À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai, les professionnels des médias au Bénin se sont retrouvés ce dimanche dans une ambiance marquée par le partage, la convivialité et la réflexion au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Ce moment de communion a également servi de cadre pour rappeler l’importance de cette journée à l’échelle mondiale, dans un contexte où les défis liés à la liberté d’expression demeurent nombreux.
Dans son discours circonstanciel, le président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) Hervé Hessou, a souligné que le droit de s’exprimer librement et en toute sécurité constitue un pilier fondamental des sociétés démocratiques. Toutefois, il a déploré que ces droits ne soient pas garantis partout dans le monde. Face à cette réalité, il a insisté sur la nécessité de renforcer l’écosystème de l’information, en misant sur une synergie entre journalisme, technologie et respect des droits humains afin de lutter efficacement contre la désinformation.
S’appuyant sur les recommandations de l’UNESCO, le président de l’UPMB a appelé à une collaboration étroite entre journalistes, experts en technologie, décideurs politiques et acteurs de la société civile, condition essentielle pour bâtir une paix durable et préserver la crédibilité de l’information.
De son côté, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Edouard Loko a invité les professionnels des médias à une profonde réflexion sur leur rôle dans le contexte politique actuel du Bénin, marqué par l’introduction d’une trêve politique. Il a rappelé que les médias ne doivent pas se substituer aux acteurs politiques ni s’engager dans des pratiques assimilables à de l’activisme politique.
Selon lui, si la critique et la diffusion de l’information demeurent des missions essentielles, il est important d’éviter les dérives liées à une exploitation excessive et politisée des faits. « Nous avons du pain sur la planche », a-t-il reconnu, appelant à une responsabilité accrue des médias dans le traitement de l’information. Edouard Loko a exprimé son souhait de voir, lors des prochaines éditions de cette journée, les professionnels des médias se réunir dans un cadre qui leur est dédié : la Maison des médias, symbole d’un espace commun au service du développement et de la professionnalisation du secteur.

L.T.