Criet : Le procès de l’ex-DGPN, Raymond Fadonougbo, reporté

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Démarré vendredi 27 mars dernier, le procès de l’ancien directeur général de la Police nationale (ex-Dgpn), Raymond Fadonougbo, et du commissaire Benoît Toupé, ex-régisseur et comptable de l’ex-administration policière, tous deux accusés de détournement de deniers publics, a été renvoyé à une date ultérieure.

Le neuvième dossier inscrit au rôle de la troisième session criminelle au titre de l’année judiciaire 2019-2020 de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’a pas encore connu son épilogue. Ce procès a été renvoyé à une date ultérieure. La raison selon la cour, c’est que ce dossier n’est pas encore en l’état pour recevoir jugement. A l’ouverture de l’audience criminelle, vendredi 27 mars dernier, la cour de céans a constaté l’absence des deux anciens hauts gradés de l’ex-Police nationale. Le box des accusés s’est retrouvé vide. Sur la question, le ministère public représenté par Célestin Kponon, premier substitut du procureur spécial près la Criet, fait remarquer à la cour que Benoît Toupé ne saurait répondre à l’appel. Il informe que l’intéressé est décédé depuis le 26 mars 2019. L’acte de décès n°24 établi le 28 mars 2019 par le 8e arrondissement de Cotonou figure au dossier. Le ministère public regrette cette mort qui contraint à l’extinction de l’action publique à l’égard de Benoît Toupé. Il met cette situation à la charge de la justice qui n’a pas fait preuve de promptitude par rapport à ce dossier renvoyé depuis plusieurs années devant la cour d’assises pour être jugé avant que la mort ne fasse son œuvre.

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Pour le cas du deuxième haut gradé impliqué dans ce dossier, Raymond Fadonougbo, pour ne pas le nommer, le magistrat du parquet spécial relève également des difficultés dues à la légèreté dans la gestion du dossier. Selon le magistrat du parquet, l’arrêt susceptible de convoquer ce dernier avec sommation de comparaître devant la cour de céans pour être jugé ne lui a pas été signifié à son domicile comme l’exige le Code de procédure pénale. Le renvoi a donc été prononcé.

B.D.

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