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Présidentielle 2026 : la CENA distribue l’ensemble des formulaires de parrainage aux 186 élus attendus

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a franchi une étape décisive dans le processus de préparation de l’élection présidentielle du 12 Avril 2026. Ce vendredi 12 septembre, l’institution a procédé à la remise des formulaires de parrainage aux élus, conformément au calendrier électoral.

Tout au long de la journée, députés et maires se sont succédé au siège de la CENA pour retirer les précieux documents. Le maire de Bohicon, Rufino d’Almeida, a été le dernier reçu par les cadres de l’institution, permettant ainsi de boucler la distribution.

Au total, les 186 élus concernés ont effectivement reçu leurs formulaires, marquant ainsi la clôture de cette étape clé du processus électoral. Selon les responsables de la CENA, cette opération s’est déroulée dans le calme, la transparence et le respect strict des dispositions légales.

Avec la remise des formulaires de parrainage, les regards se tournent désormais vers les prochaines étapes, notamment la collecte et le dépôt des signatures, qui conditionnent la validation définitive des candidatures.

La réussite de cette opération témoigne de l’engagement de la CENA à garantir un processus électoral inclusif et conforme aux textes en vigueur.

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Assemblée nationale : la CENA expose aux députés les conditions d’opérationnalisation du parrainage

Le Palais des Gouverneurs a servi de cadre, dans l’après-midi de ce mercredi 20 août 2025, à une séance de travail entre responsables de la CENA et députés. Une rencontre au cours de laquelle Boucary Abou SOULE ADAM, Directeur général des élections, a exposé aux élus de la Nation les conditions d’opérationnalisation du parrainage, d’une part, et la procédure de délivrance du formulaire, d’autre part. Cette séance, qui s’est tenue en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis VLAVONOU, a permis aux députés de poser des préoccupations, lesquelles ont eu droit à des réponses bien précises.

L’honorable David HOUINSA, deuxième secrétaire parlementaire faisant office de modérateur de la séance, a d’abord souhaité remercier les députés pour avoir répondu massivement présent, preuve de l’importance de ladite rencontre. Il a ensuite rappelé que c’est la première fois que cette loi, votée en mars 2024, sera éprouvée et qu’il était nécessaire que la CENA, organe chargé de l’organisation des élections, vienne procéder à cet exercice.

Dans la suite de son développement, le Directeur général des élections a mis l’accent sur les conditions de parrainage, le système de parrainage et la procédure de délivrance du formulaire aux élus. Parlant des conditions de parrainage, il a fait savoir qu’elles sont au nombre de deux (02), cumulatives et obligatoires. Premièrement, il s’agit du seuil minimum de parrainage pour valider la candidature du duo. Ce seuil est fixé à 16 % des élus maires et/ou députés, ce qui correspond à 28 députés et/ou maires. Ensuite, il a évoqué l’ancrage géographique des parrains pour valider la candidature du duo. Cette condition exige 3/5 des 24 circonscriptions électorales (CE) législatives, c’est-à-dire que les 28 parrains doivent provenir d’au moins 15 de ces circonscriptions électorales.

Que comprendre du système de parrainage ?

Le parrainage est l’une des conditions de recevabilité des candidatures depuis l’élection présidentielle de 2021. À cet effet, la loi prescrit à la CENA la mise à disposition de chaque élu concerné d’un formulaire nominatif de parrainage. Ce formulaire est individuel et ne peut être cédé à autrui. Il constitue désormais une pièce obligatoire du dossier de candidature aux fonctions de Président ou de Vice-Président de la République. Chaque dossier de candidature doit comporter au moins 28 formulaires de parrainage lors de l’enregistrement, et les parrains doivent provenir d’au moins 15 circonscriptions électorales sur les 24 circonscriptions législatives.

Quid du dispositif d’enregistrement ?

Une base de données nominatives et personnelles des élus est mise en place à la CENA, ainsi qu’une application assurant l’automatisation de la délivrance du formulaire sécurisé de parrainage pour chaque élu. Ainsi, les données personnelles des élus sont collectées et préchargées dans cette base, et un registre de dépôt des signatures des élus est créé.

Pour ce qui est de la procédure de délivrance du formulaire de parrainage, elle est centrée sur deux (02) étapes cruciales, à savoir : l’accueil et le dépôt de signature de l’élu ; et le repérage et l’impression du formulaire de l’élu.

