Après la spectaculaire saisie de plus de 5 000 téléphones portables introduits frauduleusement sur le territoire national, la douane béninoise confirme sa montée en puissance. Sous l’impulsion de son Directeur général, Raouf Aboudou Malèhossou, l’institution s’appuie désormais sur des drones et des gyrocoptères pour renforcer la surveillance des frontières et décourager les réseaux de contrebande.
La lutte contre la fraude douanière change de dimension au Bénin. Quelques jours après la saisie de plus de 5 000 téléphones portables introduits illégalement sur le territoire, l’administration douanière dévoile une nouvelle facette de son arsenal. Il s’agit d’un déploiement de drones et de gyrocoptères pour surveiller les frontières, les embarcadères, les débarcadères et les principaux couloirs empruntés par les trafiquants. Selon les informations recueillies auprès des sources proches de l’administration douanière, cette importante saisie représente un coup financier particulièrement sévère pour le délinquant économique impliqué.
En retenant une valeur moyenne de 80 000 FCFA par appareil, la marchandise interceptée est estimée à près de 500 millions de FCFA. Un manque à gagner considérable qui illustre les risques encourus par ceux qui choisissent les circuits illicites au détriment des procédures de dédouanement réglementaires. Cette performance s’inscrit dans une stratégie plus globale de modernisation de la douane béninoise. Désormais, les équipes disposent d’outils technologiques de dernière génération qui leur permettent d’étendre leur capacité de surveillance sur l’ensemble du territoire national. Les drones effectuent des missions de collecte de renseignements en temps réel au-dessus des zones sensibles, notamment les embarcadères et débarcadères souvent utilisés par les contrebandiers. Au cours de l’une de ces opérations de surveillance aérienne, les drones ont notamment repéré récemment trois motocyclistes transportant des bidons de produits pétroliers dans une palmeraie démontrant ainsi l’efficacité de cette technologie pour détecter les mouvements suspects, même dans les zones les plus difficiles d’accès. Avec les gyrocoptères qui complètent ce dispositif, la Douane béninoise affirme désormais sa maîtrise de l’espace aérien dans la lutte contre la fraude. Les réseaux de contrebande voient ainsi leur marge de manœuvre se réduire considérablement, les itinéraires clandestins étant de plus en plus exposés aux moyens modernes de surveillance. À la tête de cette transformation, le Directeur général des Douanes, Raouf Aboudou Malèhossou, imprime une nouvelle dynamique à l’institution. Les résultats enregistrés ces derniers mois traduisent une volonté affirmée de moderniser les méthodes de contrôle tout en renforçant la protection des intérêts économiques de l’État. Au-delà de la répression, l’administration douanière adresse un message clair aux opérateurs économiques. Les pertes financières considérables enregistrées par les fraudeurs démontrent qu’il est désormais plus avantageux de recourir aux circuits officiels de dédouanement que de s’exposer aux sanctions et aux saisies.


À l’heure où la Douane béninoise conjugue intelligence humaine et technologies de pointe, la fraude devient un pari de plus en plus risqué, tandis que le civisme fiscal apparaît comme le choix le plus sûr pour les acteurs du commerce.
Joseph Sossou