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Diplomatie : Le Bénin et le Portugal ouvrent un nouveau chapitre de coopération

En visite de travail au Bénin, le Ministre d’État et Ministre des Affaires étrangères du Portugal, Paulo Rangel, a été reçu ce vendredi 24 avril 2026 par son homologue Olushegun Adjadi Bakari. Cette rencontre, la première du genre depuis 40 ans, témoigne d’une volonté commune de raviver et renforcer des relations historiques entre les deux peuples.

Les échanges entre les deux personnalités ont permis de faire le point sur la coopération bilatérale entre Cotonou et Lisbonne. Une séance de travail élargie aux délégations des deux pays a ensuite permis d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat, notamment dans les domaines de l’économie, de l’industrie et du tourisme.

Cette rencontre a débouché sur la signature de plusieurs accords structurants, illustrant l’engagement des deux États à consolider leurs liens de coopération. Parmi ces textes figurent un accord d’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques, un accord relatif aux services aériens, ainsi qu’un partenariat entre les agences de promotion des investissements des deux pays.

Lors de leur déclaration conjointe à la presse, le chef de la diplomatie béninoise a salué une visite placée sous le signe de l’amitié et du respect mutuel. Il a rappelé que, sous l’impulsion du Président Patrice Talon, le renforcement des relations avec les pays de l’Union européenne constitue une priorité stratégique, dans laquelle le Portugal occupe une place importante.

Olushegun Adjadi Bakari a également mis en lumière les liens historiques et culturels entre les deux nations, perceptibles à travers certains patronymes ainsi que dans l’architecture de villes comme Ouidah et Porto-Novo. Aussi, a-t-il insisté sur la nécessité de faciliter la mobilité des personnes et d’encourager les investissements portugais, notamment dans les secteurs de la construction, de l’hôtellerie, du tourisme et de l’agro-industrie.

De son côté, Paulo Rangel a souligné la portée symbolique de cette visite, qu’il considère comme le point de départ d’une nouvelle dynamique de coopération. Il a évoqué plusieurs secteurs prioritaires, dont l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et la formation professionnelle.

Le ministre portugais a par ailleurs mis en avant les valeurs communes partagées par les deux pays, telles que le respect du droit international, des droits humains et du multilatéralisme. Il a salué les progrès significatifs réalisés par le Bénin ces dernières années et exprimé la volonté du Portugal d’en faire un partenaire stratégique dans une coopération élargie.

L.T.

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Hadj 2025 : Le quota de 2.300 pèlerins atteint, L’AGLO met en garde contre les fraudes

Le quota officiel de pèlerins béninois pour le Hadj 2025 est désormais atteint, annonce l’Agence pour la Gestion de la Logistique des Officiels (AGLO). Fixé à 2.300 personnes, ce plafond marque la clôture définitive du processus d’inscription pour cette année.

Dans un communiqué publié ce lundi 27 avril 2025, l’AGLO informe qu’aucune nouvelle demande ne sera acceptée et appelle les citoyens à la plus grande vigilance face aux risques d’escroquerie. En effet, certains individus malveillants pourraient tenter d’exploiter la forte demande en proposant, moyennant finance, de prétendus services de facilitation pour le pèlerinage à la Mecque.

L’Agence rappelle que de telles pratiques sont formellement interdites et assure que les autorités compétentes restent pleinement mobilisées pour les déjouer. Elle invite par conséquent les citoyens à se référer exclusivement aux canaux d’information officiels et à signaler toute offre douteuse.

Par ailleurs, l’AGLO encourage toutes les personnes désireuses d’effectuer le Hadj à entamer, dès maintenant, les préparatifs pour l’édition 2026, en se conformant strictement aux procédures établies.

Lire le communiqué officiel

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Assistance humanitaire : L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) signe un accord de siège avec le Gouvernement du Bénin

L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Médecins Sans Frontières (MSF) a signé ce lundi 24 mars 2025 un accord de siège avec le gouvernement du Bénin. Cette signature marque une étape importante dans leur collaboration. Il s’agit de la première signature officielle de ce type depuis l’installation de MSF au Bénin, symbolisant la confiance renouvelée de l’État béninois envers l’organisation qui œuvre depuis plusieurs années pour offrir des soins de qualité aux populations vulnérables du pays.

