Police républicaine: Commissariat de Akassato, quatre policiers dans le pétrin après un deal, deux déposés en prison, deux en cavale et recherchés, les identités
L’interpellation et emprisonnement des fonctionnaires de police républicaine au commissariat de Akassato secoue la police républicaine. Quatre agents sont pris dans une affaire d’arrangement pécuniaire qui a mal tourné. Deux sont en prison. Deux autres sont en fuite.
La semaine dernière, deux des quatre fonctionnaires du commissariat de Akassato ont d’abord été placés en garde à vue à la brigade économique et financière (BEF), avant d’être présentés au procureur spécial près la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les deux autres agents, interpellés dans la même affaire, ont été conduits depuis le commissariat vers la BEF. C’est au cours de ce transfèrement que ces deux derniers ont pris la fuite. À l’issue de la procédure, deux agents dont une femme ont été placés en détention préventive.
Selon des sources recoupées par le département enquête et investigation (DEI) du groupe de presse Le Potentiel, tout part de l’interpellation d’un certain R. Farid. Son téléphone contiendrait des éléments à caractère délictuelle. L’audition glisse vers une négociation. Un arrangement sur fond d’argent est conclu. R. Farid repart. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Elle se termine par une dénonciation.
Les noms circulent, LAYISSI I., Koumakpaï R., et le SBCP ALAHASSA L. Le quatrième nom reste introuvable côté enquête. Les mis en cause auraient reconnu les faits et remboursé les sommes perçues. Geste tardif. La hiérarchie maintient la procédure. Dans ce dossier d’interpellation et emprisonnement des fonctionnaires de police républicaine, le remboursement n’efface pas l’infraction.

Puis vient la scène qui alimente les conversations , alors qu’ils sont en route pour la BEF, un ancien agent de cette unité et l’un de ses seconds faussent compagnie à leurs escortes. Évasion nette. Depuis, ils sont introuvables. Ironie sèche, des policiers recherchés par leurs collègues.
Les deux autres agents, eux, sont déposés en prison, tout comme R. Farid, bénéficiaire de l’arrangement. Ils seront jugés dans les prochaines semaines. Les deux fugitifs sont activement traqués.
À Akassato, l’affaire laisse un goût amer. Elle rappelle une évidence, l’uniforme protège la loi, pas celui qui la marchande. L’interpellation et emprisonnement des fonctionnaires de police républicaine sonnent comme un rappel à l’ordre. Sec, sans détour.
Joseph Sossou