À quelques semaines de la Coupe du monde 2026, une polémique inattendue secoue la scène du cuir rond à internationale. Un émissaire de Donald Trump a suggéré à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie dans la compétition. Une proposition jugée hautement improbable, alors même que l’instance dirigeante du football mondial maintient fermement la participation iranienne.
Selon le Financial Times, Paolo Zampolli a confirmé avoir soumis cette idée au président américain ainsi qu’à Gianni Infantino. « Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis », a-t-il déclaré, invoquant le palmarès de l’Italie, quadruple championne du monde, pour justifier cette hypothèse. Une sortie qui intervient après la troisième élimination consécutive de la sélection italienne en barrages.

Face à cette suggestion, la FIFA reste inflexible. Gianni Infantino a réaffirmé à plusieurs reprises que l’Iran participera bien à la compétition, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique du 11 juin au 19 juillet 2026. « L’Iran sera à la Coupe du monde », a-t-il insisté, soulignant que l’équipe s’est qualifiée sportivement et représente son peuple. Malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le patron du football mondial appelle à une « situation pacifique » permettant le bon déroulement du tournoi.
Cette controverse intervient dans un climat international fragile, marqué par un conflit déclenché le 28 février impliquant les États-Unis et Israël. Dans ce contexte, l’Iran avait initialement évoqué un boycott avant de demander la relocalisation de ses matchs au Mexique. La FIFA a toutefois rejeté cette requête, rappelant que le calendrier et les lieux des rencontres sont déterminés par le tirage au sort et ne seront pas modifiés.
Médard Clobechi