MSF Bénin : Une présence renforcée pour soutenir les populations vulnérables

Présente au Bénin depuis février 2022, Médecins Sans Frontières a déjà déployé des interventions diverses dans le pays, en particulier dans les départements du Couffo, de l’Atacora et de l’Alibori.

Avec cet accord de siège, MSF dispose désormais d’un cadre juridique et institutionnel clair et solide pour continuer à intervenir efficacement auprès des populations en détresse, notamment en réponse aux crises sanitaires, aux épidémies et aux besoins urgents de soins de santé.

Lors de la cérémonie, Christine Januel, cheffe de mission de MSF au Bénin, a exprimé sa gratitude envers le gouvernement béninois et particulièrement envers le ministre des Affaires Étrangères :«Je tiens à adresser mes sincères remerciements au gouvernement béninois, et notamment au ministre des Affaires Étrangères, pour la confiance placée en notre organisation. Cet accord est un signe fort de l’importance de l’assistance humanitaire et de l’engagement du Bénin pour les populations en détresse», a déclaré Christine Januel.

Christine Januel, cheffe de mission MSF Bénin lors de son allocution

Elle a rajouté que dans les années à venir, MSF va continuer son engagement pour l’accès aux soins de qualité au Bénin : «Nous poursuivrons nos efforts avec la même énergie, en respectant les principes qui nous sont chers : l’humanité, l’indépendance, la neutralité et l’impartialité. Cette signature marque la fin d’un processus, mais elle représente également un nouveau départ pour une collaboration renforcée», a-t-elle ajouté.

Échange des accords entre l’Ambassadeur Secrétaire Général Franck Armel O Afoukou

Les félicitations du gouvernement béninois pour l’impact des actions des organisations internationales

Le gouvernement béninois a exprimé son entière satisfaction concernant l’impact des interventions des organisations internationales au Bénin. Lors de son intervention, l’Ambassadeur et Secrétaire Général du Ministère des Affaires Étrangères, Franck Armel O. Afoukou, a salué la qualité et l’efficacité des actions de l’ONG dans le pays. Il a également souligné que l’accord de siège est le fruit d’un processus d’évaluation approfondi, initié par un comité interministériel.
«Cette cérémonie de signature est le couronnement d’un long processus d’évaluation, et elle témoigne de la confiance réciproque entre l’État béninois et les organisations. Nous vous encourageons à intensifier vos actions sur le terrain pour répondre aux défis actuels et améliorer continuellement les conditions de vie des citoyens béninois, notamment les plus vulnérables», a déclaré Franck Armel O. Afoukou.

La cheffe de mission MSF échange avec l’ambassadeur à la fin de la cérémonie

MSF est une organisation internationale médicale et humanitaire présente dans plus de 70 pays

Médecins Sans Frontières est une organisation médicale internationale humanitaire à but non lucratif. Son objectif principal est de fournir une assistance médicale humanitaire d’urgence aux populations en détresse, sans distinction de race, de religion, de croyance politique ou d’appartenance sociale.

MSF intervient dans des situations de crise, telles que les conflits armés, les catastrophes naturelles, les épidémies, et les crises sanitaires, en apportant des soins médicaux et en répondant aux besoins de santé les plus urgents. L’organisation milite également pour l’accès aux soins médicaux pour les populations vulnérables.

MSF agit selon des principes de neutralité, d’indépendance et d’impartialité, cherchant à offrir des soins médicaux là où ils sont les plus nécessaires, en se basant sur les besoins strictement médicaux. 

Ulrich ZINSOU

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Diplomatie béninoise : Olushegun Bakari échange avec ses homologues des Caraïbes

La diplomatie béninoise se porte bien. La qualité des relations entre le Bénin et les autres États du monde le démontre assez bien.

En témoigne le ballet des ministres des Affaires étrangères de la Caricom (Communauté des Caraïbes) au cabinet du ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Bakari, ce mardi 7 janvier 2025. Les échanges entre le chef de la diplomatie béninoise et ses homologues de la Caricom ont eu lieu en prélude à la première Réunion entre le Bénin et les ministres des Affaires étrangères de la Caricom.

Cette première Réunion se tient ce mercredi 8 janvier 2025 à Cotonou. Olushegun ADJADI BAKARI a reçu en audience ce mardi 7 janvier, Vince HENDERSON (Dominique); Jean-Victor Harvel JEAN-BAPTISTE (Haïti); Frederick Audley MITCHEL (BAHAMAS) et Joseph NDALL (GRENADE). Le Ministre des Affaires étrangères Olushegun Bakari a eu un entretien de 45 mn environ avec chacun de ses homologues.

