Assemblée nationale : la première session ordinaire de l’année 2026 s’ouvre et s’annonce riche en chantiers
La première session ordinaire de l’année 2026, au titre de la 10ᵉ législature de l’Assemblée nationale, s’est ouverte ce mercredi 15 avril 2026 lors d’une cérémonie solennelle. Elle a connu la présence effective de 97 députés sur 108, ainsi que d’anciens présidents du Parlement, de membres du gouvernement, du corps diplomatique et d’invités de marque.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Joseph, a rappelé quelques dossiers qui seront abordés au cours de ladite session. Il s’agit, entre autres, du projet de loi sur l’environnement en République du Bénin, du projet de loi portant Code de la route, du projet de loi portant Code des forêts et de la faune, ainsi que de plusieurs autres textes.

L.T.
EXTRAIT DU DISCOURS D’OUVERTURE DE LA PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2026
Mesdames et Messieurs les Présidents des institutions de la République,
Messieurs les anciens Présidents de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, notamment Monsieur le Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané,
Monsieur le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les membres du Bureau de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les membres de la Conférence des Présidents,
Chers collègues députés,
Excellences,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et représentants du corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs les hauts fonctionnaires de l’administration de l’Assemblée nationale et du Cabinet,
Monsieur le Commandant militaire du groupe de sécurité de l’Assemblée nationale,
Madame la Préfète du département de l’Ouémé,
Monsieur le Maire de la ville de Porto-Novo,
Distingués invités en vos rangs, grades et qualités,
Mesdames et Messieurs,
La présente cérémonie s’ouvre dans une période symbolique, aussi bien pour l’Assemblée nationale que pour notre Nation.
Le premier symbole, pour l’Assemblée nationale, est l’ouverture de cette première session ordinaire de l’année.
J’invoque Dieu, Allah et les mânes de nos ancêtres afin qu’ils bénissent cette session ainsi que celles à venir. Qu’ils nous accordent la paix, la disponibilité et surtout la santé, afin que nous puissions rendre à la Nation ce qu’elle attend de nous.
Le deuxième symbole concerne notre Nation.
Nous venons d’élire, à une large majorité, le Président de la République. Je voudrais, chers collègues députés, en votre nom à tous, adresser à nouveau nos chaleureuses félicitations à Monsieur Romuald Wadagni ainsi qu’à Madame Mariam Chabi Talata Zimé.
Je sais qu’ils peuvent compter sur nous.
Le Président de la République sait qu’il pourra s’appuyer sur la contribution de l’Assemblée nationale pour lui fournir les moyens législatifs nécessaires à la mise en œuvre de sa politique de développement.
Mesdames et Messieurs les députés,
La session qui s’ouvre s’annonce riche en chantiers. Outre l’examen du premier rapport du Président de l’Assemblée nationale couvrant la période du 8 février au 31 mars 2026, une trentaine de textes, pour la plupart hérités de la neuvième législature, sont inscrits à l’ordre du jour.
J’en citerai quelques-uns : le projet de loi portant maîtrise d’ouvrage public en République du Bénin ; le projet de loi sur l’environnement en République du Bénin ; le projet de loi portant Code de la route ; le projet de loi portant Code des forêts et de la faune ; le projet de loi relatif à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires ; la demande de seconde lecture de la loi n° 25-01 portant organisation de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales de santé humaine ; la mise en conformité de la loi n° 26-03 modifiant la loi organique sur la Cour constitutionnelle, telle que complétée par la loi n° 25-18 du 25 juillet 2025, à la suite de la décision DCC 26-003 du 27 février 2026 rendue par la Cour constitutionnelle.
Mes très chers collègues,
La mission de légiférer n’est pas la seule qui nous incombe. Il nous appartient également d’assurer pleinement le contrôle de l’action du Gouvernement.
L’exercice de cette mission fera l’objet d’un réaménagement au cours de l’actuelle législature, afin de rendre ce contrôle plus pertinent et surtout plus utile à notre population ainsi qu’au Gouvernement.
Dans ce cadre, au-delà du contrôle de l’action gouvernementale, il est essentiel d’envisager l’évaluation des politiques publiques. Celle-ci nous permettra de mesurer les effets de leur mise en œuvre et d’apporter, à travers la loi, des solutions plus rationnelles aux préoccupations de nos mandants…