Face aux défis persistants sur le corridor Abidjan-Lagos : des données validées pour formuler des solutions concrètes

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Cotonou la capitale économique du Bénin a accueilli ce mardi 24 mars 2026, un atelier de validation du rapport de collecte des données sur les indicateurs de la facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et partenaires régionaux engagés dans l’amélioration de la performance de cet axe stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.
Dans son intervention introductive circonstancielle, la Secrétaire exécutive de l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos (OCAL), Hortense ME, a exprimé sa gratitude envers les gouvernements du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin et du Nigéria pour leur engagement constant aux côtés de la CEDEAO et de l’OCAL. Elle a rappelé l’importance capitale de ce corridor, qu’elle a qualifié d’« épine dorsale économique » de la région.
Traversant cinq pays et desservant près de 300 millions d’habitants, le corridor Abidjan-Lagos concentre à lui seul environ 75 % du produit intérieur brut de l’Afrique de l’Ouest, selon les données de la Banque mondiale. Il constitue ainsi le principal moteur des échanges commerciaux intra-communautaires, aux dires de Hortense ME.
Cependant, malgré son rôle stratégique, cet axe reste confronté à de nombreux défis structurels. La Secrétaire Exécutive a notamment évoqué les coûts de transit élevés, la multiplicité des contrôles routiers, les délais excessifs aux frontières, ainsi que la persistance de barrages informels et de pratiques anormales. Autant de contraintes qui freinent la compétitivité régionale et affectent directement les populations.
Aux dires de Hortense ME, pour mieux cerner ces réalités, l’OCAL a mené en novembre 2025 une mission de collecte de données dans les cinq pays du corridor. Cette initiative a permis de produire des informations précises sur les temps de traversée des camions, les barrages routiers et les dysfonctionnements impactant la fluidité du transport.
Représentant la Commission de la CEDEAO, Linda Daraté a souligné que le corridor Abidjan-Lagos demeure un levier essentiel pour l’intégration économique régionale. Elle a insisté sur la nécessité de disposer de données fiables et objectives afin de mieux orienter les politiques publiques et les actions à entreprendre face aux défis persistants. Selon elle, ces contraintes influencent directement les coûts logistiques, la compétitivité des économies et le bien-être des populations.
De son côté, le représentant du Ministre du Cadre de Vie et des Transports du Bénin, Joseph Ahissou, a salué la tenue de cet atelier à Cotonou. Il a rappelé l’engagement du gouvernement béninois à améliorer la performance du corridor, notamment sur les 125 kilomètres traversant le territoire national. Tout en reconnaissant l’ampleur des défis, notamment la multiplication des barrages et le niveau élevé des coûts de transit, il a assuré que les autorités restent attentives aux recommandations issues de ces travaux.
Cet atelier de validation marque ainsi une étape importante dans le processus d’amélioration de la gouvernance et de la performance du corridor Abidjan-Lagos. Les données analysées devraient permettre de formuler des solutions concrètes pour fluidifier les échanges, renforcer l’intégration régionale et soutenir le développement économique de l’Afrique de l’Ouest.

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L.T.

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