Il s’agit de faire le point des relations entre le Bénin et chacun de ses quatre (4) pays. Les échanges ont aussi permis aux deux parties d’explorer des perspectives afin de renforcer et de dynamiser davantage leur coopération.

A la suite des quatre Ministres, le Ministre des Affaires étrangères Olushegun Bakari a échangé avec l’Ambassadeur de Suriname et le Haut-Commissaire de la Barbade. Le Bénin est ainsi le centre d’attraction d’un monde enclin au multilatéralisme.

B. K. S

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Renforcement des relations bilatérales : Le ministre des Affaires Étrangères Shegun Bakari échange avec deux émissaires de haut rang de l’Eswatini et Djibouti

Le ministre des affaires étrangères du Bénin Shegun Bakari a reçu à Cotonou ce lundi 9 décembre 2024 deux émissaires de haut rang de l’Eswatini et de Djibouti. Il s’agit de Buthelezi Phila Wiseman, envoyé spécial du Roi d’Eswatini, Mswati III, et Omar Abdi Saïd, représentant du Président de la République de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh.

Porteurs de messages adressés au Président Patrice Talon, les deux (02) diplomates ont reçu par le patron de la diplomatie béninoise dans une ambiance conviviale. Ceci, dans le but de marquer encore mieux la volonté des dirigeants d’Eswatini et de Djibouti de renforcer leurs relations avec le Bénin.Lors de ces entretiens, le Ministre et ses interlocuteurs ont salué l’excellence des liens bilatéraux qui unissent leurs pays respectifs au Bénin. Ils ont également exploré les pistes de coopération dans divers domaines stratégiques, tout en exprimant leur engagement à approfondir ces relations.

Les discussions ont aussi mis en avant l’importance de la coopération au sein des organisations internationales, notamment l’Union africaine (UA) et les Nations unies (ONU). Les parties ont convenu de coordonner leurs positions et de se soutenir mutuellement sur les grandes questions internationales.

Ces échanges diplomatiques montrent tout l’intérêt croissant des partenaires africains pour un dialogue renforcé avec le Bénin, dans un contexte où la solidarité régionale et le partenariat stratégique prennent une place centrale dans la politique étrangère des États africains.

Le Bénin, Djibouti et l’Eswatini réaffirment ainsi leur volonté commune de promouvoir une coopération mutuellement bénéfique et de consolider leur rôle sur la scène internationale.

Ulrich ZINSOU

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Dégradation de la situation sécuritaire au Liban : Le Bénin convie avec insistance ses compatriotes à ne plus se rendre dans ce pays

La dégradation de la situation sécuritaire au Liban inquiète le gouvernement de la République du Bénin. Dans ce cadre, à travers un communiqué ce mardi 8 octobre 2024 a invité avec insistance les béninois à ne plus se rendre dans ce pays et ceux qui y sont à regagner Cotonou sans délai.

Le communiqué signé par le Ministère des Affaires Étrangères a indiqué notamment la procédure à suivre par les personnes qui ne sont pas avec leurs documents pour rentrer avec succès au bercail.

Le communiqué invite aussi tous les béninois vivants à l’extérieur à s’inscrire sur une plateforme afin de faciliter leur séjour respectif.

Lire le communiqué du Ministère des Affaires Étrangères

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Supposée suspension de l’entrée sur le territoire béninois d’expatriés français : C’est un « Fake News » bien monté selon le Ministère des Affaires étrangères béninois

Dans la soirée de ce dimanche 30 juin 2024, des individus mal intentionnés ont publié un document stipulant que le Bénin aurait temporairement suspendu l’entrée sur son territoire aux expatriés français.

En réponse à ce document qui fait le tour des réseaux sociaux, le Ministère des Affaires étrangères du Bénin a estimé qu’il s’agit d’un « Fake News ». Il n’en est rien selon le communiqué reçu par Le Potentiel dans la soirée de ce dimanche.

In Extenso le communiqué

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Conflit entre l’ Iran et l’Israël : Le Bénin réagit et fait des propositions (communiqué)

Le Bénin n’est pas resté silencieux sur le conflit entre l’Iran et l’Israël dans le Proche et Moyen-Orient. À travers le Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement du Bénin a appelé ce lundi 15 avril 2024 toutes les parties à la plus grande retenue afin d’éviter une nouvelle dégradation de la sécurité dans la région.

