Cour Spéciale des Affaires Foncières : deux présumés vendeurs de terrains poursuivis pour escroquerie foncière à Tori-Bossito

0 100

Lors de son audience de ce lundi 22 juin 2026, la chambre correctionnelle de la Cour Spéciale des Affaires Foncières (CSAF) s’est penchée sur une affaire d’escroquerie liée à une transaction immobilière dans l’arrondissement d’Acadjamè, commune de Tori-Bossito.

Selon les faits exposés à la barre, dame A. P., à la recherche de terrains à acquérir, a été mise en relation avec les nommés A. F. et O. F., présentés comme héritiers d’un domaine familial. L’opération portait sur l’achat de deux parcelles, l’une évaluée à un million de francs CFA et l’autre à un million cinq cent mille francs CFA, soit un montant total de deux millions cinq cent mille francs CFA. Convaincue par les assurances des vendeurs et les documents qu’ils lui avaient présentés pour justifier leur qualité d’administrateurs du bien familial, la plaignante a versé une somme de 1 million 150 mille francs CFA à titre d’avance. Dans cette transaction, le nommé C. A., neveu des deux prévenus, a joué le rôle d’intermédiaire entre les parties. Il serait d’ailleurs en cavale.

Banniere carrée

Toujours selon les déclarations de la plaignante, lorsqu’elle s’est interrogée sur l’absence du liquidateur et administrateur principal du domaine dans les démarches de vente, les vendeurs lui ont expliqué que celui-ci se trouvait au couvent pour des cérémonies d’initiation et qu’il ne se présenterait qu’au moment du paiement du solde restant, estimé à 1 million 350 mille francs CFA.
Dès lors, la situation a éveillé les soupçons de dame A. P., notamment en raison des pressions exercées par les vendeurs pour qu’elle s’acquitte rapidement du reste de la somme convenue. Cherchant à obtenir davantage d’informations, elle s’est rendue à la mairie de Tori-Bossito où, à sa grande surprise, elle a appris que les parcelles concernées appartenaient à autrui et faisaient même l’objet d’un litige foncier.

À la barre, les prévenus, qui entre-temps auraient revendu les mêmes parcelles à une autre dame, ont rejeté les accusations portées contre eux et déclaré ne pas reconnaître les faits qui leur sont reprochés.
Après les débats, la Cour a confirmé le mandat de dépôt décerné contre les deux prévenus et a décidé de renvoyer le dossier au 13 juillet prochain pour la suite de la procédure.

L.T.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!