Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine : passation de charges entre Shadiya Assouman et Yassine Latoundji
Le tout nouveau ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine a officiellement pris fonction dans la matinée de ce mardi 26 mai 2026. C’était au cours d’une cérémonie de passation de charges qui s’est déroulée en présence des cadres à divers niveaux du ministère.
Entre le discours de la ministre sortante, Shadiya Assouman, et celui du nouveau ministre, Yassine Latoundji, l’événement a révélé à la fois la continuité des réformes engagées et une volonté affirmée de transformer la culture en véritable moteur économique.
En effet, dans son allocution, Shadiya Assouman a dressé le bilan des avancées enregistrées ces dernières années sous l’impulsion du président Patrice Talon. Elle a également rappelé les efforts consentis pour la valorisation du patrimoine culturel, le développement des infrastructures muséales, le soutien à la création artistique ainsi que le rayonnement international du Bénin.

La ministre sortante a aussi insisté sur les défis qui attendent le nouveau responsable du département, notamment la restructuration institutionnelle après la dissolution de plusieurs agences culturelles, la poursuite des projets muséaux et la professionnalisation des métiers de la culture.
Shadiya Assouman a surtout mis en avant la nécessité de consolider les acquis afin de faire de la culture, du patrimoine et du tourisme des leviers durables de développement et d’attractivité pour le Bénin.
En prenant officiellement les charges, le nouveau ministre de la Culture, Yassine Latoundji, a adopté un ton plus direct et volontariste dans son discours. « Je ne viens pas ici pour faire un discours, je viens prendre un engagement », a-t-il déclaré d’entrée, affichant clairement son ambition d’obtenir des résultats concrets.
Le nouveau ministre a rendu hommage à ses prédécesseurs, notamment à Jean-Michel Abimbola, saluant les réformes majeures engagées ces dernières années, parmi lesquelles le retour des trésors royaux d’Abomey et l’organisation des Vodun Days.
Mais au-delà de l’héritage reçu, Yassine Latoundji entend orienter son mandat vers la structuration des industries culturelles et créatives. Pour lui, la culture ne doit plus seulement rayonner ; elle doit aussi produire de la richesse, créer des emplois et contribuer pleinement à l’économie nationale. « Une culture qui rayonne sans enrichir ceux qui la portent n’est qu’une vitrine », a-t-il affirmé.
L.T.