Affaire sécuritaire au centre du Bénin : Vente de munitions , un militaires en service à Dassa-zoumè arrêté
Que font les hommes en uniforme des outils de sécurité et de défense mis à leur disposition dans le cadre de leurs missions ? La question revient ces derniers jours au bout des lèvres dans un contexte marqué par des faits présumés de vente de munitions dans les départements du Zou et des Collines. Selon les sources du département enquête et investigation (Dei) du Groupe de presse Le Potentiel, l’affaire présumée de vente de munitions éclabousse le camp militaire de Dassa-zoumè, au centre Bénin avec des ramifications à Bohicon. Selon nos sources, alors que des munitions sont destinées à usages professionnels à l’intérieur du camp et sur d’autres fronts, un circuit de vente desdites munitions semble s’installer. Selon les premières informations, c’est un militaire du corps des commandos du camp de Dassa-zoumè qui est désigné comme un « vendeur de munitions ». De retour d’une mission sur l’un des fronts ouverts contre le terrorisme et l’extrémisme violent, ce militaire aurait alors vendu de munitions ramenées du front à un un de ses amis à Bohicon. Ce dernier, lui, est décrit par nos sources comme étant le cerveau du circuit de vente. « Il semblerait qu’il a l’habitude de vendre les munitions», confient nos sources. S’il y a un vendeur, c’est qu’il y a un acheteur, et plus largement, un circuit d’écoulement. Alors qui sont les clients ou qui est le client de ce militaire en poste à Bohicon ? Ici, nos sources renseignent que le client privilégié de ce militaire à Bohicon serait un conducteur de véhicule (chauffeur) en service auprès d’une grande entreprise de BTP très connue au Bénin. Décrivant donc le circuit, nos sources précisent que le militaire de Dassa-zoumè a vendu les munitions à son ami de Bohicon. Ce dernier à son tour les a vendues au chauffeur qui lui aussi à son tour a livré les munitions à ses clients. Mais dans le milieu militaire et judiciaire, ce sont les renseignements qui sont les plus actifs. A Bohicon, le militaire décrit comme le vendeur de munitions a été rapidement interpellé et soumis à un interrogatoire. Les aveux obtenus ont nourri des enquêtes menées par le commissariat de Dassa-zoumè. Ces enquêtes ont ainsi permis d’aller découvrir plusieurs calibres de munitions (estimées en plusieurs dizaines) au domicile du militaire commando en poste à Dassa-zoumè, rapportent nos sources. Aussitôt, ce militaire a été aussi interpellé le jeudi 18 juin 2026 puis jeté en prison à Savalou. L’enquête est toujours en cours pour mettre aux arrêts toutes les personnes impliquées dans ce réseau vente de munitions, réseau qui serait en activité depuis longtemps, selon nos sources. Cette affaire relance le débat sur la sécurité autour des armes aux mains des hommes en treillis de moralité douteuse