Renforcement de l’employabilité des jeunes au Bénin : la 2e cohorte de la formation professionnelle par apprentissage dual au profit de 2 394 apprentis dans 12 métiers prioritaires officiellement lancée
Le Lycée technique Félicien Mamadou Coulibaly a accueilli, ce lundi 27 avril 2026, la cérémonie officielle de lancement de la formation professionnelle par apprentissage dual au profit de 2 394 jeunes béninois. Mis en œuvre dans le cadre du Projet de Formation Professionnelle et d’Entrepreneuriat pour l’Emploi (FP2E), ce dispositif vise à renforcer l’employabilité des jeunes à travers une formation pratique et certifiante dans 12 métiers jugés prioritaires.

Au total, 2 394 jeunes béninois, dont 404 filles et 1 990 garçons, sont concernés par cette deuxième cohorte. L’objectif est de favoriser leur insertion sur le marché du travail à travers une formation alternant cours théoriques et immersion en entreprise. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs du secteur, notamment des responsables de l’enseignement technique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des professionnels impliqués dans la formation des jeunes. Financé avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, le programme ambitionne de rapprocher davantage la formation du marché du travail en combinant enseignement en centre et apprentissage en entreprise. Lancée en mars 2025, la première cohorte avait permis de former et certifier 563 apprentis. Dans cette deuxième phase, les bénéficiaires sont répartis dans 21 établissements de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) à travers tout le territoire national. Ils seront formés dans 12 métiers prioritaires, notamment la menuiserie bois et aluminium, la plomberie, l’électricité bâtiment, la mécanique automobile, la boulangerie-pâtisserie, la cuisine, le tissage, la construction métallique, la maçonnerie, le froid et la climatisation, ainsi que l’installation et la maintenance des systèmes solaires photovoltaïques. Selon les autorités, cette diversité répond directement aux besoins du marché de l’emploi et aux priorités économiques du pays.

À l’ouverture officielle la cérémonie, le directeur de cabinet du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (MESTFP), Garba Ayouba, a salué une initiative résolument tournée vers l’emploi des jeunes. « Le temps de l’action a pris le pas sur celui des intentions », a-t-il déclaré tout en insistant sur la nécessité de former des profils directement opérationnels sur le marché du travail. Selon lui, le modèle dual place désormais l’entreprise au cœur de l’apprentissage. « Nous assumons pleinement cette orientation, celle de former pour l’emploi et non pour des diplômes sans débouchés », a-t-il ajouté.

Une réponse structurée au défi de l’emploi

Pour le directeur général du Fonds de Développement de la Formation Professionnelle Continue et de l’Apprentissage (Fodefca), Arsène Zocli, il s’agit d’un investissement direct dans le capital humain. Il a souligné la volonté de « former autrement pour répondre efficacement aux besoins de l’économie nationale », tout en mettant l’accent sur la qualité des apprentissages et la crédibilité du Certificat de Qualification Professionnelle (Cqp).
De son côté Parfait Bodjrènou Djossè, le représentant de l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique (Adet), a salué une dynamique déjà engagée, marquée par des résultats encourageants lors de la première cohorte. Il a rappelé que la réussite du programme repose sur l’implication de tous les acteurs : centres de formation, maîtres d’apprentissage, parents et apprenants. S’adressant aux jeunes, il les a invités à faire preuve de discipline et d’engagement en ces mots: « Soyez assidus, engagés et disciplinés. Le certificat que vous obtiendrez est une clé concrète pour votre avenir professionnel ».

*Une dynamique inclusive et territoriale*
Quant à la Directrice départementale de l’enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle (Ddestp), Aklé Jemima Ketsia, cette réforme constitue une avancée significative. Elle permet, selon elle, de rapprocher davantage la formation du monde professionnel et de mieux répondre aux exigences du marché de l’emploi.
Par ailleurs, du côté des bénéficiaires, l’enthousiasme est perceptible. Plusieurs jeunes y voient une réelle opportunité de construire leur avenir professionnel. « Je vous remercie de m’avoir sélectionnée pour participer à la formation du Cqp en froid et climatisation. Je promets d’être sérieuse tout au long de la formation et d’obtenir mon diplôme à la fin », a confié Marthe Tossou, l’une des bénéficiaires en formation dans le domaine du froid et de la climatisation. À l’image de cette dernière, de nombreux bénéficiaires ont également exprimé leur joie et leur engagement à aller jusqu’au bout de la formation.