement celles engagées dans les échanges avec la Chine. »

Après la signature de cet accord, de nombreuses opportunités s’ouvrent aux entreprises béninoises, notamment celles actives dans l’exportation. Les sociétés opérant dans la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé sont encouragées à adhérer au programme OEA afin de profiter des avantages d’un environnement commercial sécurisé et des facilités offertes par ce partenariat stratégique avec la Chine.

La délégation chinoise a également visité cette zone économique et industrielle. Le séjour se poursuit et prendra fin le vendredi 25 octobre 2024.

Kevin da SILVA

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Actualité Finances

Ministère de l’Économie et des Finances : Lancement officiel des travaux de relecture de la Loi organique sur les Lois des Finances (LOLF)

Le Ministère de l’Économie et des Finances a officiellement lancé, le jeudi 3 octobre 2024, les travaux de relecture de la Loi Organique relative aux Lois des Finances (LOLF) de 2013. La cérémonie, tenue au Palais des Congrès de Cotonou, a réunis divers acteurs et hauts responsables du système financier béninois.

Dix ans après son adoption, la LOLF de 2013 fait face à des défis liés à l’évolution des contextes régionaux et internationaux, ainsi qu’à certaines difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des réformes. Cette relecture vise à consolider les acquis, à dresser un bilan critique des innovations suggérées et à ajuster les actions en cours. Le secrétaire général du ministère, Alban Bienvenu Bassan, a souligné que cet exercice permettra de mieux orienter la gestion budgétaire et comptable du pays en vue de renforcer la performance des finances publiques. L’objectif principal est de réaliser un bilan à mi-parcours de la LOLF 2013 et de proposer des pistes d’amélioration. Cette révision prendra en compte une série d’activités, telles que l’auto-évaluation, l’organisation d’un colloque scientifique, ainsi que la participation de divers acteurs clés. Ces étapes permettent de préparer une nouvelle version de la LOLF qui répondra mieux aux exigences contemporaines, aussi bien au niveau national qu’international.

Secrétaire Général du MEF

Rodrigue Tchaou, Directeur général du budget, et Nicaise Méde, professeur expert en finances publiques, ont salué cette initiative. Selon eux, l’ajustement de la LOLF est indispensable pour faire face aux contraintes économiques actuelles et anticiper les défis futurs. Ils ont rappelé que ce processus de révision n’est pas unique au Bénin, mais s’inscrit dans une dynamique mondiale de modernisation des lois de finances.

Le secrétaire général du ministère des finances a exhorté les participants à s’investir pleinement dans les travaux de relecture afin que la nouvelle LOLF soit prête en 2025. Il a insisté sur l’importance d’une loi organique renforcée pour l’élaboration, l’exécution et le contrôle du budget de l’État, qui demeure un outil fondamental dans la réforme de la gestion des finances publiques.

La LOLF fixe les règles essentielles relatives à l’élaboration et à l’exécution du budget de l’État. Elle encadre également le contrôle des lois de finances. Ce cadre législatif demeure crucial pour la réforme de l’État et la modernisation de la gestion des finances publiques.

Kevin da-SILVA

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Actualité Politique

Ministère de l’Économie et des Finances : Les informaticiens en retraite sur l’Intelligence Artificielle

La retraite 2024 des informaticiens du ministère de l’Économie et des Finances s’est tenue ce jeudi 26 septembre 2024, à la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) à Cotonou. L’événement, qui vise à renforcer la cohésion des équipes (team building) et à améliorer la performance au sein des régies financières, a réuni les représentants de la Douane, du Trésor, des Impôts, et de l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF).

Après avoir abordé des thématiques comme la cybersécurité et l’expérience client lors des éditions précédentes, cette année, l’accent est mis sur l’intelligence artificielle (IA). Le thème retenu, « L’intelligence artificielle au service de l’efficience », reflète l’importance croissante des technologies de pointe dans la gestion publique. Les participants ont ainsi été formés et sensibilisés aux défis et aux opportunités qu’offre l’IA dans le secteur des finances au Bénin, notamment dans l’amélioration des systèmes d’information et l’optimisation des processus.

