L’ancien président du comité de lotissement d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Kpodji, Mathias Tandji, et l’ex-Directeur de l’Institut Géographique National (IGN), Roch Abdon Bah, ont été placés en garde à vue à la Brigade criminelle depuis vendredi le 14 août 2026, dans le cadre d’une enquête portant sur de présumées irrégularités dans la gestion des opérations de lotissement d’Agblangandan. L’information qui courait comme une rumeur a pu être confirmée par le département enquête enquête et investigation du groupe de presse le Potentiel. Et les raisons de cette double interpellation rouvrent le débat sur la fiabilité des procédures foncières et immobilières.

Mathias Tandji et Roch Abdon Bah apprennent à séjourner derrières les barres de fer en garde-à-vue à la brigade criminelle depuis le vendredi 14 août 2026. Les deux anciens responsables ont été visiblement rattrapés par des actes « pas trop clairs » dans une procédure de gestion foncière voire de cession d’immeubles dans la commune de Sèmè-Podji. Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête menée par le Dei du Groupe de presse Le Potentiel, deux numéros d’état des lieux (4298 et 6255) auraient été attribués sans identification préalable des immeubles concernés, sur la base de répertoires rectificatifs qui auraient été signés par Roch Abdon Bah, ex-Directeur de l’IGN. Ces numéros auraient ensuite servi à l’ancien président du comité de lotissement, Mathias Tandji, pour céder des parcelles à un tiers, en dehors de toute procédure de recasement et sans paiement des frais de lotissement, selon les mêmes sources. Et la conséquence de ce montage est immédiate. Avec cette gestion confuse hors de tout cadre règlementaire, des parcelles déjà attribuées à un propriétaire présenté comme légitime et détenteur de documents et d’un permis d’habiter auraient été occupées de façon illégale. De même, sur cette base de fausseté, ces mêmes parcelles ont été revendues à un autre acquéreur par la collectivité Vodounon Ahizon. Une situation qui aurait généré une double attribution et de multiples conflits d’occupation sur le terrain. L’affaire qui accable aujourd’hui Mathias Tandji et Roch Abdon Bah est une nébuleuse à plusieurs étages. Dans ce dossier, l’enquête aurait également mis en évidence de fortes contradictions entre les différents répertoires en circulation. Le répertoire détenu par la mairie différerait de celui transmis à l’urbaniste, tandis que les numéros litigieux ne figureraient pas dans le répertoire officiel tenu par l’expert géomètre. Les auditions de représentants de la mairie, du géomètre et de l’urbaniste auraient déjà été réalisées dans ce cadre, et des documents complémentaires seraient encore attendus pour permettre d’établir plus précisément les responsabilités de chacun. D’après les informations recueillies par le Département enquête et investigation (Dei) du Groupe de presse Le Potentiel, les faits reprochés aux deux personnes actuellement en garde à vue s’articuleraient autour de présomptions d’attribution irrégulière, de cessions frauduleuses, d’occupations illégales et d’incohérences documentaires, qui dessineraient les contours d’un système présumé de manipulation des opérations de lotissement à Agblangandan. Les acteurs de la chaîne pénale s’attèlent donc à démêler les contours de cette affaire et imputer les responsabilités conformément aux lois en vigueur. Le Potentiel suit ce dossier de près. Mais pour l’heure, Mathias Tandji et Roch Abdon Bah sont maintenus en garde-à-vue en attendant leur présentation au procureur spécial de la Cour spéciale des affaires foncières (CSAF) . A suivre

















