L’accueil et le dépôt de signature encadrent des points tels que : l’accueil devant le portail de la CENA, la vérification de l’identité de l’élu et le recueil de la signature dans le registre.

Le repérage et l’impression du formulaire encadrent, de leur côté, la prise en charge du parrain par un agent de l’équipe de délivrance des formulaires ; la vérification des données personnelles de l’élu à l’écran de l’ordinateur ; l’intégration des données personnelles dans le formulaire ; la vérification par l’élu de l’exactitude de ses données personnelles et enfin l’impression du formulaire nominatif.

DSICOM/AN

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Politique

Miss mathématiques et physique-chimie 2024 : parrain de l’évènement, Louis Vlavonou salue le mérite des lauréats

L’auditorium de l’Institut de Mathématiques et de Sciences Physiques (IMSP) à Dangbo a servi de cadre hier vendredi 08 novembre 2024, à la cérémonie de remise des prix aux lauréats de l’édition 2024 du Championnat national de Mathématiques et de Sciences physiques (CNMSP) et du concours Miss Mathématiques Physiques-Chimie (Miss-MPC). Cet événement placé sous le parrainage de Louis VLAVONOU, président de l’Assemblée nationale.

Au total 42 lauréats dont 18 candidats pour le championnat et 246 candidates pour le concours Miss ont été primés. Pour le compte du Championnat national de Mathématiques et de Sciences physiques (CNMSP), c’est Ramziath TADIRI du Lycée militaire des jeunes filles Général Mathieu KÉRÉKOU qui est sacrée championne tandis que pour le Concours Miss-MPC, c’est Lucia Houéfa DOSSOU du CEG Brice SINSIN de Calavi qui est sacrée Miss-MPC 2024.
En effet, ces deux compétitions sont organisées chaque année par l’IMSP de Dangbo et se déroulent sur toute l’étendue du territoire national. Elles mettent aux prises les élèves de quatrième et de troisième de nos lycées et collèges. Les trois premiers de la phase nationale du CNMSP et les trois premières de la phase nationale du Concours Miss-MPC deviennent immédiatement des boursiers du Conseil des Activités Educatives du Bénin (CAEB) jusqu’à la fin de leur formation universitaire. Ils reçoivent également de nombreux lots de la part de la Loterie Nationale du Bénin (LNB), de la Fondation Claudine Talon, des éditions Dovoski et Gado.
Après le mot de bienvenue de Carlos OGOUYANDJOU, Directeur de l’ISMP, les mots du représentant du ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle et de Eléonore LADEKAN épouse YAYI, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le président de l’Assemblée nationale a dit aux lauréats sa joie d’être un scientifique comme eux. « Ces deux compétitions scientifiques permettent de détecter et de récompenser les meilleurs talents tout en offrant une plateforme pour mettre en avant leurs compétences et réalisations. Ces étapes cruciales dans le processus de sélection montrent l’engagement sincère de notre pays à soutenir l’excellence académique et à encourager la diversité au niveau des sciences. », a déclaré Louis Vlavonou.
Pour lui, le chemin vers l’éducation scientifique et l’innovation est pavé de défis mais aussi d’opportunités. C’est pourquoi il a conclu en faisant remarquer qu’en investissant dans notre jeunesse et en nourrissant leur curiosité intellectuelle, nous ouvrons la voie à un avenir plus brillant et plus prospère pour la nation béninoise.

Toujours dans son discours, le président Louis VLAVONOU a fait le point des lois votées en faveur des filles et des femmes. « Depuis 2008 que le championnat national crée en 1990, est complété par le concours Miss- MSP, un concours dédié aux jeunes filles en classe de 4ème, beaucoup de choses ont évolué parce que cela participe des efforts qui ont pour objectif d’encourager les filles à s’investir activement dans ces domaines. Et vous avez constaté que l’Assemblée nationale a joué sa partition avec toutes ces lois qui ont été votées en faveur de la fille et de la femme. », a-t-il fait savoir.

Source : Dir-Com/AN

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Transfert des parrainages aux formations politiques : vers une concentration du pouvoir et une transformation du paysage béninois

L’actualité politique nationale est marquée ces derniers jours par des rumeurs sur une possibilité de révision de la constitution béninoise. Une révision dont l’objectif serait de confier désormais les parrainages des députés et maires aux partis politiques. Suivant de près les commentaires des uns et des autres et analysant le fonds de cette vision, il est aisé de conclure que cela va implémenter une nouvelle dynamique dans l’arène politique nationale.

