Formation professionnelle au Bénin: CQM, stop aux frais d’achat de matières d’œuvres, l’État ferme la porte aux frais illégaux

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Dans une circulaire rendue publique le 13 avril 2026 à Allada, la question des frais d’achat de matières d’œuvres s’impose au centre des préoccupations. Le directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle de l’Atlantique , Docteur Mathias Amour AHOMADEGBE met fin à une pratique persistante. faire payer aux apprentis ce que l’État doit prendre en charge.

Le constat est posé sans détour. Dans plusieurs centres, des maîtres d’apprentissage et formateurs exigent des contributions financières aux candidats au Certificat de Qualification aux Métiers (CQM). Ces montants sont présentés comme nécessaires pour l’achat de matières premières, de consommables ou de petit outillage. Une réalité qui pèse sur des jeunes déjà fragiles, souvent soutenus par des familles modestes.

La circulaire tranche net. Ces frais d’achat de matières d’œuvres sont interdits. La règle est simple, seul le paiement des frais d’inscription fixés à 12.500 francs CFA est autorisé. Rien de plus. La fourniture des intrants nécessaires à l’examen relève exclusivement de l’État. Conditionner la participation à un autre paiement revient à violer les textes.

Derrière cette décision, il y a une question de justice. Chaque apprenti doit pouvoir composer dans les mêmes conditions, sans barrière financière déguisée. Car au-delà des chiffres, ce sont des trajectoires qui se jouent. Pour certains, quelques milliers de francs de plus peuvent suffire à abandonner.

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Le ton de l’administration est ferme. Tout contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires. Le message est clair, mettre fin à ces pratiques et rétablir la confiance dans l’organisation du CQM.

Dans le même élan, les candidats retenus pour la session d’avril 2026 sont invités à se présenter dans leurs centres sans autre exigence. Une manière de rassurer, mais aussi de rappeler que l’examen reste un droit, pas un privilège à monnayer.

A travers cette sortie, l’autorité départementale tente de corriger une dérive installée. Reste à voir si, sur le terrain, la consigne sera suivie. Car entre les textes et leur application, l’écart existe souvent. Ici, il n’est plus toléré.

NOTE CIRCULAIRE_CQM_INTERDICTION DE PERCEPTION DE FAUX FRAIS

Joseph Sossou

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