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Profanation de tombe dans la commune de Lalo: Un crâne d’enfant volé pour ériger un fétiche. retrouvé , Hounnon « LOGLOADJA » et un suspect arrêtés et placés en détention

La profanation de tombe d’un petit garçon inhumé il y a trois ans, à Ahouihoué, dans le village administratif de Sohounouhoué, arrondissement de Hlassamè, commune de Lalo, a connu un premier dénouement judiciaire. Le crâne de l’enfant, inhumé trois ans plus tôt, a été retrouvé après plusieurs jours d’enquête. Un Hounnon présenté comme le commanditaire et un autre suspect ont été arrêtés puis placés sous mandat de dépôt.

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Les faits remontent à la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août 2026. Des individus se sont introduits dans le lieu d’inhumation de l’enfant et ont profané sa tombe. Ils ont ensuite emporté le crâne avant de le dissimuler dans une maison isolée.

Les auteurs ont pris des précautions pour effacer les traces susceptibles de conduire à leur identification. Le crâne a finalement été remis à un Hounnon identifié comme Mèdeto Ernest, connu sous le nom de Hounnon Logloadja, à Davihoué, dans l’arrondissement de Lokogba.

Une enquête qui remonte jusqu’au commanditaire

Informé des faits, le commissaire de Hlassamè, Kponou Grégoire, a engagé une enquête judiciaire. Les investigations conduites par ses éléments ont permis d’interpeller un premier suspect. Dans un premier temps, celui-ci a nié toute implication.

Trois jours plus tard, les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur le Hounnon Logloadja, dans des conditions qui, selon les informations recueillies, n’étaient pas simples.

Le Hounnon était notamment connu pour ses pratiques et pour un fétiche dont il affirmait qu’il le rendait invulnérable. Il aurait même soutenu que tout policier tentant de l’arrêter serait accueilli par des essaims d’abeilles.

La détermination des policiers n’a pourtant pas faibli. Le commissaire Kponou Grégoire et ses hommes ont procédé à son interpellation. Le crâne du petit garçon a, dans le même temps, été retrouvé dans une case isolée.

Le commanditaire présumé passe aux aveux

Contrairement au premier suspect, le Hounnon n’aurait pas contesté les faits. Il aurait reconnu avoir commandité l’acquisition d’un crâne destiné à la confection d’un fétiche.

Selon les éléments de l’enquête, il a cité le nom du premier suspect interpellé, auquel il aurait demandé de lui procurer un crâne. Ce dernier reconnaît avoir été contacté par le Hounnon, mais affirme avoir sollicité une autre personne pour procéder à la profanation.

Cette troisième personne, présentée comme le présumé auteur matériel de la profanation, est actuellement en fuite et activement recherchée.

Présentés au procureur, puis placés en détention

Les deux suspects ont été présentés au procureur compétent territorialement le jeudi 13 août 2026. À l’issue de la procédure, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Le dossier a été transmis à un juge d’instruction afin de poursuivre les investigations et de déterminer avec précision le rôle de chacun dans cette affaire.

Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire laisse une profonde tristesse. Toucher à la sépulture d’un enfant, trois ans après son décès, ajoute une douleur particulière au deuil de sa famille. Le sort réservé aux restes du petit garçon soulève aussi une question plus large sur le respect dû aux morts et à leurs familles.

Un travail policier salué à Hlassamè

Dans cette affaire, les populations ont salué le travail réalisé par le commissaire Kponou Grégoire et ses éléments. Il est rare de féliciter publiquement des policiers pour l’accomplissement de leur mission. Mais lorsque la ténacité, la méthode et le courage permettent de retrouver les restes d’un enfant et de conduire des suspects devant la justice, le travail mérite d’être relevé.

La rédaction du Potentiel, qui a suivi cette affaire avec attention, tient donc à reconnaître le mérite du commissaire Kponou Grégoire et de ses hommes. Leur action a permis de faire progresser une enquête particulièrement sensible et de rendre à la famille une partie de ce qui lui avait été arraché.

La procédure judiciaire devra désormais établir les responsabilités de chacun et apporter toutes les réponses attendues dans cette affaire de profanation de tombe.

Joseph Sossou

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