Introduit dans la constitution béninoise révisée en 2019, le parrainage est un nouveau outil, innovant et sérieux qui permet d’identifier les différentes candidatures et de tirer celles qui méritent de prendre part aux rendez-vous électifs. Avec le parrainage des élus locaux, la vie politique est autrement animée avec une diversité de positions et d’idéologie.

Dans ce cadre, le fait de penser de confier désormais ce rôle aux partis politiques permet de mieux contrôler ce qu’il en ait et de centrer le pouvoir au niveau de ces forces. Les conséquences directes, c’est que les petites formations politiques vont disparaître, les candidatures indépendantes limitées et cela évite également aux électeurs d’être souvent face à un dilemme de choix.

Par ailleurs, confier les parrainages aux partis politiques, est une manière de discipliner les hommes politiques, mieux organiser les initiatives et construire les fêtes électorales sur des programmes et des objectifs précis.

Ce qu’il importe de retenir aussi, c’est que ce transfert de parrainage consolide le pouvoir et pourrait être même un nouveau départ dans la réduction de la représentativité des différentes voies au sein de notre société. Cette réforme assurément va permettre de mettre de l’ordre dans le paysage politique béninois et mettre un terme aux aspirations non constructives.

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Culture

Glazoué/Culture : les dignitaires du culte Egoungoun en fête dès ce jour

La commune de Glazoué dans le département des Collines va vibrer au rythme d’un grand évènement culturel et cultuel à partir de ce vendredi 27 janvier 2023. Il s’agit en effet de la fête des hauts dignitaires du culte Egoungoun qui vont se réunir précisément à Agouagon. Plusieurs activités sont inscrites au programme de cette fête placée sous le parrainage du maire de la commune, Gilles Houndolo. Déjà ce 27 janvier, premier jour des festivités, on aura droit à un rituel d’ouverture. Les 28 et 29 janvier, il y aura la sortie des fétiches suivie d’animations diverses et d’une réjouissance populaire. Le clou de l’évènement sera la sortie des ‘’Oro’’.
Nous y reviendrons.

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Prorogation du mandat du président Talon : Topanou cloue le bec à Holo

Victor Topanou n’est du même avis que le professeur Théodore Holo sur la question de la prorogation du mandat de Patrice Talon. Dans une récente tribune l’universitaire a démontré que la position de l’ancien président de la Cour Constitutionnelle n’était appropriée.

Au Bénin, une disposition de la constitution révisée en novembre 2019 permet au président de la République en exercice de rester au pouvoir jusqu’au 23 mai 2021, alors qu’il avait prêté serment le 06 avril 2016 pour cinq ans. Elle donne au président Patrice Talon une rallonge d’environ 50 jours sur son quinquennat.
La question a d’ailleurs fait l’objet d’un recours devant la Cour constitutionnelle. Le requérant demandait aux Sages de déclarer inapplicable cette disposition transitoire qui permet au chef d’Etat sortant de bénéficier d’une rallonge de mandat.

Dans sa décision rendue début janvier, invoquant le principe du respect de la volonté du constituant, la haute juridiction s’est déclarée incompétente. Réagissant à la décision de la Cour, le professeur Théodore Holo a critiqué ce caractère rétroactif de la nouvelle disposition constitutionnelle.
« De mon point de vue en tant que juriste, cette disposition ne peut pas avoir un effet rétroactif par rapport au mandat du Président en exercice et par conséquent la Cour doit le rappeler pour rester dans cette exigence », a soutenu l’ancien président de la Cour constitutionnelle dans une récente interview à DW.

« (…) A bien y voir de près, les arguments utilisés par les uns et par les autres sont plus politiques que techniques », relève pour sa part le professeur Victor Topanou. S’opposant à la position du professeur Théodore Holo, le maître de conférences de science politique estime que la prorogation du mandat de Patrice Talon poursuit des « objectifs essentiellement techniques » et est « régulière et légale ». Ci-dessous l’intégralité de sa tribune.

