Cour pénale internationale (CPI) : le Tchad annonce son retrait et dénonce une justice internationale « à géométrie variable »

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Cour pénale internationale (CPI) : le Tchad annonce son retrait et dénonce une justice internationale « à géométrie variable »

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Le Tchad a officialisé ce lundi 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Le pays estime que l’institution affiche une efficacité « limitée » et applique une justice « à géométrie variable ». La décision a été annoncée par le porte-parole du gouvernement. 

Dans son communiqué, le gouvernement tchadien explique que cette décision résulte d’« un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan ». Les autorités affirment que la CPI concentre l’essentiel de ses activités « sur le Sud global en général et le continent africain en particulier », remettant en cause son impartialité.

Le Tchad rejoint ainsi le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui avaient annoncé conjointement leur retrait de la CPI en septembre dernier. Cette annonce intervient également quelques jours après le retrait « définitif » du Venezuela de la juridiction chargée de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Pour justifier sa position, N’Djamena souligne que neuf des treize enquêtes ouvertes par la CPI depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome en 2002 concernent des États africains. Le gouvernement relève également que « la Cour ne compte plus que sept personnes détenues, dont six sont poursuivies dans des situations africaines », estimant que ces chiffres illustrent un déséquilibre dans les poursuites.

Par ailleurs, les autorités tchadiennes indiquent que cette décision intervient après des échanges avec les États-Unis. Selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines aurait, lors d’un entretien téléphonique, invité le Tchad à réexaminer son adhésion au Statut de Rome, Washington ayant exprimé « ses préoccupations quant au fonctionnement de cette institution ».

Médard Clobechi

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