Joseph Djogbénou après son élection à la tête du parlement : « Nous entamons cette 10e législature avec une pensée profonde pour les Béninois et les Béninoises qui sont dans la peine »
Louis Vlavonou cède son fauteuil de président de l’Assemblée nationale du Bénin à Joseph Djogbénou élu après l’installation des députés de la 10e législature du parlement béninois. Après son élection, l’ancien président de la Cour Constitutionnelle s’est adressé au peuple béninois et à ses collègues députés. Il en a profité pour exprimer sa reconnaissance au chef de l’Etat Patrice Talon.
PREMIERE ADRESSE DE JOSEPH DJOGBENOU APRES SON ELECTION

Monsieur le ministre en charge de la Justice et de la Législation,
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Mesdames, Messieurs les députés, mes chers collègues,
Les premiers mots, en ces circonstances, sont des mots de gratitude, d’abord en votre nom, à l’endroit de ce peuple, de cette nation qui, dans sa diversité, a fait à chacune et à chacun de nous confiance pour la représenter.
Je voudrais, en votre nom à nous tous, lui adresser notre reconnaissance et notre gratitude. Cette confiance sera honorée.
Ensuite, au nom des membres du Bureau, à votre endroit, mes chers collègues, pour nous avoir honorés de votre confiance afin de vous représenter et d’incarner, en votre nom, la représentation nationale, je voudrais vous remercier pour cet acte majeur que vous accomplissez ce jour.
Je voudrais aussi, toujours en votre nom, remercier le doyen d’âge et les membres du Bureau d’âge. Monsieur le doyen d’âge, chers collègues, vous êtes d’une jeunesse prodigieuse et inspirante, et nous vous remercions tous d’avoir conduit l’installation des membres de l’Assemblée nationale de la 10ᵉ législature et l’élection des membres du Bureau.
Mesdames et Messieurs, chers collègues, la 10ᵉ législature s’installe dans un contexte que chacun connaît, au plan national, régional et international. De tous côtés et à tous points de vue, c’est un contexte de grande concurrence internationale, où il faut chercher les moyens nécessaires pour honorer et assurer l’épanouissement de chacune et de chacun de nos concitoyens.
Nous sommes honorés de contribuer à cet exercice dans la mise en œuvre du pouvoir législatif.
Le contexte national est celui de l’actualisation et de la concrétisation des grandes réformes que le président Patrice Talon a inspirées et conduites. Je voudrais, en ces lieux et de cette tribune, lui adresser notre sincère reconnaissance et notre gratitude pour son courage, sa pugnacité et sa rigueur, afin que le Bénin compte.
Nous entamons, dans le cadre de cette réforme, le premier des septennats.
Bientôt aura lieu l’élection du président de la République. Je veux dire à chacune et à chacun que démarre aujourd’hui la première marche vers l’élection du candidat que, de tous les bords ici, nous avons choisi pour cette élection.
Je voudrais surtout, enfin, remercier le président Abdoulaye Bio Tchané et l’ensemble des dirigeants du Bloc républicain, ainsi que l’ensemble des dirigeants de l’Union progressiste le Renouveau.
Remercier les militantes et les militants de chacun des partis.
Remercier chaque citoyenne et chaque citoyen, encore une fois, pour l’honneur qu’ils nous ont fait afin que nous soyons ici présents et que nous contribuions, avec l’exécutif, à la représentation du Bénin et à la défense de notre nation.
Mesdames et Messieurs, mes chers collègues, nous entamons cette dixième législature avec une pensée profonde.
D’abord pour chaque citoyenne et chaque citoyen qui sont sur les différents théâtres pour assurer la protection de notre pays, dans les centres de santé, sur les théâtres de combat, pour assurer le bien, le pain et le vin à chacune et chacun de nos compatriotes.
Nous entamons également cette dixième législature avec une pensée profonde pour les Béninois et les Béninoises qui sont dans la peine. Nous agirons de sorte à diminuer cette peine, quelle que soit sa source, quelle qu’en soit la cause.
Nous entamons enfin cette dixième législature sous la protection de Dieu, sous la protection des mains de nos ancêtres. Que Dieu protège le Bénin.
Et compte tenu du temps qui passe et de la fatigue que je lis en chacun de nous, je voudrais, en vous dédiant ce premier coup de maillet, en le dédiant à notre pays et à nos concitoyens, suspendre la séance et déclarer qu’elle est levée.