Faculté des sciences de la santé (FSS) à Cotonou : 98 nouveaux professionnels de santé mis sur le marché de l’emploi
Faculté des sciences de la santé (FSS) à Cotonou : 98 nouveaux professionnels de santé mis sur le marché de l’emploi
La Faculté des sciences de la santé (FSS) de l’Université d’Abomey-Calavi a mis à la disposition du système sanitaire béninois 98 nouveaux professionnels de santé. Réunis au Palais des Congrès de Cotonou ce lundi 29 juin 2026, les récipiendaires ont prêté serment au cours d’une cérémonie solennelle marquant leur entrée dans la vie professionnelle. Les autorités universitaires et gouvernementales ont saisi l’occasion pour lancer un appel à l’engagement, au patriotisme et à la valorisation de la recherche scientifique au service du développement du Bénin.
Cette promotion comprend 53 médecins, 25 pharmaciens, 9 assistants sociaux, 8 kinésithérapeutes, 2 nutritionnistes-diététistes ainsi qu’un diplômé de Master en protection de l’enfance et de la jeunesse, soit un total de 98 diplômés issus de cinq filières de la Faculté des sciences de la santé.
Dans son allocution, le doyen de la FSS, le Professeur Josué Déjinnin Georges Avakoudjo a rappelé que cette promotion a soutenu plus de 90 travaux de recherche, consacrés aux principaux défis sanitaires et sociaux du pays. Ces études mettent notamment en évidence la progression des maladies chroniques non transmissibles telles que l’hypertension artérielle, le diabète, les cancers ou encore les maladies rénales.
Le Professeur Avakoudjo a également indiqué que les recherches conduites par les étudiants ont permis de documenter les infections associées aux soins, l’antibiorésistance et les insuffisances dans la prise en charge des patients. Il a ajouté que deux études multicentriques menées dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest placent désormais la FSS parmi les institutions pionnières dans le domaine de la simulation chirurgicale assistée par l’intelligence artificielle. S’adressant directement aux nouveaux diplômés, le Professeur Avakoudjo leur a rappelé que leur formation a été financée par l’ensemble des contribuables béninois. Selon lui, le départ définitif des professionnels de santé constitue une perte importante pour les populations, notamment dans les communes rurales.
Tout en reconnaissant l’intérêt des formations à l’étranger, il les a invités à distinguer mobilité académique et fuite des cerveaux. Il leur a demandé de revenir partager leurs compétences et contribuer au développement du système sanitaire national, rappelant que « derrière chaque ordonnance se trouve une famille et derrière chaque patient une histoire humaine ».

Président du jury international, le Professeur Anatole Lalèyè a salué la qualité du parcours des nouveaux diplômés. Il a affirmé que ces derniers disposent désormais des compétences scientifiques, techniques et éthiques nécessaires pour assurer des soins de qualité aux populations.
Selon lui, les années de recherche ont permis aux récipiendaires de développer l’esprit critique, la rigueur scientifique, le respect de l’éthique et le sens des responsabilités. Il leur a rappelé que leur diplôme constitue à la fois une récompense et un engagement envers la société.
Représentant la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Agnès Badou Savi a transmis les félicitations du gouvernement aux nouveaux diplômés. Elle leur a rappelé que leur réussite est l’aboutissement d’années d’efforts, mais surtout le début d’une mission au service des populations. Insistant sur les valeurs d’engagement, de responsabilité et d’empathie, elle a souligné que la médecine ne peut être dissociée de sa dimension humaine et sociale.
La représentante ministérielle s’est particulièrement réjouie de constater que plusieurs travaux de recherche étaient consacrés aux personnes vulnérables, à l’inclusion sociale et à la médecine préventive.
Au nom des diplômés, Christelle Quenum, a exprimé la reconnaissance de l’ensemble de la promotion envers les autorités universitaires, les enseignants, le personnel administratif ainsi que les familles pour leur accompagnement durant tout le cursus. Elle a rappelé que cette cérémonie symbolise moins la fin d’un parcours universitaire que le début d’une responsabilité professionnelle. Revenant sur les valeurs acquises durant la formation, elle a insisté sur le respect, la solidarité, la patience, la compassion et l’entraide. Évoquant les nombreux défis sociaux auxquels le pays est confronté, la représentante des récipiendaires a affirmé que les futurs assistants sociaux auront pour mission d’accompagner les personnes vulnérables sans discrimination, de défendre leurs droits et de contribuer à restaurer leur dignité.
À travers cette 48ᵉ cérémonie de prestation de serment, la Faculté des sciences de la santé confirme sa volonté de former des professionnels compétents, attachés aux valeurs de l’éthique, de la recherche et du service public.
Médard Clobechi