Fédération béninoise de football : De Chacus, un bel héritage, une succession de qualité s’impose

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A la Fédération béninoise de football (Fbf), huit années de stabilité et de réformes ont marqué la gouvernance de l’actuel président Mathurin De Chacus. À l’heure de préparer l’avenir, la question du profil de son successeur s’impose comme un enjeu majeur pour préserver les acquis du football béninois. En effet, à l’approche de la fin du mandat de Mathurin De Chacus à la tête de la Fédération béninoise de football (FBF), le débat dépasse désormais le simple exercice du bilan. Si les huit dernières années sont largement perçues comme une période de stabilisation et de restructuration du football national, elles ouvrent aussi une réflexion de fond sur le choix du prochain président et sur sa capacité à poursuivre la dynamique engagée depuis 2018.

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Huit années pour restaurer la stabilité

Lorsqu’il prend les commandes de la Fédération en 2018, Mathurin De Chacus hérite d’une institution fragilisée par des crises à répétition, des tensions internes et une gouvernance souvent contestée. Les divisions entre acteurs du football, les soupçons entourant certaines compétitions et l’instabilité institutionnelle freinent alors le développement de la discipline. Huit ans plus tard, le paysage apparaît sensiblement différent. Les championnats nationaux se déroulent avec une régularité accrue, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les compétitions de jeunes, le football amateur et le football professionnel bénéficient d’une organisation plus stable, tandis que l’administration fédérale s’est progressivement professionnalisée. Parmi les principaux acquis attribués à cette gouvernance figure également la sécurisation des ressources financières de la Fédération. Opérateur économique à succès, Mathurin De Chacus a conduit son mandat dans un contexte d’indépendance financière personnelle, un élément que plusieurs observateurs considèrent comme un facteur ayant favorisé une gestion plus sereine, moins exposée aux pressions extérieures et davantage orientée vers l’intérêt général du football béninois. Son mode de gouvernance s’est également appuyé sur la concertation et sur la confiance accordée aux membres du comité exécutif ainsi qu’aux techniciens de l’administration fédérale. Cette approche a contribué à réduire les conflits institutionnels qui avaient longtemps marqué la vie de la Fédération. Pour de nombreux acteurs du football, cette stabilité administrative et sportive constitue aujourd’hui l’un des principaux héritages du mandat qui s’achève.

Une succession qui dépasse le simple changement d’hommes

Mais au-delà du bilan, une interrogation s’impose : comment préserver ces acquis ?
Pour plusieurs observateurs, la succession ne devrait pas être perçue comme une alternance de circonstance, mais comme la poursuite d’un projet de gouvernance. Les progrès enregistrés depuis 2018 restent fragiles et pourraient être remis en cause si les principes ayant permis leur réalisation venaient à disparaître. Le futur président est ainsi attendu sur plusieurs qualités essentielles. Il devrait d’abord disposer d’une indépendance financière suffisante pour exercer ses responsabilités sans dépendance ni conflit d’intérêts. Cette autonomie est perçue comme un gage de liberté dans la prise de décision et de protection de l’intérêt général. Une solide expérience dans la gestion d’entreprises, d’institutions ou d’organisations sportives apparaît également comme un atout majeur. La conduite d’une fédération moderne exige des compétences en management, en gouvernance, en mobilisation des ressources et en pilotage stratégique. Le prochain dirigeant devrait également nourrir une véritable passion pour le football et le développement de la jeunesse, tout en connaissant les réalités quotidiennes des clubs, des ligues, des entraîneurs, des arbitres et de l’ensemble des acteurs du football béninois. Autre qualité régulièrement évoquée, c’est la capacité à s’entourer de techniciens compétents et à leur faire confiance. L’une des caractéristiques du mandat de Mathurin De Chacus aura justement été de favoriser un environnement de travail relativement stable, où les compétences techniques ont pu s’exprimer dans la durée.
Les attentes portent aussi sur des valeurs personnelles telles que l’intégrité, le sens du rassemblement, l’humilité, la capacité d’écoute, l’impartialité, le respect des textes, l’attachement à la transparence et le souci constant de faire prévaloir l’intérêt collectif sur les ambitions individuelles. Certains acteurs du football estiment également que le futur président devrait être un homme de convictions, attaché aux valeurs morales et éthiques, capable d’exercer ses responsabilités avec responsabilité et discernement.

Préserver une dynamique

L’histoire récente du football béninois rappelle que les périodes de crise ont souvent été marquées par des rivalités internes, des soupçons de manipulation, des conflits de personnes et une gouvernance instable.

À l’inverse, les huit dernières années ont montré que la stabilité institutionnelle, la maîtrise des ressources financières et la professionnalisation progressive de l’administration peuvent constituer des leviers de développement. L’enjeu de la prochaine élection dépasse donc le choix d’un dirigeant. Il s’agit de désigner un président capable de consolider les réformes engagées, de maintenir la crédibilité des compétitions, de renforcer la gouvernance fédérale et de poursuivre les efforts entrepris au bénéfice des clubs, des joueurs, des arbitres, des entraîneurs et de toute la jeunesse béninoise. Le défi de la succession s’inscrit ainsi dans une logique de continuité autant que de renouvellement. Pour la Fédération béninoise de football, il ne s’agit pas seulement d’écrire une nouvelle page, mais de veiller à ce que les acquis des huit dernières années constituent un socle durable pour les ambitions futures du football béninois.

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