Lors de l’ouverture, Alain AHOUNOU, directeur des systèmes informatiques du ministère de l’Économie et des Finances, a souligné l’importance de ces rencontres annuelles. Il a déclaré : « Depuis 7 ans, nous organisons cette activité de team building pour échanger entre informaticiens et mesurer les défis quotidiens que nous rencontrons dans notre travail ».

De son côté, NTIHEMUKA Migambi Joel, directeur des systèmes informatiques de la Douane, a rappelé le rôle essentiel des informaticiens dans l’efficience des services publics. Il a précisé : « Nous sommes appelés à être plus efficaces et à apporter des outils pour améliorer quotidiennement le travail. Le ministère a accentué ses efforts sur la sensibilisation. »

La transformation numérique de l’administration publique est une priorité, et l’intelligence artificielle en est un levier clé. Selon Alain AHOUNON, l’IA fait désormais partie intégrante des stratégies du ministère. Il a ajouté : « Nous parlons d’intelligence artificielle chaque jour. En tant qu’informaticiens responsables de la transformation digitale, nous devons nous approprier ce concept pour renforcer la performance de la gestion des finances publiques. »

Plusieurs points ont été discutés concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur l’efficience des systèmes. Parmi les bénéfices attendus, on peut citer :Réduction des erreurs humaines, amélioration de l’expérience utilisateur, optimisation des ressources humaines, renforcement de la cybersécurité, optimisation des infrastructures et des ressources.

D’autres interventions ont enrichi l’agenda de cette retraite, incluant l’adoption des premières sessions du CNFE. À l’issue des échanges, les participants sont repartis conscients de leur rôle dans la modernisation et l’efficience de la gestion des finances publiques grâce aux nouvelles technologies.

Kevin da-SILVA

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Actualité Economie

Journées communales d’assainissement du secteur de la microfinance : Le top de la première édition donné

La première édition des journées d’assainissement du secteur de la microfinance a été lancée ce mardi 18 juin 2024 au palais des congrès de Cotonou. Cette activité sur initiative du ministère de l’Économie et des Finances en partenariat avec l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés, marque un pas significatif vers la protection des populations contre les structures financières illégales.

Le gouvernement béninois réaffirme son engagement à protéger les citoyens des pratiques financières déloyales. Ces journées communales d’assainissement s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale d’inclusion financière. L’objectif principal est de renforcer la sensibilisation des populations sur les défis liés à l’assainissement du secteur de la microfinance. Ces journées offrent une plateforme pour partager les bonnes pratiques, identifier les défis spécifiques à chaque commune et proposer des solutions concrètes.

L’événement est également une démonstration de la collaboration entre les collectivités locales et le ministère des Finances. Cette synergie vise à lutter efficacement contre les structures illégales de collecte et de placement d’argent. La mise en lumière des institutions de microfinance agréées est un des points forts de cette journée.

Durant ces journées, l’accent a été mis sur les efforts gouvernementaux, notamment le programme de micro crédit Alafia, qui a déjà eu un impact significatif sur de nombreuses personnes. Le Directeur général de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés Rafiou Bello a rappelé la nécessité d’éviter des dérives similaires à celles du phénomène ICC service en 2010, soulignant l’importance d’une régulation stricte.

Après le lancement officiel, des descentes successives auront lieu dans six communes du Bénin : Djougou, Glazoué, Dangbo, Lokossa, et Allada. Les manifestations se dérouleront sous forme de mini-foires sur les esplanades des mairies avec des sessions de sensibilisation et d’échange sur les thématiques d’assainissement du secteur de la microfinance.

Outre le Directeur général de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés, ont répondu présent à cette activité , la maire de Kandi Zinatou Saka Osseni Alazi sans oublié madame la représentant du ministre de l’économie et des finances , Alice Affo. Elle a d’ailleurs « exhorter les participants à une microfinance assainie et pérenne ».

Kevin da-SILVA

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