A propos de la prorogation du mandat présidentiel :
Non, toutes les lois ne sont pas non-rétroactives
Depuis quelques semaines, ce qui apparaît comme le grand débat politico-juridique au Bénin est, sans conteste, celui de la fin du mandat. Pour certains, essentiellement recrutés dans les rangs de l’opposition politique, le mandat en cours doit prendre fin rigoureusement le 6 Avril 2021 à OO heure, date et heure auxquelles le Président, selon eux, deviendrait « illégal et illégitime ». Ce débat qui ne laisse personne indifférent a pris une dimension passionnelle et irrationnelle et suscite un tel engouement et une telle frénésie, faite de violence verbale et d’injures publiques, voire même de menace à la rébellion qu’il ne laisse personne indifférent. Même le Professeur Théodore HOLO, d’ordinaire si discret et très peu bavard, s’y est mis. Mais à bien y voir de près, les arguments utilisés par les uns et par les autres sont plus politiques que techniques : entre le « Parlement monocolore » dénoncé par le Professeur HOLO et l’illégitimité du Parlement à réviser la Constitution dénoncée par d’autres en passant par les appels à la rébellion, à la sédition et autres dénonciations de parjures du Chef de l’Etat qui aurait « violé la Constitution en la modifiant » comme si la Constitution n’avait pas prévu sa propre révision, il y a largement de quoi démontrer que ce débat est, avant toute chose, politique.

Quand on y ajoute que l’on reproche à un Président de la République qui détient tous les leviers du pouvoir de réviser la Constitution pour rester quarante-cinq (45) jours de plus alors même qu’il peut le faire pour s’éterniser au pouvoir à travers une présidence à vie, comme c’est le cas dans la plupart des pays de l’Afrique centrale, en Ouganda ou ailleurs, on comprend bien que c’est plus la dimension politique que technique qui intéresse dans ce débat. Et pourtant, ce débat aurait pu et aurait dû être cantonné dans sa dimension technique ; il y avait assez d’éléments pour cela aussi bien dans les objectifs poursuivis par la réforme (I) que dans la justification de la prorogation de 45 jours du mandat présidentiel en cours (II).

I / Des objectifs essentiellement techniques
L’objectif essentiel poursuivi par la prorogation du mandat présidentiel est la préparation des élections générales de 2026. En effet, la décision d’organiser les élections générales en 2026 posait trois problèmes techniques à savoir l’alignement des mandats, la vacance du pouvoir présidentiel et l’année des premières élections générales. Le problème de l’alignement des mandats a été résolu par l’alignement de tous les mandats sur le mandat présidentiel ; c’est ainsi que le mandat des Députés est passé de quatre ans à cinq ans. Ensuite, le problème de la vacance du pouvoir présidentiel a été résolu par la création du poste de Vice-Président en charge de terminer le mandat en cours en cas de vacance. Enfin, c’est le problème de la date des premières élections générales qui a donné lieu à plus d’hésitation. Certains ont proposé 2020, c’est-à-dire l’occasion donnée par les élections communales et municipales.
Si cette décision avait été prise, elle aurait conduit, d’une part, à réduire le mandat des Députés élus en 2019 à un an et, d’autre part, à réduire le mandat présidentiel en cours à quatre ans. Aussi bien les Députés que le Président de la République n’auraient accepté cette proposition, vu qu’ils étaient les principaux acteurs de la réforme et qu’ils pouvaient difficilement se faire harakiri. De plus, autant il est usuel et classique de proroger un mandat en cours pour des raisons techniques impérieuses et extraordinaires autant il est inhabituel de le réduire.
La seconde proposition a été d’organiser les élections générales en 2021 mais pour les mêmes raisons, elle a connu le même sort. En effet, cela aurait conduit à la réduction du mandat des Députés élus en 2019 à deux ans et celui des conseillers communaux élus en 2020 à un an, à moins de proroger le mandat de ces derniers d’un an et les maintenir en place jusqu’en 2021. Ce fut déjà le cas avec les conseillers communaux et municipaux élus en 2008 et dont le mandat devait s’achever en 2013 qui ont vu leur mandat prorogé sine die par une loi et ce n’est qu’en 2015 qu’ils ont été finalement renouvelés.
C’est la troisième proposition qui a été finalement retenue, celle d’organiser les premières élections générales en 2026. En retenant cette proposition, c’est la prépondérance, voire la primauté de l’élection présidentielle dans la vie politique béninoise qui est réaffirmée. C’est également la proposition qui crée le moins de contraintes ; elle oblige, d’une part, à proroger d’un an le mandat des conseillers communaux élus en 2020, (ils verraient leur mandat s’achever en 2026 plutôt qu’en 2025) et, d’autre part, à écourter d’un an le mandat des Députés qui seront élus en 2023 (leur mandat ne sera que de trois ans, 2023-2026).

