Prévention de l’anémie liée au paludisme : Les recommandations de Dr Urbain Ahouayito aux parents

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PARLONS SANTE EN FRANÇAIS FACILE

PREVENTION DE L’ANEMIE PALUSTRE CHEZ LES ENFANTS

Dr. Urbain AHOUAYITO,
Médecin Directeur Exécutif de l’ONG EDUC’SANTE
Spécialiste en Leadership et management en Santé

Cette publication sera une recommandation formelle à l’endroit des parents et tuteurs d’enfants, surtout ce dont les enfants, en saison pluvieuse comme celle-ci, font le paludisme grave avec anémie nécessitant une transfusion sanguine, mais aussi à la population générale. Mais avant de commencer, je vous raconte l’expérience d’un collègue médecin communautaire dans un village lointain d’une commune du nord Bénin où j’ai exercé en qualité de médecin chef de commune pendant la même période.
Il s’agit du Dr Modeste H. DOSSOU, alors médecin responsable du centre médical communautaire (CMC) de Ouènssènè dans la commune de Gogounou (Alibori). Les centres médicaux communautaires sont des centres de santé implantés dans des villages vraiment reculés, et doté d’un médecin diplômé d’Etat. C’est la formule trouvée par l’ONG Santé Sud, l’Association des Médecins Généralistes Communautaires du Bénin en partenariat avec cette mairie pour rapprocher les médecins de leurs populations des zones rurales défavorisée pour leur assurer des soins de santé qualifiés. Celui de Ouènssènè couvre ce village de l’arrondissement de Sori, mais aussi trois autres villages environnants.
Pendant son exercice, le Dr DOSSOU a constaté au fils des années qu’en période pluvieuse, la plupart des enfants amenés par les parents pour paludisme font une anémie, et dans le lot, une très grande partie faisaient une anémie grave nécessitant une transfusion sanguine, et donc, sont d’emblés référé à l’hôpital de zone pour des soins appropriés. Après réflexion avec son staff paramédicale, ils sont trouvés comme solution de mener des actions préventives dans un délai de 3 – 6 mois avant la saison pluvieuse. Il a convoqué les leaders d’opinion des villages et une concertation avec la communauté a été faite. Alors, des actions de dépistage cliniques et biologiques de l’anémie suivi d’une prise en charge en fonction du résultat ont été faites en faveurs des enfants. Les actions de prévention ont été menées chez les enfants qui n’ont après d’anémie. Par contre chez ceux présentant une anémie, un traitement et un suivi a été insaturé en fonction du degré de sévérité de l’anémie.
Grace à cette action de la promotion de la santé communautaire, le constat a été spectaculaire lors de la saison pluvieuse qui a suivi dans la population des enfants ayant de cette stratégie. Il y a diminution drastique des cas d’anémie grave sur paludisme, moins de référence vers des hôpitaux spécialisés, moins de transfusion sanguine, plus d’économie et de disponibilité pour les parents pour vaquer à leurs occupations.
Ce constat clinique écologique positif face à ce grand problème de santé publique mérite une curiosité scientifique dans le but d’en déduire des recommandations de bonnes pratiques.

Qu’est-ce que le paludisme ?

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire causée par un parasite du genre Plasmodium. Il est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique anophèle femelle, lui-même infecté après avoir piqué une personne infectée. Il constitue un véritable problème de santé publique en ce sens que ces complications, surtout chez les enfants, sont mortelles.

Comment le paludisme peut – il se compliqué d’anémie ?

Banniere carrée

Dans son cycle de croissance ou de développement, le plasmodium connait une maturation et réplication dans l’organisme humain. C’est ici que dans son circuit, il infecte les globules rouges. Ici, où se déroule une nouvelle phase de réplication ; c’est à ce moment que les globules rouges peuvent s’éclater, source d’anémie (pour faire court et simple).
Un enfant qui avait déjà un taux d’hémoglobine insuffisant et qui fait le paludisme a plus de facilité à faire une anémie grave que celui dont le taux d’hémoglobine est normal. Rappelons que l’anémie n’est pas la seule complication dub paludisme.

Mes recommandations aux autorités sanitaires et politique

Mener des études scientifiques dans le sens de la prévention de l’anémie palustre chez les enfants en zone rurale défavorisée

Mes recommandations aux populations

Pour prévenir l’anémie chez les enfants surtout sur paludisme :

Chers parents, même si c’est une seule fois, amener vos enfants voire un pédiatre pour qu’on l’examine et lui mettre sous un m médicament adapté si besoin. L’alimentation de vos bouts de choux aussi doit être bien suivie ; n’hésitez pas à consulter un nutritionniste pour cela.
Pour la prévention du paludisme :
C’est ici le grand nœud et la grande action. Le gouvernement fait déjà beaucoup d’effort dans ce sens ; et ces efforts sont salutaire. A titre d’exemple, en prélude des périodes à et en zone à forte endémie, le gouvernement organise des campagnes de prévention de masse. A titre d’exemple, Chimio prévention saisonnière (CPS) à base de sulfadoxine + pyrimétamine chez les enfants de moins de 5ans, la pulvérisation intra domiciliaire (PID), la distribution période de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action.
Quant à nous, il y nécessité de bien utiliser et donc dormir sous la moustiquaire ; de maintenir notre environnement propre et aéré, éviter la stagnation des eaux usées. Il importe aussi de surveiller les symptômes des enfants ; dès que vous constatez un signe suspect, un changement de comportement, consultez.

Quels sont ces signes ?

Le paludisme se manifeste souvent par des maux de tête, douleurs musculaires, le corps chaud ou fièvre, de la fatigue ou parfois des frissons.
Certains signes révèlent d’une telle gravité qu’il faut courir pour aller consulter si vous le constatez. Il s’agit par exemple :
des troubles de la conscience (allant de la somnolence inhabituelle au coma)
de la convulsion sous toutes ses formes ; même une révulsion des yeux ou mouvement d’une seule main ;
de détresse respiratoire (une difficulté à respiratoire)
une pâleur de la paume des mains ou des doigts et oreilles qui sont froids ;
un jaunissement des yeux ou ictère
une diminution de la quantité des urines ou que l’enfant ne fait plus pipi (insuffisance rénale éventuellement)
le corps qui chauffe jusqu’à être brûlant,
des vomissements répétés
un arrêt alimentation ou boisson….

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