Abus de confiance par un fonctionnaire de la Police républicaine dans le Couffo , Lalo: un policier se volatilise avec l’argent d’un gestionnaire MoMo

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(Sur plus de 300 mille FCFA reçus, l’agent déserteur n’a …)

Le narratif des faits renvoie à un acte de délinquance, d’escroquerie et d’abus de confiance. À Hlassamey, commune du Lalo, département du Couffo, un gestionnaire d’un kiosque spécialisé dans le transfert d’argent via les réseaux GSM (MoMo) a été victime d’un fait surprenant. Selon la victime, M. A., Monsieur E. K. Dossou, agent de police en fonction au commissariat de Hlassamey a l’habitude de faire des transactions financières par le biais de sa cabine. Un jour du mois de novembre 2023, la victime raconte que le policier E. K. Dossou devenu donc un client fidèle s’est rapproché de lui afin qu’il lui fasse un dépôt de 307.000 francs CFA sur son compte MoMo. Le gérant cabiniste devrait quelques minutes seulement après se rendre au commissaire de Hlassamey pour récupérer les fonds envoyés. Surprise ! Une fois au commissariat, le gérant cabiniste qui constate l’absence du policier au poste de commissariat va se plaindre auprès du commissaire. Nos sources informent qu’une fois de retour au poste, l’agent de police E. K. Dossou a eu une demande d’explication sur l’affaire des 307.000 FCFA reçus et non retournés au gérant cabiniste. Dans la foulée, l’agent de police signera devant le commissaire de Hlassamey un engagement dans lequel il reconnaît avoir pris 307.000f chez le gérant cabiniste. Sur la décharge parvenue au Département enquête et Investigation (Dei) du journal Le Potentiel, le policier E. K. Dossou s’engage à rembourser les fonds en deux tranches, soit 157.000f le 30 décembre 2023 puis 150.000f au plus tard le 30 janvier 2024. Mais déjà, le gérant cabiniste sentant le jeu d’escroquerie venir a porté formellement plainte contre l’agent E. k. Dossou le 28 novembre 2023. La plainte a été enregistrée dans les registres du commissariat de Hlassamey. Pis, nos sources apprennent qu’au détour de l’affaire, l’agent de police a déserté son poste de travail au commissariat de Hlassamey. Le fonctionnaire de police E.K. Dossou ne vient donc plus au poste. Impossible de savoir où il se trouve. Le plaignant maintient la pression et multiplie ses coups de fil avec le policier déserteur. La victime confie que les rares fois où E. K. Dossou décroche et répond à ses appels, c’est pour l’informer que sa désertion est synonyme d’une fin de carrière dans la police républicaine. L’affaire est aussi portée devant le Directeur départemental de la police républicaine (Ddpr) du Couffo. Depuis deux mois donc, le commissaire de Hlassamey et le Ddpr du Couffo sont activement à la recherche de l’agent E. K. Dossou. Jusqu’ici, les efforts pour retrouver le déserteur sont restés infructueux. Les sources du Dei du journal Le Potentiel précisent qu’un avis de recherche est même lancé contre l’agent E. K. Dossou qui s’est volatilisé dans la nature. Au nom de l’éthique et de la déontologie, le Dei du groupe de presse Le Potentiel a entrepris de contacter le policier présumé fautif. Cinq (5) différents numéros ont été utilisés pour le joindre sans succès. Il y a 24 h, avec insistance, le Dei a tenté de le joindre sur le 624891…. (le reste pour la rédaction)  sans y parvenir. Au bout du fil, le standard annonçait le numéro hors zone de couverture. Au regard des faits, l’acte frise une escroquerie et un abus de confiance. Les 307.000f reçus par le fonctionnaire de police n’ont jamais été un prêt. Le pauvre tenancier de kiosque de transfert MoMo a placé toute sa confiance en ce policier sans savoir qu’il se faisait harakiri. Lueur d’espoir, il y a moins d’une semaine, le policier déserteur E.K. Dossou a payé difficilement une somme de 100.000f sur les 307.000f dus, soit 4 mois après avoir reçu le transfert du cabiniste. Nul ne peut dire quand il payera les 207.000f restants. Or, il n’a jamais été question d’un prêt que lui aurait fait le tenancier du kiosque de transfert MoMo. 

Banniere carrée

Normalement, ce sont les agents de la police qui doivent traquer les faussaires. Mais si, pour une ou mille autres raisons, eux-mêmes se retrouvent dans la position de bourreaux, cela induit une situation inquiétante. S’il y a des fauves nuisibles et aux dents longues cachées dans le bétail, il faut les extirper de peur de créer une communauté de gangsters bien entraînés et outillés pour les vices. Pour l’heure, la victime est obligée de garder son mal en patience espérant et priant sans doute pour que le miracle de remboursement des 207.000f se réalise. Pathétique tout de même qu’il s’agisse d’un policier !

Brivaël Klokpê Sogbovi

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