Par ailleurs, elle oblige à proroger le mandat présidentiel en cours de cinq (05) jours par rapport au premier tour (6 au 11 Avril) et de trente-trois (33) jours par rapport au second tour (6 Avril au 9 Mai) puis de quarante-sept (47) jours (6 Avril-23 Mai) par rapport à la cérémonie de prestation de serment du nouveau Président élu. Cette prorogative est apparue plus supportable, d’une part, parce que le nombre de jours était insignifiant et, d’autre part, parce qu’elle permettait de régler deux autres problèmes à savoir, celui de la fixité des dates des élections et celui des difficultés liées aux imperfections de l’article 45. En effet, désormais, tout le monde sait que les élections générales se dérouleront le premier semestre de l’année électorale, entre Janvier et Mai. Les élections législatives et communales se dérouleront le même jour, le deuxième dimanche du mois de Janvier, après quoi, les partis politiques ainsi que les organes en charge de l’organisation des élections auront trois mois pour se refaire une santé avant de repartir à l’assaut de l’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le deuxième dimanche du mois d’Avril.
Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un second tour est organisé le deuxième dimanche du mois de Mai, soit un mois plus tard. Le Président élu prêtera alors serment le quatrième dimanche du mois de Mai. Ce faisant, les difficultés liées à l’article 45 trouvent leur solution.

En effet, l’article 45 dispose que « le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, dans un délai de quinze (15) jours, à un second tour ». En 2001 et en 2006, cette disposition a été durement éprouvée. En effet, 2001, les désistements successifs du second tour du Président Nicéphore D. SOGLO et de Maître Adrien HOUNGBEDJI ont rendu difficile l’organisation matérielle du second tour dans un délai de quinze jours. Il en a été de même en 2006 lorsque les résultats du premier tour ayant été proclamés relativement tard, le second tour a dû être organisé sans campagne électorale. Dorénavant, avec la fixité et l’espacement des dates, de pareilles tensions ne pourront plus advenir. A présent, il importe de regarder si techniquement la prolongation de quarante-sept jours du mandat présidentiel est effectivement « illégale et illégitime » comme le prétendent certains.
II / Une prorogation régulière et légale du mandat présidentiel en cours. Le raisonnement de ceux qui soutiennent que le 6 avril prochain, le Président Patrice TALON ne sera plus Président de la République se structure en trois points à savoir :

1/ Le Président Patrice TALON a été élu sur le fondement de la Constitution du 11 décembre 1990, qui n’avait à l’époque subi aucune modification formelle et qui fixe la durée du mandat à cinq ans renouvelable une seule fois (article 42) et non à cinq ans quarante-cinq jours. Que dès lors, ayant prêté serment le 5 Avril 2016, son mandat s’achève rigoureusement le 5 Avril 2021 à minuit.

2/ La modification constitutionnelle intervenue en novembre 2019 ne saurait s’appliquer au mandat en cours selon le sacro-saint principe de la non rétroactivité de la loi qui veut que la « loi dispose pour l’avenir ». Un principe qui, au demeurant a été repris en droit pénal à travers, d’une part, le principe de la « légalité des crimes » et, d’autre part, le principe de la « légalité des peines » (voir alinéa 2 de l’article 17 de la Constitution béninoise).

3/ La crainte qu’une telle prorogation jugée « illégale et illégitime » ne crée une jurisprudence dont pourrait se saisir à l’avenir, un tiers, pour procéder à une prorogation de mandat plus longue à la faveur d’une modification sibylline et opportuniste de la Constitution. Le cœur du débat juridique se situe au point 2 sur la non rétroactivité de la loi. Pour le Professeur Théodore HOLO intervenant sur cette question sur les ondes de la Deutsche Welle, « cette disposition ne peut pas avoir un effet rétroactif par rapport au mandat du Président en exercice … ». A bien y regarder, ceux qui soutiennent que le Président Patrice TALON deviendra un « Président illégal et illégitime » à partir du 6 Avril à 00h tiennent pour absolu et insusceptible d’exception le principe de la non rétroactivité de la loi. Et c’est bien là toute l’erreur dans leur raisonnement. En effet, si le principe de la non rétroactivité veut que la loi ne remette pas en cause les conditions ni les effets passés des situations juridiques en cours à la date de son entrée en vigueur, il n’en demeure pas moins que ce principe s’accommode de trois exceptions, à savoir les « lois civiles expressément rétroactives », les « lois pénales plus douces » et les « lois interprétatives ».

