Modernisation du transport routier au Bénin : L’ANaTT expérimente la lettre de voiture internationale électronique au PAC
L’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) franchit une nouvelle étape dans la digitalisation du transport routier de marchandises au Bénin. Depuis le 29 avril et jusqu’au 20 mai 2026, l’institution mène une phase expérimentale d’émission électronique de la lettre de voiture internationale (LVI) au départ du Port Autonome de Cotonou, en collaboration avec plusieurs partenaires du secteur logistique. Cette initiative, qui précède le lancement officiel de la phase pilote du dispositif, vise aussi bien les acteurs nationaux que ceux des pays de l’hinterland. Elle s’inscrit dans la dynamique de modernisation des procédures de transport et de fluidification des échanges commerciaux dans la sous-région. Durant cette période de test, les lettres de voiture internationales électroniques sont émises au sein de plusieurs sociétés logistiques afin d’évaluer l’efficacité du système mis en place. Le dispositif repose notamment sur l’interconnexion entre le système portuaire et le Système intégré de Gestion du Fret Routier (SYGFR), permettant une gestion plus rapide, sécurisée et transparente des opérations liées au fret. Selon l’ANaTT, cette réforme prolonge les actions engagées depuis octobre 2024 avec l’intégration du système « Carte de transport- appelé camion ». Ce mécanisme avait pour objectif de faciliter l’enrôlement massif des transporteurs nationaux et étrangers opérant au Port Autonome de Cotonou, tout en améliorant la gouvernance du fret routier. Les premières expérimentations ont déjà permis l’émission réussie des « appelés camions », favorisant une meilleure organisation du chargement des marchandises, une optimisation des flux logistiques ainsi qu’une plus grande transparence dans l’attribution du fret. Fort des résultats jugés encourageants de cette phase test, le lancement officiel du système est annoncé pour le mois de mai 2026.

À travers cette réforme, le gouvernement béninois entend renforcer la compétitivité de la plateforme portuaire de Cotonou, tout en poursuivant la modernisation du secteur des transports terrestres et l’amélioration durable de la circulation des marchandises dans l’espace sous-régional.
B.K.S.