De même, le pouvoir de Cotonou a réitéré son soutien aux initiatives que l’Organisation des Nations Unies (ONU) mettra en place pour un retour à la paix et à la stabilité dans ces zones.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRESRÉPUBLIQUE DU BÉNIN

COMMUNIQUÉ

La République du Bénin suit, avec préoccupation, l’escalade de la tension et appelle la République Islamique d’Iran et Israël, à la plus grande retenue pour éviter une nouvelle dégradation de la sécurité dans la région. Le Bénin réitère son soutien aux efforts et initiatives qui seront entrepris par l’Organisation des Nations Unies ou tous les autres acteurs internationaux, pour apaiser cette situation préjudiciable à la paix et à la sécurité internationales.

Cotonou, le 15 avril 2024

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Situation sociopolitique au Niger : Shegun Bakari et 02 autres ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO en médiation à Niamey

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) continue de mener les démarches qu’il faut pour trouver une issue favorable vis-à-vis de la situation sociopolitique au Niger. Dans ce cadre, elle a envoyé à Niamey ce jeudi 25 janvier 2024 trois (03) émissaires pour rencontrer les autorités du pays. Il s’agit selon Bip radio des ministres des Affaires étrangères du Bénin, Shegun Adjadi Bakari, celui du Togo, Robert Dussey, et de la Sierra Leone, Timothy Kabba.

À Niamey, au Niger, il sera question notamment de poursuivre les discussions auprès des autorités militaires en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel et la libération du Président déchu Mohamed Bazoum. La médiation, décidée par le dernier sommet des chefs d’État de la CEDEAO, permettra aux ministres de la délégation de rester à Niamey quelques heures pour approfondir les négociations et rencontrer Mohamed Bazoum.

Cette méditation qui a commencé depuis plusieurs mois avec le Togo a déjà permis de libérer le fils et l’épouse de l’ancien président Bazoum. Cette fois-ci, la Sierra Leone et le Bénin sont associés en vue d’atteindre les objectifs liés à un retour à l’ordre constitutionnel et la mise en place d’un calendrier pour la transition. Plus d’informations à venir.

Ulrich ZINSOU

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Location du restaurant du ministère des Affaires étrangères à un particulier : 1000 francs/jour, eau + électricité à la charge de l’État, un scandale

Pour un restau climatisé, ce contrat de bail choque

Préserver les intérêts de l’État en toutes circonstances. C’est le devoir des autorités investies de charges publiques. Hélas, par moment, ces autorités font des choix qui s’éloignent de ce but et créent même des préjudices graves pour l’État. C’est ce qui se passe dans un dossier de contrat de location du restaurant au ministère des Affaires étrangères (Mae) à un particulier.

Un particulier, opérateur économique a sollicité et obtenu l’accord des autorités habilitées pour exploiter le restaurant du Mae en plein cœur de Cotonou. Assurément, emplacement du restaurant et le standing des coûts de prestation renseignent assez bien sur les bénéfices à tirer. Seulement, une partie s’en met plein les poches avec un contrat de location de mille (1000) francs CFA par jours, l’eau et l’électricité étant à la charge de l’État pour un restaurant climatisé et bien situé. Des clauses contractuelles de bail qui sont incompréhensibles tout simplement dans l’opinion qui crie au scandale. En effet, à travers une convention de concession signée depuis 26 août 2019, le restaurant du ministère des Affaires étrangères a été cédé aux établissements «Coges Sarl» représentés par Madame Jacqueline Ablanvi Akpaka.

Le coût de concession porte sur une redevance mensuelle de trente mille (30.000) francs CFA. L’espace mis en concession, faut-il le rappeler, est un patrimoine du ministère des Affaires étrangères (Mae). Le restaurant est construit sur les fonds publics et se situe sur le domaine du Mae. À la date de la signature de la convention, «Coges Sarl», la société concessionnaire a bénéficié d’un espace de restaurant comprenant une salle de restauration intérieure climatisée, une grande terrasse extérieure, une cuisine, un magasin de stockage, un point d’eau, un évier, trois laves mains, deux toilettes et un espace vert. Par ailleurs, l’espace mis en concession est équipé en matériels et mobiliers tels que : congélateurs géants de grande capacité, baguettes en bois local, siège et dossier bourré recouverts de simili cuir, brasseurs à la salle VIP, chaise haute pour le comptoir en bois massif, chaises en acrylique, chaises en bois local de deux places, climatiseur, dishes en cuisine, étagères, collecteur de déchets, régulateurs, etc. Il s’agit déjà en 2019, d’un lourd investissement effectué par le Ministère des Affaires étrangères pour ériger le restaurant destiné au personnel.

