Vol de moto à Cotonou : une HAOJUE interceptée à Badagri grâce à une opération conjointe entre les polices béninoise et nigériane
Le commissariat spécial de police de Kraké-plage, en collaboration avec la police nigériane a réussi à intercepter une moto volée à Cotonou. L’opération a été menée le dimanche 17 mai 2026 à Badagri, dans l’État de Lagos au Nigeria. Elle a permis l’arrestation de quatre suspects impliqués dans ce réseau de vol et de revente de motos.
Selon les informations recueillies, les deux premiers individus interpellés avaient quitté le Bénin au petit matin avec une moto neuve de marque HAOJUE 115, immatriculée 2EM 7116 RB. Arrivés dans le village de Pahu, situé dans la commune de Badagri, ils cherchaient un acheteur afin d’écouler rapidement l’engin sur le marché noir.

Mais leur plan a été rapidement déjoué grâce à un dispositif sécuritaire mis en place dans le cadre de la coopération transfrontalière entre le commissariat spécial de Kraké-plage, la police des frontières d’Ashikpa, le détachement militaire chargé de la surveillance de la ligne frontalière de Badagri et la Police républicaine béninoise.
Les investigations menées sous la direction du commissaire ESSOU Valère ont permis de retracer l’origine de la moto. L’engin appartient à un étudiant en droit résidant à Cadjèhoun, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou.
La victime aurait été cambriolée à son domicile à l’aube du dimanche 17 mai 2026. Les malfaiteurs auraient emporté la moto ainsi que quatre téléphones portables avant de prendre la fuite. Les premiers auteurs présumés du vol, résidant respectivement à Vossa et Sainte-Cécile, auraient ensuite confié la moto à leurs complices arrêtés à Badagri afin de procéder à sa revente au Nigeria. Face aux enquêteurs, les suspects auraient multiplié les versions contradictoires concernant la provenance de la moto. Les recoupements effectués par les forces de l’ordre ont toutefois permis de démanteler l’ensemble de la chaîne impliquée dans cette affaire.
Au total, quatre personnes ont été interpellées grâce à la collaboration de plusieurs unités de police béninoises et nigérianes. Elles sont actuellement gardées à vue dans le cadre de l’enquête ouverte sous l’autorité du Procureur de la République.
Médard Clobechi