Burkina Faso : 24 candidats au BEPC et au BEP arrêtés pour fraude à l’aide de l’intelligence artificielle (IA)

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Burkina Faso : 24 candidats au BEPC et au BEP arrêtés pour fraude à l’aide de l’intelligence artificielle (IA)

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Vingt-quatre candidats aux examens du BEPC et du BEP 2026, dont deux filles, comparaissent devant la justice à Bobo-Dioulasso. Ils sont accusés pour une présumée fraude impliquant l’utilisation de téléphones portables et d’applications d’intelligence artificielle telles que ChatGPT, Gemini et Grok. Le verdict est attendu le 26 juin prochain.

Le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso a examiné, vendredi, le dossier de 24 candidats poursuivis pour des faits présumés de fraude lors des examens du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Brevet d’études professionnelles (BEP), session 2026. Selon le parquet, les prévenus auraient utilisé des outils numériques et des applications d’intelligence artificielle pour obtenir ou transmettre des réponses pendant les épreuves écrites.

Les faits reprochés se seraient déroulés les 2 et 3 juin 2026. D’après les éléments présentés à l’audience, certains candidats auraient discrètement photographié les sujets d’examen dans les salles de composition avant de les soumettre à des plateformes d’intelligence artificielle comme ChatGPT, Gemini ou Grok afin de générer des réponses. D’autres auraient envoyé ces clichés à des complices situés hors des centres d’examen, lesquels se chargeaient de traiter les sujets à l’aide de ces technologies avant de renvoyer les réponses aux candidats.

Au cours des débats, certains prévenus ont reconnu les faits qui leur sont reprochés tandis que d’autres ont contesté les accusations. Face à la diversité des situations, le ministère public a demandé une requalification des faits en tentative de fraude ou en complicité de fraude, selon le degré d’implication de chaque mis en cause.

Le parquet a rappelé que l’article 376-1 du Code pénal burkinabè sanctionne les actes de fraude aux examens par des peines pouvant aller de six mois à trois ans d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre trois millions de francs CFA. Dans ses réquisitions, le ministère public a sollicité des peines de travaux d’intérêt général combinées à des sanctions privatives de liberté. À défaut, il a requis des peines de prison ferme accompagnées d’amendes avec sursis.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré. La décision est attendue le 26 juin 2026.

Médard Clobechi

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