Assassinat de la sage-femme Ajavon Maryline : Rémi Bento condamné à la perpétuité pour un crime d’une rare cruauté

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Un meurtre effroyable et une sentence judiciaire pour dire plus jamais ça ! L’épilogue judiciaire est en effet tombé dans l’affaire du meurtre de la sage-femme Ajavon Maryline. Le garagiste Rémi Bento, principal accusé, a été reconnu coupable d’assassinat et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la juridiction compétente. Poursuivi devant la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), il avait été interpellé le 8 janvier puis placé en détention le 15 janvier 2026 à la prison civile d’Akpro-Missérété. Cette condamnation met un terme à plusieurs mois d’émotion et d’indignation suscitées par un crime particulièrement violent, qui avait profondément marqué l’opinion publique.

 

Retour sur un crime qui avait choqué le pays

 

Le 8 janvier 2026, Ajavon Maryline, sage-femme diplômée d’État en service à l’hôpital de zone de Suru-Léré à Akpakpa, trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Selon les éléments de l’enquête, la victime avait répondu à une invitation à déjeuner. Elle ne reviendra jamais. Son corps, ligoté et calciné, sera retrouvé dans son véhicule, une Lexus, à Avlékété, dans la commune de Ouidah, département de l’Atlantique. Les premières constatations faisaient état d’un mode opératoire d’une extrême violence, la victime aurait été attachée, enfermée dans son véhicule avant que celui-ci ne soit incendié.

 

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Une enquête rapide et des soupçons confirmés

 

Très tôt, la piste criminelle a été privilégiée par les enquêteurs. Les investigations ont permis d’interpeller Rémi Bento, soupçonné d’avoir joué un rôle central dans l’exécution de ce crime. Des éléments troublants, notamment des brûlures relevées sur le suspect et des témoignages concordants, avaient renforcé les charges contre lui. Ces indices ont été déterminants dans la procédure judiciaire qui a conduit à sa condamnation. Il s’agit d’une peine à la hauteur de l’horreur du crime. Avec la réclusion criminelle à perpétuité prononcée ce 28 avril 2026, la justice béninoise a voulu marquer la gravité exceptionnelle des faits. Ce verdict vient répondre à l’attente de justice exprimée par la famille de la victime, ses collègues et l’ensemble de l’opinion publique.

 

Une vie brisée, un avenir interrompu

 

Au-delà du drame, Ajavon Maryline était une professionnelle engagée et une entrepreneure en devenir. Elle venait d’inaugurer, quelques semaines avant sa disparition, le restaurant LyLy Grill à Fidjrossè, symbole d’un projet de vie brutalement interrompu. Sa disparition laisse derrière elle une famille endeuillée, des collègues meurtris et une communauté profondément marquée. Cette affaire restera d’ailleurs dans les mémoires. Par sa violence et son issue judiciaire, l’affaire Ajavon Maryline restera comme l’un des faits les plus marquants de ce début d’année 2026 au Bénin. Si la justice a désormais tranché, le souvenir de cette sage-femme, arrachée à la vie dans des conditions tragiques, continue de susciter émotion et recueillement.

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