Église du Christianisme Céleste : Mathieu Olatosho Oschoffa démissionne du Conseil Supérieur de Transition

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Le Conseil Supérieur de Transition (CST) de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) connaît un changement dans sa composition. Olatosho Mathieu Oschoffa, membre du CST et fils biologique du Prophète Pasteur Fondateur Saint Samuel Biléou Joseph Oschoffa, a officiellement annoncé sa démission, avec effet immédiat, dans une correspondance adressée au coordinateur général du CST.

Dans sa lettre datée du 28 janvier 2026 et émise depuis le siège international de l’Église à Ketu, dans l’État de Lagos (Nigeria), le désormais ex-membre du CST invoque des raisons de conscience spirituelle, doctrinale et personnelle pour justifier sa décision. Dans son courrier, Olatosho Mathieu Oschoffa explique ne plus parvenir à se « retrouver ni à se concentrer sur l’essentiel » tel qu’il avait été initialement convenu dans le cadre du processus de transition. Il estime par ailleurs que sa présence au sein du conseil pourrait être perçue comme une forme de renoncement silencieux face au traitement réservé à certains textes fondamentaux de l’Église.
Il cite notamment la Constitution Bleue, le Livre Saint et le Saint Livre de l’Église du Christianisme Céleste, élaborés selon lui par le Prophète Pasteur Fondateur sous l’inspiration du Saint-Esprit et déclarés universels. L’absence, au sein du processus actuel, du « constituant originel et unique survivant des rédacteurs et amendeurs de la Constitution Bleue », en l’occurrence le Très Supérieur Évangéliste S. O. Banjo, est également évoquée comme un facteur de trouble de sa conscience « humaine et chrétienne céleste ».

Par suite, la lettre, apprend que le démissionnaire s’appuie longuement sur les dispositions de la Constitution Bleue, en particulier l’article 91, qui affirme le règne absolu du Saint-Esprit sur l’Église, notamment en ce qui concerne le nom de l’Église, la doctrine, les formes de culte et les cantiques. Il souligne que, au-delà des textes écrits, les enseignements oraux et audiovisuels du Prophète Pasteur Fondateur doivent également être considérés comme faisant autorité.
Une position qui, selon lui, rend incompatible sa participation actuelle au CST avec ses convictions spirituelles les plus profondes.

Malgré cette démission, Olatosho Mathieu Oschoffa exprime sa gratitude au Coordinateur général du CST pour la confiance accordée, ainsi que pour l’encadrement et la collaboration au cours de son mandat. Il adresse également ses vœux de succès et de bénédictions à l’équipe restante et n’a pas manqué de remercier le Président de la République du Bénin, Patrice Talon, pour son « implication à 100 % » dans le processus d’unification de l’Église du Christianisme Céleste, demandant que sa reconnaissance lui soit transmise.

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Affirmant agir « en âme et conscience, sans aucune pression », Olatosho Mathieu Oschoffa présente ses excuses à toute personne qui aurait pu se sentir lésée par ses interventions passées et formule le vœu que le Saint-Esprit demeure le « Règne absolu » au sein de l’Église du Christianisme Céleste.
Cette démission, bien que formulée dans un esprit d’apaisement, intervient dans un contexte sensible pour l’ECC, engagée depuis plusieurs mois dans un processus de transition et de réunification.

Laura LEKE

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