Maroc : Visé par des accusations de violences sexuelles, l’archevêque de Rabat se met provisoirement en retrait

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L’archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero, a annoncé son retrait temporaire de ses activités publiques. Cette décision intervient après l’ouverture d’une enquête du Vatican à la suite d’accusations de violences sexuelles formulées par plusieurs femmes. Le prélat espagnol conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme vouloir coopérer avec les investigations.

Âgé de 74 ans et en fonction au Maroc depuis 2018, Cristobal Lopez Romero fait l’objet de plusieurs témoignages transmis aux autorités ecclésiastiques. L’un d’eux émane d’une retraitée engagée au sein de l’Église catholique marocaine, qui affirme que des faits dénoncés auraient débuté fin 2024. Elle indique avoir alerté, dans un premier temps, le vicaire général de l’archidiocèse avant d’adresser un courrier à la nonciature apostolique, représentation diplomatique du Vatican à Rabat, en avril dernier. Un autre témoignage, transmis en mai aux autorités religieuses, fait état de comportements jugés déplacés par son autrice, notamment des gestes physiques qu’elle décrit comme inappropriés.

*Une procédure interne engagée par le Vatican*

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À la suite de ces signalements, le Vatican a ouvert une enquête pour examiner les faits rapportés. Pendant la durée des investigations, Cristobal Lopez Romero a annoncé qu’il ne présiderait plus de célébrations publiques et qu’il se retirerait des activités pastorales. Le religieux espagnol nie toute agression, violence ou harcèlement sexuel et assure vouloir apporter sa pleine coopération aux enquêteurs. Toutefois, à ce stade, aucune procédure judiciaire n’a été engagée devant les autorités marocaines.

Par ailleurs, ce dossier intervient alors que l’institution catholique marocaine traverse une période jalonnée par plusieurs affaires mettant en cause certains membres du clergé. En novembre dernier, un prêtre français avait notamment été mis en cause dans une affaire impliquant des migrants accueillis dans un centre de Casablanca.

Laura LEKE

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