Conseil des ministres du 4 février 2026: Contrôle technique des Infrastructures sanitaires, l’État resserre la vis

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Le projet de construction et de réhabilitation des formations sanitaires franchit une étape décisive. À la lecture du conseil des ministres de ce mercredi 4 février 2026, un point s’impose, le gouvernement enclenche une mission de contrôle technique sur une série de chantiers hospitaliers à travers le pays. Objectif affiché, encadrer l’exécution et sécuriser la qualité des ouvrages.

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La mission vise d’abord les grands pôles universitaires. Sont concernés le centre hospitalier universitaire de la zone sanitaire Abomey-Calavi/So-Ava, les centres hospitaliers universitaires départementaux de l’Ouémé et du Borgou, le Centre national hospitalier universitaire Hubert KOUTOUKOU MAGA ainsi que le Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l’Enfant Lagune.

Le contrôle s’étend aussi aux hôpitaux de 65 lits prévus à Savalou, Dassa, Lokossa, Ouidah et Cotonou. À cela s’ajoutent l’hôpital de zone de 120 lits et le centre de santé de Kétou, l’hôpital de zone de Sakété et le centre de santé de Pobè. Les hôpitaux de 120 lits des zones sanitaires Adjarra-Avrankou-Akpro-Missérété, Adjohoun-Bonou-Dangbo et Zogbodomey-Bohicon-Zakpota sont également intégrés au dispositif.

La liste ne s’arrête pas là. L’hôpital de zone d’Allada-Toffo-Zè, le centre funéraire d’Abomey-Calavi, le centre des urgences de Ouidah, l’École de formation en sciences paramédicales d’Abomey-Calavi ainsi que les centres hospitaliers départementaux de l’Atacora et de la Donga entrent dans le périmètre de la mission.

Ce choix n’est pas anodin. Le projet de construction et de réhabilitation des formations sanitaires mobilise des budgets lourds et engage la crédibilité de la politique hospitalière. Chaque défaut technique, chaque retard, se paie en vies perturbées, en soins différés, en confiance entamée.

Les ministres concernés ont reçu instruction de signer les contrats avec les cabinets retenus et de veiller à leur exécution. Le message est clair : le contrôle ne doit pas rester formel. Il devra porter sur la conformité des études, la solidité des ouvrages, le respect des normes hospitalières et des délais.

À travers cette mission, le gouvernement envoie un signal de vigilance. Construire des hôpitaux ne suffit pas. Il faut des infrastructures sûres, fonctionnelles et adaptées aux besoins réels. Le projet de construction et de réhabilitation des formations sanitaires entre ainsi dans une phase où la technique et la rigueur priment sur l’annonce.

Joseph Sosso 

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