Les « lois civiles expressément rétroactives » sont les lois qui comprennent une disposition spéciale prévoyant que la loi s’appliquera aux situations juridiques nées avant son entrée en vigueur ; c’est toujours le cas des lois d’amnistie, par exemple. Les « lois pénales plus douces » sont celles qui suppriment une incrimination ou adoucissent une peine ; elles s’appliquent aux infractions commises avant leur entrée en vigueur si elles n’ont pas été définitivement jugées. Et enfin, les « lois interprétatives » sont celles qui viennent préciser le sens obscur ou ambigu d’un texte antérieur. Elles sont alors considérées comme venant s’intégrer à la loi ancienne qu’elles interprètent ; elles rétroagissent donc au jour de l’entrée en vigueur de la loi ancienne.

Les débats actuels sur la fin du mandat du Président Patrice TALON rentrent donc bien dans le cadre de la première exception, celle dite des « lois expressément rétroactives ». En effet, en vue de la mise en œuvre des nouvelles dispositions liées à l’élection présidentielle, l’article 157-3 (nouveau) dispose, d’une part, en son alinéa 1er que les « dispositions nouvelles concernant l’élection et le mandat du Président de la République entrent en vigueur à l’occasion de l’élection du Président de la République en 2021 » et, d’autre part, en son alinéa 2 que le « mandat du Président de la République en exercice s’achève à la date de prestation du serment du Président de la République élu en 2021 à 00h ». Il découle donc des effets cumulés de l’exception des « lois civiles expressément rétroactives » et des dispositions des alinéas 1 et 2 de l’article 157-3 (nouveau) que du 6 Avril au 23 Mai 2021, quatrième dimanche du mois de Mai (cf. article 153-3, dernier alinéa) le Président Patrice TALON ne sera, ni un Président illégal, ni un Président illégitime. Soutenir le contraire, c’est sortir du champ technique pour rentrer dans le champ politique. C’est peut-être d’ailleurs pourquoi il faut prendre la déclaration du Professeur Théodore HOLO avec toute la nuance requise, lui qui a pris soin de dire : « de mon point de vue en tant que juriste, cette disposition ne peut avoir un effet rétroactif par rapport au mandat du Président en exercice… ». Or, il est bien entendu qu’il ne revient pas à la doctrine de statuer sur les matières sur lesquelles le principe de la rétroactivité doit s’appliquer car en aucun cas, la doctrine ne peut se substituer ni supplanter la règle, encore moins les textes. Définitivement, ce débat relève bien plus de la politique politicienne que de la technique.

Par Topanou Prudent Victor,

Maître de conférences de Science politique,
Faculté de Droit et de Science politique / Université d’Abomey-Calavi

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Parrainage pour la présidentielle 2021 à la Céna : 21 députés et maires ont retiré leurs formulaires

Conformément au calendrier électoral, le retrait des formulaires de parrainage a démarré hier, mardi 12 janvier, à la Commission électorale nationale autonome (Céna). Pour le compte de la première journée, 21 députés et maires ont pu retirer leur fiche de parrainage.

Chaque député ou maire devant retirer son formulaire de parrainage pour le compte de la présidentielle est obligé de suivre trois différentes étapes. À la première étape, les agents de la Cena procèdent à l’identification de l’élu. La deuxième étape consiste à vérifier les données de l’élu dans le système informatique conçu pour la circonstance par la Cena ainsi que l’impression de la première version du formulaire. À la troisième étape, la Commission électorale recueille l’empreinte digitale de l’élu et lui délivre son formulaire nominatif.

Au cours de la journée d’hier, 21 formulaires ont été délivrés par la Cena. L’opération de délivrance des formulaires nominatifs de parrainage de candidature s’achève le 31 janvier prochain.