C’est sans doute l’attrait de cet espace et la qualité des équipements en matériels et mobiliers qui ont poussé Les établissements Coges sarl à sauter sur l’opportunité en apprenant que le Mae s’apprêtait à mettre en concession l’espace pour des services de restauration. Si le contrat a fixé les droits et obligations opposables à chacune des parties contractantes, d’une façon rigoureuse, il reste quand même une faiblesse qui saute à l’œil. La convention signée par ”Coges sarl” porte préjudice aux intérêts du contribuable public. La faiblesse de la convention se situe au niveau du coût des redevances mensuelles. 30.000 francs CFA, c’est le coût à payer par la concessionnaire du restaurant tout équipé et meublé aux frais du contribuable. Plus choquant, c’est l’État qui prend en charge les coûts d’électricité et d’eau sur l’installation. En clair, la concessionnaire exploite le restaurant, paie 30.000 francs CFA, soit 1000/ jours à la fin du mois, mais ne paye pas les frais d’eau et d’électricité.

Avec ces informations, tout est réuni pour justifier les critiques des acteurs engagés dans la veille citoyenne. Avec ce coût (1000 francs/ jour) et les commodités connexes (prise en charge des frais d’électricité et d’eau par l’État), le restaurant du Mae est pratiquement un don et un cadeau offert à une entreprise avide de profit. Louer un restaurant bien implanté dans une zone institutionnelle au cœur de la ville de Cotonou à trente mille francs CFA par mois est un ”gros péché”. D’ailleurs, dans l’environnement administratif immédiat du Ministère des Affaires étrangères, aucune charge locative d’un restaurant ou d’un centre de commerce n’est plafonnée à 30 mille francs CFA. Qu’il s’agisse des institutions publiques ou des locaux mis en bail par des particuliers, plus aucun local n’est cédé à ce prix. Surtout si l’espace mis en concession est équipé et entièrement meublé comme c’est le cas du restaurant du Mae, il n’est pas possible de pratiquer une redevance mensuelle de trente mille francs CFA.

Et pourtant, c’est bien ce prix qui a été retenu dans le cadre de la convention entre le Mae et les établissements Coges SARL. L’article 15 de la convention prévoit en effet la possibilité d’une révision de la redevance à chaque renouvellement de contrat. À l’heure où nous mettons sous presse, il est difficile de dire si, l’autorité contractante du Mae a fini par enclencher une procédure de révision à la hausse du coût de cession mensuelle du restaurant. Même au fin fond du Bénin, on ne peut s’imaginer que les biens de l’État soient ainsi cédés à vil prix. Que dire alors de Cotonou, ville phare du Bénin. S’il y a une évidence dans ce dossier, c’est la bonne affaire de la concessionnaire du restaurant qui reverse une modique somme de 1000/jr à l’État pour réaliser un chiffre d’affaires lourd dans un restaurant fréquenté par des cadres et personnalités au pouvoir d’achat relevé et où le plat le moins cher est à 2000 francs CFA.

L’État sort perdant dans l’affaire surtout que depuis 2021, le restaurant a fait peau neuve avec le renouvellement des équipements et ustensiles de production sur les crédits du ministère des Affaires étrangères. Il s’agit là d’une raison supplémentaire qui devrait amener l’autorité contractante à réviser à la hausse et à aligner le coût de la redevance mensuelle sur les standards pratiqués dans la zone.

Et même si finalement, cette révision du contrat est avérée, le manque à gagner pour l’État du fait de la légèreté de l’autorité contractante ne peut rester sans suite. Les intérêts du contribuable ont été et sont encore probablement hypothéqués. Une poursuite immédiate devra être enclenchée par les instances habilitées contre les cocontractants qui se sont amusés avec les biens de l’État. Il s’agit d’un acte de justice pour préserver les intérêts supérieurs du peuple béninois. À suivre…

Brivaël Klokpê Sogbovi

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