Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme : L’onde de choc du putsch raté atteint le cœur du parquet spécial
7 décembre 2025. Jour d’activation d’un funeste projet de tentative de putsch militaire au Bénin. Plus de trois (3) mois après ces événements coûteux en vies humaines et en dégâts matériels, l’appareil judiciaire reste actif dans l’enquête. Et parmi les interpellations, celle de Madame N. S. interroge à plus d’un titre. N. S. est la secrétaire particulière (SP) du procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques du terrorisme (CRIET). Interpellée depuis le vendredi 27 février 2026, N. S. a passé une semaine en garde à vue à la Brigade économique et financière (BEF) avant d’être présentée le vendredi 6 mars 2026 au parquet spécial de la CRIET. Jusqu’ici, une épaisse fumée enveloppait les raisons de l’interpellation de la SP du procureur spécial Mario Mètonou. Sur cet angle mort du dossier, le département enquête et investigation (Dei) du groupe de presse Le Potentiel est resté particulièrement actif dans la collecte d’informations. Depuis là comparution de madame N. S., une raison paraît désormais incontestable. La secrétaire particulière du procureur spécial de la CRIET est l’épouse du Capitaine Alfred Yoto. Cet officier des forces armées beninoises a été cité dans l’affaire de tentative de coup d’État déjoué le 07 décembre 2025. Le capitaine Alfred Yoto figure sur la liste des officiers contre qui une fatwa est lancée au Bénin. Pour son implication dans les événements fâcheux du 7 décembre 2025, le capitaine Alfred Yoto est activement recherché. C’est dans le cadre de cette procédure que madame N. S, secrétaire particulière du procureur spécial de la CRIET a été arrêtée. En tant qu’épouse d’un officier fugitif, N. S. est une cible clé. Elle est censée connaître la position de son époux, le capitaine Alfred Yoto, ou à tout le moins être en contact avec lui. Ne voulant minimiser aucune piste pouvant aider à mettre la main sur les militaires en fuite dans le dossier »Coup d’État déjoué », l’appareil judiciaire est allé interpeller madame N. S. Auditionnée pendant de longues heures par le procureur spécial (son patron de service), l’épouse du capitaine Alfred Yoto a été libérée, puis placée sous contrôle judiciaire en attendant la fin de la procédure en cours. À suivre.

B. K. S