Châtiment corporel dans l’enseignement primaire dans le Zou : A Bohicon, une école religieuse championne en sévices corporels sur enfants

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Elle est âgée à peine de six (06) ans. La jeune écolière qui vient débuter son cursus scolaire grâce à ses parents ne devrait pas s’imaginer, un jour se retrouver rudoyer de coups de la part même de son maître. Les faits se déroulent à Bohicon, département du Zou, le 29 avril 2026. La fillette est inscrite en classe de CI dans une école religieuse. Les images que le département enquête et investigation (Dei) du Groupe de presse Le Potentiel a pu consulter sont insoutenables. Fesses irritées et colorées en rouge sous l’effet des violents coups, des pieds portant des marques et traces de coups, et, une fillette qui tient à peine debout avec des difficultés à s’asseoir… Tout sur les images laisse penser à un moment de souffrance et de durs sévices corporels dont le seul auteur s’appelle: le maître de CI de cette école religieuse. Et pourtant, le châtiment corporel est formellement interdit dans le système éducatif beninois. Dans le public comme dans le privé, s’attaquer à un enfant est une entorse aux règlements. Mais là, au regard des faits, des images, et des plaintes des parents d’élèves, le châtiment corporel est bel et bien encore en vogue dans cette école religieuse. Des propos accusateurs pointent aussi le silence complice de l’administration de cette école religieuse. En appui à ces accusations, plusieurs parents, au-delà du seul cas de la fillette de 6 ans passée à tabac en classe de CI, plusieurs parents se fondent en témoignages. Des garçons et filles battus par ici et par là par des maîtres qui, au lieu de se soumettre à la réglementation pédagogique, ne connaissent que le langage de la violence. Dans cette école religieuse, les enfants, tous des victimes de ces agressions commises au nom du savoir, crient d’ailleurs à l’injustice :  »C’est injuste  », s’écria un écolier tapé pour une absence au cours dans un contexte confus où l’information sur la présence en classe n’a visiblement pas été ventilée au bon moment pour permettre à tous les enfants de savoir la conduite à tenir. Face à la violence répétée subie par leurs enfants, plusieurs parents ont d’ailleurs fait une option radicale, changer d’école à leurs enfants, tant le personnel enseignant que l’administration de cette école religieuse semblent être sourds aux appels des parents à changer la donne. Aux dernières nouvelles, le Dei du Groupe de presse Le Potentiel qui suit de près cette actualité, apprend que des mesures ardues seraient en cours. D’un ton ferme, le bureau des parents d’élèves de cette école religieuse, entend clarifier la situation et faire appliquer les lois en vigueur. « Soyez rassurés. Tous les auteurs seront punis à la hauteur de l’acte. Nous y veillerons. […] », lâche le président du bureau des parents d’élèves dans le forum whatsapp des parents d’élèves qui annonce par ailleurs une série de réunions avec l’administration de ladite école pour situer les responsabilités avant de saisir les autorités compétentes. Les faits sont graves. Ils mettent en péril la vie des enfants en quête de savoir dans cette école religieuse à Bohicon. Ils révèlent aussi combien certains enseignants s’obstinent à fonctionner hors du cadre réglementaire interdisant le châtiment corporel à l’école. Les autorités compétentes devront-ils se taire pendant que de jeunes écoliers subissent ces sévices corporels qui, pourraient leur être fatales ?

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