Guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis : Le Moyen-Orient dans le brasier, des vies sacrifiées

0 423

Menace existentielle, régime terroriste, régime sioniste, le  »grand satan », programme balistique iranien, bombe atomique, programme nucléaire militaire, théocratie meurtrière… Ces derniers jours, ces expressions ont inondé les médias sociaux et les médias classiques. Partout sur le globe, toutes les attentions étaient portées sur le Moyen-Orient depuis que Donald Trump, le président des États-Unis, a déployé sur les côtes iraniennes, toute l’armada militaire de la grande Amérique. Que va-t-il faire? Va-t-il enclencher une guerre contre le pays du guide suprême Ali Khamenei, chef de la République islamique d’Iran ? Le président américain veut-il décapiter le régime des mollahs au pouvoir depuis 47 ans ? Alors que ces questions étaient intactes dans les esprits, les portes de la diplomatie semblaient s’ouvrir parallèlement aux discours menaçants lancés çà et là par Iraniens, américains et Israéliens. Puis, comme en stratégie de guerre, le 28 février 2026, les États-Unis ont lancé conjointement avec l’armée d’Israël une série de frappes contre l’Iran. Une guerre en pleine négociation sur le programme nucléaire iranien. Une guerre que Donald Trump et Benjamin Netanyahou, premier ministre israélien qualifieront de  »guerre préventive  ». Narratif rejeté par le guide suprême Ali Khamenei et les autorités militaires d’Iran. Le Guide Khamenei et plusieurs hauts responsables de l’appareil d’État iranien ont été éliminés par les raids américano-israëliens. Une réplique automatique s’en est suivie. L’iran déploie ses forces, bombarde des bases militaires américains dans plusieurs pays du Golfe, aux Emirats Arabie saoudite, au Barheim, au Qatar, au Koweït, etc. Des bâtiments civils et des complexes hôteliers ont été aussi touchés par des salves de missiles lancées par l’Iran dans les pays du Golfe, tous alliés des États-Unis. Israël, ennemi direct désigné par l’État iranien a été aussi ciblé par des missiles avec des dégâts humains et matériels. Les gardiens de la révolution iranienne, forces armées de la république islamique d’Iran, ont aussi bloqué le Détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle plus de 20% du pétrole mondial transite à bord des navires pétroliers. Plus de 700 morts (civils et militaires, enfants et femmes..) ont déjà été dénombrés en Iran depuis le début des frappes aériennes américano-israëliennes. Si côté États-Unis, le bilan partiel fait état de six (6) soldats tués dans le conflit. Des dégâts énormes et des morts sont aussi signalés dans tous les pays du Moyen-Orient. Les conséquences seront insoutenables pour l’économie mondiale. Et cette guerre au coût humain inquiétant va durablement impacter les bourses des populations à travers le monde. Face à l’évidence, cette guerre absurde est dénoncée par des esprits rationnels à travers le monde. C’est le cas de l’acteur politique français Jean-Luc Mélenchon. « Nous sommes entrés dans une ère de suprémacisme. Le suprémacisme est le mal de notre époque », lâche-t-il. Il rappelle le nazisme comme une forme de suprémacisme ayant plongé le monde dans l’horreur. Dans la guerre en cours au Moyen-Orient, il y voit un affrontement entre deux axes promoteurs du suprémacisme. D’un côté, le suprémacisme nord-américain qui élimine tous ceux qui ne s’alignent pas sur la vision des États-Unis. De l’autre, le régime des mollahs qui a proclamé la supériorité d’une race sur d’autres au sein même de l’islam au Moyen-Orient. « Les guerres préventives, ça n’existe pas. Les guerres propres, ça n’existe pas », déclare Jean-Luc Mélenchon désavouant Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il qualifie de Chef d’état génocidaire. Dénonçant les atrocités du régime des mollahs, Jean-Luc Mélenchon s’oppose aux actions des États-Unis et son allié Israëlien. En plein mois de jeûne et de carême, l’Iran laisse Allah pour tirer des missiles, et Israël délaisse Jésus pour mener des frappes meurtrières. L’un mis dans l’autre, la foi a cédé place à la guerre avec des morts, des morts et des morts. Face au coût humain déjà lourd, il est temps d’arrêter cette guerre absurde entre suprémacisme déclenchée pour des problèmes qui auraient pu se résoudre dans le cadre d’un dialogue respectueux entre États.

Banniere carrée

B. K. S

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!