Tournée statutaire dans le Mono: À Comé, le Préfet Milohin sonne la fin des « beaux discours »

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Dans le cadre de sa première tournée statutaire au titre de l’année 2026, le préfet du Département du Mono, Dêdêgnon Bienvenu Milohin, a fait fini par la commune de Comé. Cette rencontre de supervision, loin d’être une simple formalité administrative, s’est muée en un dialogue républicain d’une rare intensité. Entre les exigences de performance de la tutelle et les engagements solennels de la nouvelle équipe municipale, les bases d’une gouvernance locale axée sur l’obligation de résultats ont été rigoureusement posées.

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Une tournée sous le signe de l’exigence et de l’impact territorial, véritable boussole du développement à la base, la tournée du Préfet Dêdêgnon Bienvenu Milohin s’est imposée à Comé comme un cadre d’évaluation mutuelle et de cadrage stratégique. L’autorité préfectorale a d’emblée donné le ton en saluant le dynamisme proactif et la jeunesse du nouveau maire, Edgar Tohouégnon. Pour le préfet Milohin, la visibilité particulière du département du Mono constamment sous les projecteurs en raison de sa proximité avec le chef de l’État impose une exemplarité de chaque instant. Les élus locaux sont ainsi sommés de traduire les promesses de campagne en axes opérationnels concrets. Cette rigueur s’est également matérialisée par l’intervention technique du secrétaire général du Département du Mono, Sègla Arnaud Agon. Ce dernier a rappelé le cadre légal fixé par l’article 30 du Code de l’administration territoriale, réitérant l’obligation pour la commune de se doter d’outils de planification robustes (PDC, schémas directeurs). Arnaud Agon, a par ailleurs clarifié les rôles issus de la réforme de la décentralisation, invitant les élus à assumer pleinement leurs prérogatives d’orientation et de contrôle stratégique, sans se retrancher derrière la séparation des fonctions politiques et techniques.

Recommandations phares : Éducation, santé et salubrité publique

Au cœur des orientations préfectorales, figure l’alignement impératif de Comé sur les grandes priorités gouvernementales. Le Préfet Milohin a formulé des recommandations sectorielles strictes, à appliquer sans délai sur le territoire communal. L’application rigoureuse, dès la prochaine rentrée scolaire, de la gratuité de l’enseignement secondaire général et technique pour toutes les filles. L’opérationnalisation de la prise en charge systématique des urgences vitales dans les formations sanitaires, suivant le principe universel des « soins d’abord, paiement différé ». L’accompagnement accru des producteurs locaux de riz, coton, soja et anacarde afin de maximiser les rendements et capter les primes incitatives de l’État.

L’urgence des communications : préserver la jeunesse face aux fléaux

Un accent dramatique et solennel a été mis sur la nécessité d’une communication d’urgence concernant la préservation du capital humain de la commune. Constatant avec gravité la prolifération des drogues et la multiplication des ghettos à Comé, le préfet a lancé un appel vibrant aux élus locaux et aux chefs traditionnels. La position de la tutelle est catégorique : aucun projet d’infrastructure ou de développement économique ne pourra se pérenniser si la jeunesse, héritière de la commune, est décimée par les psychotropes. Il y a urgence à agir, à sensibiliser et à mener une lutte active et coordonnée sur le terrain pour assainir l’environnement des jeunes et garantir l’avenir de la collectivité.

Face à ce cahier des charges exigeant, le maire de Comé, Edgar Tohouégnon, a fait montre d’une posture de responsabilité et de pragmatisme. Recevant avec satisfaction les observations de la conférence administrative, l’édile de Comé a affirmé sa volonté de rompre avec l’incivisme fiscal pour instaurer une culture du « consentement progressif et responsable à l’impôt ». La clé de voûte de son action repose sur un plan stratégique de mobilisation des ressources propres (2027-2029), élaboré avec l’appui du projet ProReform, qui intègre une digitalisation des mécanismes de recettes pour plus de transparence
Dans une fin de session très unificatrice, le maire de Comé a martelé que le temps des clivages politiques était révolu : les 19 conseillers communaux travaillent désormais main dans la main sous une seule bannière, celle de l’intérêt collectif.

S’appuyant sur une vision claire déclinée en 8 axes stratégiques et soutenue par un dispositif rigoureux de suivi-évaluation, Edgar Tohouégnon a conclu par un engagement personnel fort. Affirmant disposer de sept années pour « s’offrir sa parole », l’édile de Comé se place sous le régime de l’obligation de résultats, déterminé à inscrire son mandat dans la postérité par des réalisations tangibles et mesurables au profit de ses concitoyens.

Aristide Agbonagban

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