Invité sur l’Ortb : Wilfried Léandre Houngbédji parle des défis du nouveau mandat
Le Secrétaire Général Adjoint et porte-parole du Gouvernement a été reçu sur l’Ortb pour se prononcer sur les sujets brûlants de l’actualité. Wilfried Léandre Houngbédji a éclairé la lanterne des Béninois sur un certain nombre de préoccupations. Il s’agit notamment de l’investiture du chef de l’État le 29 mai dernier, le social et les défis du nouveau mandat, la polémique autour des poubelles homologuées de 25000, la révocation du maire de Bantè, etc.
Le porte-parole du gouvernement s’est dans un premier temps prononcé sur la devise du nouveau quinquennat : Liberté-Démocratie-Bonne Gouvernance. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, si depuis 1990, avec le retour du renouveau démocratique, le Bénin a fait en sorte de défendre régulièrement les libertés et la démocratie chèrement acquises, il avait toujours manqué quelque chose : la bonne gouvernance au cœur de l’action publique. « Et parce que les résultats ont commencé par être de plus en plus visibles, le chef de l’État pense que, effectivement, il faudrait désormais allier à ces deux exigences ; une troisième, c’est à dire, la bonne gouvernance, d’où l’idée que, il se fait que sa propre devise et celle que nous devrons tous partager désormais devraient effectivement être Liberté Démocratie Bonne Gouvernance », a renchéri le Sga, porte-parole du Gouvernement.
Sur la question du mandat hautement social annoncé par le chef de l’État, le porte-parole du gouvernement a expliqué que toutes les actions qui ont été engagées depuis 5 ans vont être poursuivies, intensifiées pour qu’à l’atterrissage, leurs effets impactent significativement la vie des populations. Wilfried Léandre Houngbédji s’est attardé sur la question du social. Il a fait comprendre que c’est parce que les habitudes ont changé que les populations n’arrivent pas à toucher du doigt les nombreuses actions du chef de l’État dans ce sens. Il a d’ailleurs fait remarquer que l’argent facile ne circule plus grâce à l’assainissement des finances publiques. Et le social désormais est dans l’amélioration au quotidien des conditions de vie des populations à travers les infrastructures routières, l’eau potable, pour ne citer que ceux-là.
À propos de l’absence des anciens chefs d’État à l’investiture du Président, le Secrétaire Général Adjoint du gouvernement a fait savoir que les deux anciens présidents encore en vie ont reçu leur invitation conformément aux pratiques républicaines. « Le Chef de l’État s’est assuré que les cartons leur ont été transmis régulièrement. Parce que nous aspirons à faire les choses bien, les querelles de personnes ne peuvent pas supplanter la République », a souligné Wilfried Léandre Houngbedji. « Il leur appartenait ensuite d’apprécier l’opportunité d’être à la cérémonie ou de ne pas y être », a-t-il précisé.
Formation du nouveau gouvernement, révocation du maire de Bantè, poubelles homologuées…

Concernant la suppression du ministère de la Communication, l’invité de Ricardo Loïck Kpékou et François-Xavier Noumon déclare que c’est un acte fondateur d’une nouvelle dimension de la liberté de presse dans notre pays. À l’en croire, si le gouvernement a maintenu la quasi-totalité de l’ancienne équipe c’est parce qu’il a voulu privilégier la logique de continuité afin d’amener à bon port, les réformes en cours depuis 2016. « Nous sommes dans un contexte où les réformes majeures ont été entreprises depuis 5 ans et commencent à produire de résultats et le chef de l’État a considéré que si aujourd’hui il devait faire un réaménagement d’envergure de l’équipe gouvernementale, il y aurait quelque part une sorte de recommencement de l’œuvre », va-t-il ajouter.
L’homme pense que la nomination de Alain Orounla au poste de préfet n’est pas un lot de consolation, mais une reconnaissance pour les services rendus à l’État par l’ex-ministre de la Communication. La question relative à la révocation du maire de Bantè n’a pas été occultée pendant les discussions. Pour l’invité de l’Ortb, la révocation de Edmond Laourou est conforme aux textes de la République puisque ce dernier était absent de son poste depuis le 13 avril.
Par rapport à la polémique autour de l’achat des poubelles homologuées à la Société de gestion des déchets solides du Grand Nokoué (Sgds-Gn), Wilfried Léandre Hougbédji indique que « la polémique qui est née est due à une erreur de compréhension au niveau du média qui a fait ce relais. La société de gestion des déchets solides a rencontré un groupe de PME partenaires pour leur expliquer ce qui est en cours, ce qui va advenir dans le ramassage des ordures ménagères ».
À l’en croire, il ne s’agit pas que tous les ménages se procurent des poubelles, mais que chaque maison s’organise pour avoir ne serait-ce qu’une poubelle à sa devanture. « Ce qui préoccupe, c’est d’avoir des réceptacles convenables pour que les ordures ne se dispersent plus n’importe comment », a-t-il conclu.
Abbas T.