Maires :
D’Alméida Ruffino (maire de Bohicon)
Ganhoutodé Gabriel (maire d’Avrankou)
Fagnon Nicaise (maire de Dassa-Zoumè)
Tamou Bio Sarako (maire de Banikoara)
Agossou Magloire (maire de Dangbo)
Gbédjékan Coffi Dieudonné (maire de Klouékanmè)
Marc Gandonou (maire des Aguégués)
Rogatien Akouakou (maire de Tori-Bossito)
Alassane Abdoulaye Nouhoum (maire de Pèrèrè)

Députés :
Kora Gounou Zimé
Mora Sanni Saré Malick
Houngnibo Lucien
Hazoumè Hyppolite
Nobimè Patrice
Houdégbé Octave
Biokou David Camille Gbosse
Chantal Ahyi
Benoit Dègla
Yacoubou Orou Sé Guéné
Ibourahim Ousmane
Hilaire Adoun

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Céna/Parrainage : Georges Otchéré explique les mesures de sécurité du formulaire nominatif

Reçu sur la radio nationale, Georges Otchéré directeur technique de la Commission électorale nationale autonome (Céna) a expliqué le dispositif et les mesures prises pour sécuriser le formulaire nominatif de parrainage.

« Nous avons écrit un programme informatique et appelé à une basse de données. Vous avez toutes les informations nominatives et personnelles concernant chaque élu qui est habilité à délivrer un parrainage. Le premier ordinateur qui est là et qui est relié à un projecteur et à une imprimante forme le premier kit, celui-ci est réservé pour les députés. Lorsqu’il rentre, il va s’asseoir ici. On va lui projeter ses informations qu’il va vérifier. S’il n’est pas d’accord, il fait corriger, puis ensuite on procède au tirage. Il y a des éléments de sécurité. Seul le président sait comment il les a choisi. Donc, il y a en trois et il y a des petits trucs à l’intérieur. Ce qui veut dire que vous ne pouvez pas photocopier. On prend ce timbre qu’on colle dessus, mais ça ne suffit pas. Là le député va signer, nous allons mettre ce qu’on appelle un kinégramme, c’est un fil conçu à cet effet et qui protège la signature, qui ne permet pas que l’eau altère la signature et va protéger également la partie où le député a apposé sa signature. », a expliqué ce dernier.

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Céna/Parrainage : Le maire Rufino d’Almeida premier élu à retirer son formulaire

Le maire de la ville carrefour, Rufino d’Almeida a retiré tôt ce matin son formulaire de parrainage. Il s’est ainsi conformé en bon légaliste au respect des exigences de la Commission électorale nationale autonome, qui a annoncé la semaine écoulée que le retrait des fiches de parrainage débute ce mardi 12 janvier 2021.

En dehors du maire de Bohicon qui vient de signer la liste d’émargement son formulaire de parrainage, les autres élus concernés sont également invités à se rendre au siège de l’institution pour retirer lesdites fiches.

Par ailleurs, la Céna conformément aux nouvelles dispositions contenues dans la loi électorale, invite tous les députés à l’Assemblée nationale et les maires à aller chercher les formulaires de parrainage. L’opération prendra fin le 31 janvier 2021, selon le communiqué de l’institution.

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FCBE/Présidentielle 2021 : 8 candidats à l’assaut du parrainage

On connaît à peu près les noms et les visages de ceux qui sont proposés par le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) pour aller à l’assaut des parrains pour la désignation du duo présidentiel, comme l’ont recommandé les textes électoraux en vigueur en République du Bénin.

Les élus autorisés par la loi pour accorder le parrainage, vont recevoir dans les prochains jours ces candidats qui ont eu l’onction du parti forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Il s’agit de BAKO Idrissou, SOUMANOU Alassane, HOUNKPÈ Paul, YAYA Aboubakar, ADJE KOKOU Paul Victoire, KOUTCHADÉ Clément, YAROU ROBERT Théophile et KOUTCHIKA EHINNOU Romaric. C’est dire que le jeu est déjà lancé au sein de cette formation politique de l’opposition.

Pour rappel, la présidentielle de 2021 au Bénin exige que les candidats se fassent parrainer par les élus (députés et ou maires). Inséré dans la Constitution révisée en novembre 2019, le parrainage consiste selon le code électoral, pour les candidats à l’élection présidentielle à chercher la caution des élus parlementaires et/ou communaux (maires).

Plus précisément, tout candidat à la magistrature suprême ainsi que son colistier au poste de vice-président doit être “parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble” de ces élus, soit 16 élus, le Bénin comptant 83 députés et 77 maires.

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