Le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est remis en cause après une nouvelle escalade militaire. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, l’armée américaine a frappé plus de 80 cibles en territoire iranien, en représailles aux attaques attribuées à Téhéran contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les frappes ont visé notamment des installations militaires, des systèmes de défense antiaérienne et des batteries de missiles autour de Bandar Abbas, Sirik et de l’île de Qeshm. Washington a également annoncé le rétablissement des sanctions sur le pétrole iranien.
En marge du sommet de l’Otan à Ankara, le président américain Donald Trump a déclaré ce mercredi 8 juillet que le cessez-le-feu conclu avec l’Iran à la mi-juin était désormais « terminé ». Quelques heures plus tard, l’Iran a revendiqué des frappes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Les Gardiens de la Révolution affirment avoir ciblé 85 installations militaires avec des missiles et des drones.

Des appels internationaux à la retenue
Cette reprise des hostilités provoque des réactions internationales. L’Union européenne(Ue) a dénoncé les attaques iraniennes et estimé que les échanges de frappes compliquaient les négociations. La Chine et le Qatar ont appelé les deux parties à privilégier le dialogue. La crise se poursuit dans le Golfe, avec une attention particulière portée au détroit d’Ormuz, l’un des principaux axes de circulation des hydrocarbures.
Laura LEKE